Le vieil adage «vendre en mai et s’en aller» qui incite à vendre tous ses titres boursiers pendant le mois de mai et à partir en vacances jusqu’à l’automne, pourrait ne pas tenir la route cette année.
Une étude basée sur la performance des marchés selon les saisons avait été réalisée par UBS Securities Canada. L’étude démontrait que depuis 1979, l’indice du TSX avait augmenté en moyenne de 11,8 % par an durant la période du 1er novembre au 31 mai, comparativement à une hausse de seulement 1,1 % pour la période du 1er juin au 31 octobre. L’étude concluait que 90 % du rendement boursier annuel était réalisé entre les mois de novembre et mai.
La principale raison pouvant justifier un comportement différent cette année est justement le fait que cette dernière n’a pas été comme les autres. Un grand nombre d’investisseurs ont été secoués depuis un an. Certain ont vendu dans le pire de la tempête en se promettant de réintégrer seulement lorsque tous les problèmes seraient réglés… D’autres, étant sur les lignes de côté, ont été surpris par la vitesse de la remontée des marchés. Ils attendent ainsi un repli pour investir de nouveau.
L’indice du TSX a gagné près de 7 % au mois d’avril alors que le S&P 500 gagnait plus de 10 %. Mais, ce qu’il y a de plus impressionnant, c’est la capacité du marché d’ignorer les mauvaises nouvelles comme les chiffres sur l’emploi et le PIB. Il n’y a pas si longtemps, ces chiffres auraient provoqué une chute importante des marchés.
Cette résilience des marchés démontre un tournant important dans la psychologie des investisseurs. Avec ce que nous avons vécu au cours des 12 derniers mois, il est fort probable que les vieux adages devraient être mis de côté pour le moment.
Depuis les creux de 1932, l’indice du S&P 500 a connu des hausses significatives entre les mois de mai et octobre juste après les 14 marchés baissiers (bear market) de cette période. Bref, si l’histoire se répète, ne soyons donc pas surpris de voir les marchés boursiers continuer leur ascension jusqu’à l’automne.
Popularity: 1% [?]
On utilise souvent l’expression « bull market » pour parler d’un marché haussier et de « bear market » pour parler de marché baissier.
Toutefois, l’origine exacte de ces expressions reste plutôt vague. L’Encyclopédie en ligne Wikipédia nous indique qu’il faut remonter à 1891 pour retrouver l’expression « Bull market » répertorier pour la première fois dans le « Oxford English dictionary »
La source du terme « bear market » proviendrait des vendeurs de peaux d’ours de Londres qui vendaient les peaux avant des avoirs capturés (le principe d’une vente à découvert). En prévision d’une baisse du prix des peaux, les vendeurs « sécurisaient » le prix de vente pour racheter plus tard et ainsi faire un profit.
L’origine plausible de l’expression « Bull market » proviendrait du mot anglais « bulla » qui veut dire « bill » ou contrat. Quand le marché est en hausse, les titulaires de contrats à terme avec promesse de livraison du sous-jacent voient leurs valeurs monter.
Par association d’idées, le taureau charge sa cible à une très grande vitesse alors que l’ours peut sembler plus prudent ou simplement endormi.
Avec trois semaines consécutives de gain sur les bourses canadiennes sommes-nous en présence de marché d’ours ou de taureau ?
Popularity: 11% [?]