28 novembre 2011

Contrairement à ce que certains avaient prédit, la crise financière de 2008 n’a pas détruit le capitalisme. Toutefois, elle a mis fin à une forme de laisser-faire qui régnait depuis une trentaine d’années.

En fait, nous assistons au­jour­d’hui à la naissance du capita­lisme 4.0, comme l’appelle Anatole Kaletsky, économiste et collaborateur du Times de Londres.

Passons en revue les trois premières phases. En 1776 apparaît le capitalisme classique, qui prévaudra jusqu’en 1932, alors que s’impose la pensée keyné­sienne, fondée sur l’interven­tionnisme et l’investissement public.

À partir de 1980, à la faveur des politiques économi­ques de Reagan et de Thatcher, le laisser-faire se propage. Il minimise le rôle de l’État et affaiblit la réglementation pour favoriser le libre jeu de l’offre et de la demande.

Selon Kaletsky, la chute du communisme, la révolution technologique, la mondialisation des échan­ges et le fléchissement des taux directeurs pour stimuler la croissance, sans oublier le formidable essor du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) avec ses 3 milliards de con­sommateurs, sont autant de facteurs qui expliquent l’effondrement de 2008.

Pour que le capitalisme 4.0 soit viable, Kaletsky affirme que les actions du public et du privé, au lieu de s’exclure ou de se nuire, doivent devenir symbiotiques.

Autrement dit, il prône la coexistence dynamique des intérêts des collectivités et des entreprises. Il ajoute qu’il faut accepter l’idée que les marchés sont imprévisibles et en constante mutation. Au fond, il en va du capita­lisme comme d’un humain : il s’adapte.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro28novembre

Popularity: 1% [?]

9 août 2010

 

Les fraudeurs sont passés maîtres dans l’art de trouver de nouvelles façons d’escroquer les honnêtes gens.

Récemment, un client nous parlait d’une société qui organise dans des hôtels cinq étoiles des conférences dont le but est de convaincre les participants que les marchés financiers et le capitalisme ne sont en fait que de vastes supercheries dont usent une poignée d’individus brillants pour s’approprier l’argent des particuliers.

Pour recruter des investisseurs, les représentants de cette entreprise soutiennent que la crise financière actuelle est l’exemple parfait de la théorie qu’ils avancent. À l’aide d’une vidéo-choc, ils annoncent que les marchés financiers s’écrouleront et que seuls ces «manipulateurs» profiteront de la débandade…

Je peux concevoir que des personnes ne croient plus aux marchés financiers et que certains particuliers refusent d’investir dans des actions de sociétés. Mais je ne peux accepter que des individus aient recours à la peur pour recruter des clients mal informés et inconscients de la supercherie.

Cette entreprise «bienveillante» conseille donc d’acheter des titres d’entreprises cotées sur des Bourses alternatives. Elle met aussi de l’avant une structure pyramidale qui consiste à rémunérer ceux qui recrutent d’autres personnes. Et si ces nouveaux clients achètent la documentation, qui peut coûter jusqu’à 13 000 $US, la personne qui les a amenés reçoit une rémunération supplémentaire, et ainsi de suite…

Ces propos vous rappellent-ils quelque chose? Eh bien, croyez-le ou non, cette entreprise attire encore un grand nombre d’honnêtes citoyens!

 Si jamais on vous présente une belle occasion d’affaires, rappelez-vous qu’une simple recherche dans Google vous permettra de vous renseigner et de découvrir s’il s’agit d’une supercherie. De plus, vous pouvez valider les renseignements qui vous sont offerts auprès d’organismes  l’autoréglementation canadiens comme l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières ou l’Autorité des marchés financiers, qui vous diront si l’entreprise est inscrite et, donc, soumise à leurs règlements.

Si l’économie et les marchés financiers ne vous inspirent plus confiance, sachez qu’il existe d’autres manières d’investir. Renseignez-vous auprès de votre institution financière et surtout, évitez de demander des informations à une entreprise dont le siège social se trouve dans un paradis fiscal, car si jamais vous devez engager des poursuites contre cette société, il y a fort à parier qu’elle aura disparu en emportant votre argent pour aller ouvrir ailleurs sous un autre nom!

Si une personne vous raconte une histoire trop belle pour être vraie et se présente comme le «Nostradamus de la finance», méfiez-vous !

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro9août

Popularity: 4% [?]