Plusieurs analystes et économistes s’intérrogent sur la nécessité de maintenir les taux d’intérêt à des niveaux de « scénario de dépression » sur une période indéterminée.
L’analyse des épisodes passés suggère que les risques sont clairement orientés vers une remontée tardive plutôt que hâtive des taux directeurs. La Réserve fédérale ne montrant aucun empressement à monter les taux d’intérêt, l’inflation contenue devrait permettre aux taux de dix ans de se maintenir dans un corridor serré (entre 3,20 % et 3,60 %) jusqu’à la fin de l’hiver, avec un risque important de traverser la borne inférieure.
Les assises de la reprise économique ne sont pas encore assez solides pour justifier le début d’un resserrement
monétaire. La Fed devrait demeurer prudente et garder inchangés ses taux directeurs au moins jusqu’au dernier
trimestre de 2010.
Quant à la Banque de Canada, tout indique qu’elle maintiendra son engagement de laisser le taux directeur à un seuil de 0,25 % jusqu’en juin 2010. Un scénario d’inflation un peu plus faible que prévu pourrait même l’obliger à repousser les premières hausses à la fin de 2010.
Source : Études économique Desjardins
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 23 octobre dans les marchés financiers et dans l’économie :
• États-Unis : les mises en chantier ont augmenté légèrement en septembre.
• Canada : la Banque du Canada laisse ses taux d’intérêt directeurs inchangés et révise à la hausse ses prévisions pour le second semestre de 2009.
• Canada : les ventes des grossistes ont diminué en août, mais celles des détaillants ont augmenté légèrement.
• Les indices boursiers sont pratiquement inchangés cette semaine.
• La Banque du Canada exclut une remontée rapide des taux directeurs.
• Les commentaires de la Banque du Canada se reflètent sur les taux obligataires et sur le huard.
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La remonté spectaculaire du huard semble être motivée par l’appétit du risque accru chez plusieurs investisseurs qui avaient trouvé refuge dans les obligations américaines durant la dernière crise financière. Mais, avec les signes de reprise qui se multiplient, des statistiques impressionnantes provenant de la Chine et une hausse de taux d’intérêt en Australie, les investisseurs vendent leurs obligations et favorisent les pays riches en ressources naturelles comme le Canada.
Alors que le dollar canadien atteignait la parité, à l’automne 2007, le gouvernement canadien ressentait beaucoup de pression de la part des dirigeants d’entreprise et des premiers ministres provinciaux pour trouver des solutions afin d’enrayer la force du huard qui se retrouvait au pied d’égalité avec le dollar américain.
Cependant, on semble ressentir moins de pression aujourd’hui. Pourquoi? La réponse s’explique en partie par le fait que les entreprises manufacturières restantes sont plus solides et ils ont su s’adapter à la nouvelle réalité avec une refonte complète de leur façon d’opérer.
Pour faire face à une monnaie plus forte et une concurrence mondiale accrue provenant des économies émergentes, la réduction des coûts était cruciale pour la survie de ces entreprises au cours de la dernière décennie.
L’ajout de machinerie et d’équipement plus productif combiné à un personnel ayant accepté de travailler et de partager des semaines de travail plus courtes ont permis d’atteindre un seuil de rentabilité optimal tout en gardant les inventaires au minimum.
Mais, malgré tous ces efforts, une monnaie forte a un coût, même pour les entreprises manufacturières exportatrices qui ont résisté à cette dernière récession. Les Manufacturiers et Exportateurs du Canada ont récemment estimé que chaque augmentation de 1% du dollar canadien résulte en une baisse d’environ 2 milliards de dollars des ventes annuelles pour ses membres. De plus, chaque hausse de 1cUS de la monnaie implique la perte de 25 000 emplois.
La Banque du Canada a souvent mentionné par le passé que le raffermissement du dollar pourrait nuire à la reprise économique.
Ne soyons donc pas surpris si celle-ci décide de prolonger son engagement à maintenir son taux directeur à un niveau historiquement bas.
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