Le président Barack Obama a signé mardi une loi historique sur les soins de la santé, une dure bataille qui aidera à dessiner son héritage.
La refonte permettra d’étendre la couverture des soins à 32 millions d’Américains, d’étendre le plan de santé du gouvernement aux moins nantis, d’imposer de nouvelles taxes sur les riches et de forcer les compagnies d’assurances à garantir une couverture aux personnes dites «non assurable».
Le passage du projet de loi devrait libérer Obama et lui permettre de consacrer du temps à d’autres priorités, notamment la réforme des banques et le renforcement de la réglementation financière.
Récemment, les critiques d’Obama s’inquiétaient du fait que la santé était devenue une distraction, qu’il négligeait l’économie et ne consacrait pas suffisamment d’efforts à la création d’emploi. Mais avec une réalisation majeure entre les mains, Obama sera à même de contrer les critiques qui ont laissé entendre qu’il avait fait peu de choses pendant ses 14 mois au pouvoir.
L’incertitude entourant le secteur des soins de la santé étant levée, le marché devrait en principe bien réagir, d’autant plus que la facture pour ce nouveau plan n’apparaîtra pas avant 2011.
Ajoutons le fait que nous entrons dans la période d’annonce de résultats pour le 1er trimestre où les attentes sont plutôt modestes dans ce secteur, les surprises à la hausse pourraient être importantes et ainsi faire grimper les titres.
Bref, tant que le nouveau programme d’Obama n’est pas payé et que les profits des compagnies de ce secteur continuent à surpasser les attentes, il est fort probable que le secteur des soins de la santé en surprenne plus d’un au cours de la prochaine année.
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Avez-vous remarqué le comportement des marchés boursiers la semaine dernière? Plusieurs petites nouvelles encourageantes ont fait surface et ont propulsé les marchés boursiers à la hausse.
Tout a commencé lorsque le président des Etats-Unis, Barack Obama, a mentionné que selon les ratios cours/bénéfices actuels, l’achat des actions était potentiellement une bonne affaire si vous aviez une perspective à long terme. Or, depuis la fermeture du 9 mars, l’indice du S&P 500 est en hausse de 11 %. Les investisseurs auraient peut-être dû le prendre au sérieux. (En réalité, ils auraient dû le prendre au sérieux il y a 12 mois…)
Plusieurs diront que ce n’était qu’une question de temps avant que les marchés rebondissent. Et la semaine dernière s’est avérée être la première semaine depuis longtemps où les hausses des bourses ont progressé au-delà d’une journée et au-delà de la dernière heure de négociation. Un signe encourageant.
En rétrospective, plusieurs nouvelles sont allées dans le même sens, même si certaines d’entre elles paraissent un peu douteuses!
Tout d’abord, de grandes banques américaines ont annoncé qu’elles connaissaient actuellement un trimestre profitable. Il y a également eu des discussions encourageantes au sein du Congrès américain au sujet de modifications possibles des pratiques comptables des banques «Mark-to-market» et des politiques transactionnelles « uptick rule».
De plus, Bank of America a mentionné qu’elle n’aurait plus besoin d’aide supplémentaire du gouvernement. La compagnie GM a aussi indiqué qu’elle aurait suffisamment d’argent pour survivre tout le mois de mars…
On a vu Madoff plaider coupable aux 11 chefs d’accusation, et être menotté et emprisonné en attendant sa sentence le 16 juin. Il y a finalement eu la compagnie GE qui a vu sa cote de crédit rétrogradée par l’agence de cotation Standard & Poors, mais qui a quand même maintenu une perspective stable (passant de AAA à AA).
Serait-ce le fond pour les marchés boursiers? C’est la question que plusieurs se posent. Cette dernière semaine a certainement apporté un vent d’optimisme. Peut-être que les efforts des gouvernements combinés avec la baisse du prix de l’énergie et la baisse des taux d’intérêt ont enfin ralenti le rythme de décroissance de l’économie. Ce serait les premiers signes d’une stabilité à l’horizon.
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Voici à notre avis les 7 personnes dans le monde qui ont le plus d’influence sur la direction que prendra l’économie mondiale et qui touchent ainsi de près ou de loin votre quotidien. Politiciens ou gens d’affaires, ces individus auront les projecteurs braqués sur eux continuellement dans les mois et les années à venir.
1) Barack Obama. Nouveau président, nouvelle vision, nouveau style de leadership. Il commence son mandat avec des enjeux qui modifieront l’humanité, notamment résoudre la pire crise financière, mais aussi la question des changements climatiques.
