27 février 2012

Comme vous le savez, une obligation conventionnelle génère un taux d’intérêt fixe. Émise par un gouvernement, l’obligation à rendement réel procure en plus une prime pour inflation. Le rendement est en effet ajusté à l’indice des prix à la consommation. C’est un bon moyen de préserver votre pouvoir d’achat.

Ces dernières années, des gestionnaires de portefeuille ont utilisé avec bonheur les obligations à rendement réel. Mais maintenant, il pourrait s’avérer judicieux de s’en départir. Certes, depuis la crise financière de 2008, les grandes banques centrales maintiennent leurs taux directeurs très bas pour stimuler la reprise. Il devrait en être de même dans les deux prochaines années, même si le chômage recule en Amérique du Nord et que l’économie prend du mieux. Mais les taux à long terme, qui n’évoluent pas toujours de la même façon que les taux directeurs, vont tendre à remonter, selon plusieurs économistes.

Or, même s’ils n’augmentaient que de 1 %, des obligations à rendement réel pourraient perdre jusqu’à 15 % de leur valeur marchande, sinon plus, selon leur durée. (Cette évaluation se fonde sur un panier de titres du gouvernement canadien et des provinces, avec une échéance moyenne de plus de 20 ans et une durée pondérée de près de 17 ans, visant à reproduire le rendement de l’indice DEX des obligations à rendement réel.) C’est pourquoi il faut réfléchir à la pertinence de conserver des obligations à rendement réel.

Sans remettre en cause le principe de diversification (la base de l’investissement), je serais porté à réduire la durée moyenne de mes obligations.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro27février2012

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12 janvier 2010

3842875748_023a0ee067_tLa reprise économique mondiale est bel et bien entamée. Même si les gouvernements jouent un rôle encore très important dans cette reprise, le réapprovisionnement des inventaires des compagnies et les investissements modestes dans différents secteurs économiques devraient avoir un impact positif sur la croissance et l’emploi dans les mois à venir. Une contribution plus substantielle de la consommation devrait se faire sentir dans la deuxième moitié de 2010.

Nous sommes d’avis que les marchés boursiers devraient maintenir leur biais à la hausse au cours de l’année. Des taux d’intérêts maintenus à des bas historiques, une inflation sous contrôle et une sous-pondération dans le marché des actions de la part de plusieurs investisseurs représentent le fondement de cette thèse. La croissance des bénéfices devrait être le principal moteur du rendement des marchés boursiers.

Alors que la reprise se fait sentir, l’anticipation des hausses de taux des banques centrales ainsi que les actifs qui se déplacent des obligations vers des actifs plus risqués pourraient ébranler le marché obligataire et faire grimper les taux longs termes. Les taux obligataires 10 ans du gouvernement pourraient donc augmenter à 4,25% et 4,50% au Canada et aux États-Unis, respectivement, au cours de l’année.

Après deux années extraordinaires pour les marchés financiers, nous anticipons un retour à la «normale» et moins mouvementé en 2010. Bien que nous aimerions avoir une deuxième année de 35% pour les marchés boursiers, la réalité est que la «nouvelle normalité» est susceptible de nous apporter un marché haussier plus modeste, en ligne avec les moyennes historiques.

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