20 mars 2009

La Réserve fédérale américaine a surpris les marchés financiers mercredi en annonçant le rachat de 750 G$US de titres adossés à des créances hypothécaires ainsi que le rachat de 300 G$US d’obligations du trésor à long terme.

Acheteur de dernier ressort, la Réserve fédérale injecte actuellement des sommes monumentales dans le marché de l’hypothèque américain (1,45 billion de dollars américains). Le résultat est qu’elle détiendra presque le tiers du 4 billions de dollars américains d’hypothèques émises par les agences d’ici la fin de l’année. Des taux hypothécaire plus bas devraient encourager un nombre important de ménages à loyer à prendre possession d’une nouvelle maison et aider à stabiliser les prix. Mais, avant tout, ce phénomène devrait aider à stabiliser les dépenses de consommation, puisque les détenteurs d’hypothèque actuels pourront se refinancer à de meilleurs taux. Ces économies devraient en principe permettre aux consommateurs de maintenir un certain niveau de consommation.

En 2008, le taux hypothécaire américain moyen était de 6,5 %. Or, si la Réserve fédérale atteint son objectif, qu’elle réussit à baisser le taux des hypothèques sur 30 ans à 4,5 % et que tous les propriétaires peuvent se refinancer, les économies annuelles pour les consommateurs seront de l’ordre de 200 G$US. Les demandes de refinancement pour la semaine se terminant le 13 mars étaient en hausse de 31,2% par rapport à la même semaine en 2008.

Plusieurs sous-estiment la capacité de la Réserve fédérale. Même après avoir baissé les taux d’intérêt à zéro, Ben Bernanke et sa troupe démontrent qu’ils peuvent en faire plus encore pour stabiliser l’économie. Le seul hic à cette pratique d’impression de milliards de billets verts est la notion d’inflation. Ce qui sera difficile, ce sera justement de bien anticiper la reprise économique et de gérer les risques inflationnistes qui suivront éventuellement.

(Source : Recherche VMD)

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6 mars 2009

Voici à notre avis les 7 personnes dans le monde qui ont le plus d’influence sur la direction que prendra l’économie mondiale et qui touchent ainsi de près ou de loin votre quotidien. Politiciens ou gens d’affaires, ces individus auront les projecteurs braqués sur eux continuellement dans les mois et les années à venir.

1) Barack Obama. Nouveau président, nouvelle vision, nouveau style de leadership. Il commence son mandat avec des enjeux qui modifieront l’humanité, notamment résoudre la pire crise financière, mais aussi la question des changements climatiques.

2) Ben Bernanke. Le président de la Réserve fédérale américaine a réduit les taux d’intérêt presque à zéro et devra demeurer ingénieux pour stimuler l’économie et épurer le marché de la contamination des prêts hypothécaires de mauvaise qualité.

3) Lawrence Summers. Il est un économiste brillant et un ancien ministre des Finances de l’ère Clinton. Maintenant, à la tête du «National Economic Council», il sera le pilote du plan de dépenses de l’administration Obama.

4) Timothy Geithner. Le jeune ministre des Finances (il a 47 ans) sera le nouveau médecin du secteur bancaire. Il a travaillé dans les tranchés lors de l’effondrement de Bear Stearns et de Lehman Bros, lui donnant de la crédibilité dans le monde financier, même s’il a été sali après avoir oublié de payer ses propres impôts.

5) Jean-Claude Trichet. Le président de la Banque centrale européenne a renversé sa politique monétaire d’augmenter les taux d’intérêt en réponse à la crise financière et a depuis été un des plus créatifs pour contrer la crise.

6) Warren Buffett. Même si ses investissements n’ont pas été épargnés en 2008, l’investisseur légendaire a profité pleinement de l’effondrement des marchés l’automne dernier pour réaliser des investissements majeurs.

7) Lou Jiwei. Comme président de la Chine Investment Corp., une société d’État ayant un actif de 200 G$, il a souffert de mauvais investissements sur certaines sociétés financières américaines comme Blackstone et Morgan Stanley. Maintenant, il se tient loin du système bancaire américain et augmente ses positions dans des institutions de son pays.
Bien sûr, tous les chefs des grandes entreprises devront aussi faire preuve de résilience et montrer le bon chemin à l’économie.

(Source : US News)

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27 février 2009

Les mauvaises nouvelles entourant l’économie continuent d’inonder notre quotidien. Nous sommes tous à l’affût de signaux qui annonceront la fin de ce marasme. Or, pour une rare occasion, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a annoncé mardi une double dose de réconfort pour les marchés financiers :

- La récession américaine pourrait prendre fin en 2009.
- Le gouvernement n’a pas l’intention de nationaliser les banques américaines.

Dans son rapport semestriel présenté au comité sénatorial des banques, Bernanke prédit que l’économie est susceptible de se contracter au cours des six premiers mois de 2009, mais qu’il «existe une perspective raisonnable» de voir la récession prendre fin cette année. Il mentionne également qu’une reprise est possible seulement si le crédit est disponible et que les marchés financiers fonctionnent normalement. Le gouvernement doit donc continuer à travailler avec les banques en difficulté pour les ramener à la rentabilité. Le chef de la Fed a également déclaré officiellement que la nationalisation des banques «n’est pas nécessaire».

Les investisseurs ont été encouragés par le fait que l’indice S&P 500 soit resté au-dessus de son bas niveau du 21 novembre, à 741,02. Cependant, plusieurs croient encore que ce n’est qu’une question de temps avant que le marché ne trouve un nouveau creux. Plusieurs demeurent convaincus que la seule façon d’atteindre un plancher réel est de vivre une période de capitulation où même les plus optimistes lanceront la serviette et sortiront du marché.

Si Bernanke a raison et que la récession se termine en 2009, il est fort probable que le marché boursier atteindra son véritable creux bientôt, si ce n’est pas déjà fait. L’histoire nous démontre que le marché boursier est un des meilleurs indicateurs précurseurs de l’économie et anticipe normalement la reprise économique de 6 à 9 mois d’avance.

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