Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 26 février 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• États-Unis : les ventes de maisons chutent en janvier.
• La confiance des consommateurs américains s’est grandement détériorée en février.
• Le PIB réel américain du quatrième trimestre est légèrement révisé à la hausse : 5,9 %.
• Canada : le solde au compte courant s’améliore au quatrième trimestre de 2009.
• Plusieurs statistiques économiques décevantes font reculer les Bourses.
• Ben Bernanke rassure le marché obligataire.
• Le huard retombe sous 0,95 $ US.
Source : Études économique Desjardins
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Ces deux dernières années auront été exceptionnelles pour les marchés boursiers. L’année 2008 nous aura fait vivre le pire marché baissier depuis les années 1930, l’indice du S&P 500 baissant de 57 % par rapport à son sommet. Tandis que 2009 représente le meilleur marché haussier depuis la même période, les actions grimpant de 64 % par rapport à leurs bas du mois de mars.
L’indice du S&P/TSX a sur performé l’indice du S&P 500 avec un rendement près de 35 %, soit le meilleur rendement depuis 1979 par rapport à 26 % pour le S&P 500 (en dollars US). Si l’on ajoute l’appréciation de 17 % du dollar canadien, l’indice du S&P/TSX est en hausse de 58 % en dollars US, soit le meilleur rendement depuis 50 ans.
Selon nous, la prémisse de 2009 est caractérisée par les gestes concrets et sans précédent de la Fed. Bernanke, qui a fait sa thèse de doctorat sur la grande dépression, a pris les bonnes décisions au bon moment afin de stabiliser le système financier et l’économie. Il a ainsi permis d’éviter que l’histoire se répète. De plus, le plan de relance de la Chine, représentant 16 % de leur PIB, a pu compenser la diminution de la demande des ressources des économies de l’Ouest.
Bref, l’année 2009 nous a fait vivre de fortes émotions. Plus que jamais, cette dernière année nous a démontré l’importance d’une bonne allocation d’actif correspondant à la tolérance aux risques et des objectifs des investisseurs. La diversification, la patience et la discipline ont récompensé plusieurs investisseurs encore cette année.
(Source : VMD)
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La Réserve Fédérale américaine se prononcera mercredi après-midi sur les taux d’intérêt et sur la santé générale de l’économie. Il serait très surprenant que la Fed augmente les taux avant plusieurs mois même si les signes d’une reprise se font sentir actuellement.
En poussant les recherches, on constate qu’au cours de la période suivant les quatre dernières récessions, la Fed n’a jamais augmenté les taux d’intérêt alors que le taux de chômage était en hausse. La banque centrale a attendu un minimum de 12 mois et une moyenne de 19 mois après le sommet du taux de chômage avant de resserrer le marché du crédit.
Les derniers chiffres sur l’emplois aux États-unis démontrent une décélération au niveau des pertes d’emplois pour le mois de juillet, mais la masse salariale continue de se contracter à un rythme de 4.2% sur une base annuelle.
Pour ce qui est de l’inflation, la Fed utilise également plusieurs indicateurs avancés pour détecter les variations et l’évolution des prix. Avant d’augmenter les taux, celle-ci regarde aussi les signes d’une reprise au niveau des prêts bancaires. Pour le moment, rien ne semble se matérialiser à ce niveau.
Lorsqu’on analyse le comportement antérieur de la Fed et l’état actuel de l’économie, il est difficile d’imaginer des hausses de taux avant la mi-2010. Les taux étant presque à 0%, le point de départ pour une remonté est à un niveau historique extrême, mais la taille du dernier choc financier est également extraordinaire.
Bref, une remonté trop rapide des taux pourrait étouffer l’économie et une remonté trop lente pourrait entraîner la création d’une nouvelle bulle spéculative. Bernanke et sa troupe doivent donc s’assurer de bien gérer la situation et permettre une reprise durable et soutenue.
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