En ces premiers jours d’automne, près d’un an après le début de l’effondrement des marchés boursiers, les souvenirs qui hantent plusieurs investisseurs demeurent gravés profondément dans leurs mémoires.
Le secteur financier a changé considérablement depuis un an. La faillite de Lehman Brothers et les ventes de feu de Bear Sterns et de Merrill Lynch ne sont que quelques événements parmi tant d’autres qui marqueront à jamais l’histoire de l’économie mondiale.
Par les temps qui courent, les événements de l’automne dernier ont pour effet de rappeler à plusieurs investisseurs et à certains journalistes qu’il n’y a pas seulement les feuilles qui tombent à l’automne, il y a aussi les marchés boursiers…
Une recherche rapide des événements extraordinaires qui ont marqué les marchés boursiers au fil du temps révèle qu’ils coïncident souvent avec cette saison. Évidemment, il faut préciser que l’automne arrive au mois de mars dans l’hémisphère sud, mais peu importe.
Pour les sceptiques, voici la liste des événements en question:
- 24 octobre 1929 : krach boursier (la grande dépression)
- 19 novembre 1973 : Krach boursier (crise du pétrole)
- 19 octobre 1987 : Krach boursier (surévaluation des bourses)
- 27 octobre 1997 : Krach boursier (crise asiatique)
- 10 mars 2000 : correction boursière importante (bulle technologique)
- 11 septembre 2001 : Marchés fermés (terrorisme)
- 24 septembre 2002 : correction boursière importante (menace de guerre en Irak)
- 15 septembre 2008 : correction boursière importante (faillite de Lehman Brothers)
Mais en poussant nos recherches un peu plus loin, on constate que depuis 1950, le rendement moyen de l’indice S&P 500 pour les périodes du début novembre jusqu’à la fin avril a été de 9 % par rapport à 2,71 % pour les six autres mois.
Bref, nous préférons garder notre optimisme sur la base que, lorsque tout le monde pense dans le même sens (la presse amplifiant farouchement cette ligne de pensée), le résultat inverse est souvent plus probable. Ainsi, les mois d’automne pourraient révéler les plus belles occasions d’investissement dans l’année.
(Source : CNN Money.com)
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Durant chaque décennie depuis la deuxième guerre mondiale, on a noté dans les marchés un thème qui évoluait et qui se transformait éventuellement en une euphorie financière ou une bulle quelconque.
Par exemple, durant les années 1970, l’histoire économique dominante entourait l’inflation et la forte hausse du prix de l’or et des commodités en général. Pendant les années 1980, on assistait à l’effervescence du Japon «pays du soleil levant» et la croissance de ses actifs. Les années 1990 ont été caractérisées par la révolution technologique et la hausse impressionnante des prix des actions dans ce secteur.
La présente décennie a révélé une multitude de bulles dans les prix des commodités et du secteur immobilier à travers la planète. Les prix ont connu une croissance accélérée suivant l’implosion de la bulle technologique. À l’époque, afin de stimuler l’économie, Greenspan avait baissé les taux d’intérêt de façon importante et pendant une très longue période. Le résultat, comme nous le savons tous aujourd’hui, fut une crise bancaire sans précédent et la Grande Récession de 2008…
La question maintenant est : Quelle sera la prochaine bulle? L’histoire dominante pour la décennie qui suit, et peut-être même pour les décennies à venir, demeure l’industrialisation de la Chine et le déclin relatif de l’économie américaine. Selon nous, la suite normale de cette histoire devrait donc être le prolongement du marché haussier dans l’énergie et les prix des commodités.
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Warren Buffett sait bien manier les petites phrases accrocheuses et je pense qu’il l’a manifesté le mieux dans celle-ci : «Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs». Il y a quelques années, John Templeton préconisait d’investir au moment où le pessimisme est le plus noir. Je crois que Warren Buffet et John Templeton seraient d’accord pour dire qu’aujourd’hui nous vivons dans un tel moment.
Cela ne veut pas dire que nous ne continuerons pas d’être ballottés par des nouvelles économiques pénibles. En fait, il est pratiquement certain que les licenciements et le ralentissement économique feront encore les manchettes ces prochains temps. Il est important de se rappeler que la plupart de ces mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte dans le cours des actions. Et, juste en passant, Jeremy Siegel – qui avait prévu l’effondrement de la bulle technologique – dit qu’on trouve aujourd’hui sur le marché boursier américain des titres de valeur à un prix inégalé depuis des décennies.
Au bout du compte, ce qui distingue les investisseurs prospères, c’est leur capacité de se projeter au-delà des mauvaises nouvelles immédiates et de voir le potentiel à long terme. Le négativisme qui règne aujourd’hui a fait baisser les actions au point où elles représentent une valeur exceptionnelle selon pratiquement tous les critères classiques – on voit piétiner presque comme jamais auparavant des entreprises de premier ordre, au bilan solide, versant de bons dividendes et ayant d’excellents débouchés.
Dans certains cas, la trésorerie dont disposent ces sociétés est plus importante que leur valeur en Bourse – ce qui veut dire qu’on peut les obtenir gratuitement. Il est fort probable que lorsque nous reviendrons sur l’époque actuelle dans quelques années, nous constaterons qu’elle a été exceptionnelle pour les investisseurs qui auront eu la rigueur et le courage d’ignorer les mauvaises nouvelles de l’économie et de profiter des aubaines exceptionnelles disponibles.
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