2) Ben Bernanke. Le président de la Réserve fédérale américaine a réduit les taux d’intérêt presque à zéro et devra demeurer ingénieux pour stimuler l’économie et épurer le marché de la contamination des prêts hypothécaires de mauvaise qualité.
3) Lawrence Summers. Il est un économiste brillant et un ancien ministre des Finances de l’ère Clinton. Maintenant, à la tête du «National Economic Council», il sera le pilote du plan de dépenses de l’administration Obama.
4) Timothy Geithner. Le jeune ministre des Finances (il a 47 ans) sera le nouveau médecin du secteur bancaire. Il a travaillé dans les tranchés lors de l’effondrement de Bear Stearns et de Lehman Bros, lui donnant de la crédibilité dans le monde financier, même s’il a été sali après avoir oublié de payer ses propres impôts.
5) Jean-Claude Trichet. Le président de la Banque centrale européenne a renversé sa politique monétaire d’augmenter les taux d’intérêt en réponse à la crise financière et a depuis été un des plus créatifs pour contrer la crise.
6) Warren Buffett. Même si ses investissements n’ont pas été épargnés en 2008, l’investisseur légendaire a profité pleinement de l’effondrement des marchés l’automne dernier pour réaliser des investissements majeurs.
7) Lou Jiwei. Comme président de la Chine Investment Corp., une société d’État ayant un actif de 200 G$, il a souffert de mauvais investissements sur certaines sociétés financières américaines comme Blackstone et Morgan Stanley. Maintenant, il se tient loin du système bancaire américain et augmente ses positions dans des institutions de son pays.
Bien sûr, tous les chefs des grandes entreprises devront aussi faire preuve de résilience et montrer le bon chemin à l’économie.
(Source : US News)
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Pour commencer l’année, voici un coup d’œil sur les nouvelles financières qui, à notre avis, ont marqué l’année 2008 et ont eu un impact sur nos finances personnelles.
1. La fraude Madoff
Avions-nous vraiment besoin de ce scandale pour terminer l’année, alors que la confiance des investisseurs était déjà au plancher? Vraiment pas. Le seul événement positif à ce scandale, c’est que cela ne touche pas uniquement monsieur et madame Tout-le-Monde, mais des investisseurs sophistiqués et institutionnels. Le fait que des gens très influents soient dupés dans cette histoire ne pourra qu’aider à mieux développer des mécanismes de protection des épargnants dans le futur afin d’éviter ce type de scandale.
2. Nos dirigeants d’entreprises n’ont pas la cote
Les présidents d’entreprise se comportent très mal et n’aident pas à la confiance des investisseurs dans nos marchés financiers. L’opinion publique défavorable aura atteint son paroxysme face à leurs généreux salaires, plan d’options, parachutes dorés, gaspillage éhonté, et gros avions privés. Le salaire moyen d’un haut gestionnaire d’une banque américaine était estimé à plus de 2,6 M$ en 2008, incluant primes, avantages et salaire.
Comme le scandale Madoff, ces comportements auront causé une méfiance des épargnants face à tout le système capitaliste. De nouvelles réglementations pourraient s’avérer nécessaires pour redonner confiance aux investisseurs.
3. Les excès des corporations
Qu’un fabricant automobile se paie des annonces publicitaires dans le Wall Street Journal et dans le USA Today pour remercier ses investisseurs n’aide pas à renforcer l’opinion publique vis-à-vis des entreprises. Il faut savoir qu’une annonce dans le Wall Street Journal coûterait entre 206 000 et 264 000 $ pour une pleine page, et entre 112 000 et 217 000 $ du côté du USA Today.
On se souviendra aussi de l’arrivée des dirigeants des fabricants américains de voitures à bord d’avions privés à un rendez-vous historique pour sauver les compagnies.
4. Élections, élections, élections.
La réélection d’un gouvernement conservateur minoritaire et l’instabilité politique provoquée par un éventuel gouvernement de coalition ne place pas le Canada dans un angle optimal pour affronter les intempéries économiques qui s’en viennent à l’horizon.
5. L’élection des démocrates au États-Unis
L’élection de Barack Obama aux États-Unis, son dynamisme et le fait qu’il ait déjà entrepris un travail de reconstruction sont des éléments qui envoient un message très positif dans les marchés et aident à rétablir la confiance des investisseurs.
Est-ce que 2009 sera tout aussi folle?
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