20 août 2010

FAITS SAILLANTS 

• L’indice total des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,5 % en juillet, soit une progression légèrement inférieure aux attentes.

 • Une grande partie de la hausse mensuelle de l’IPC total s’explique par les modifications apportées aux taxes de vente provinciales en Ontario, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse. De plus, les principales composantes ayant contribué à la progression mensuelle de l’IPC total sont l’essence (+3,5 %), l’électricité (+4,0 %), les aliments achetés au restaurant (+1,1 %), les cigarettes (+3,7 %) ainsi que l’hébergement pour voyageurs (+2,8%). 

• À l’opposé, les composantes qui ont le plus exercé de pressions à la baisse sur l’IPC total sont les véhicules automobiles    (-2,4 %), les légumes frais (-3,5 %), les vêtements pour femmes (-1,8 %) et enfants (-2,3 %) et les chaussures (-3,3%). 

• Le taux annuel d’inflation totale passe de 1,0 % à 1,8 %. 

• L’indice de référence de la Banque du Canada (IPCX), qui exclut non seulement huit des éléments les plus volatils, mais aussi l’effet des modifications aux taxes de vente, a diminué de 0,1 % en juillet. Sa variation annuelle s’élève à 1,6 %, contre 1,7 % le mois précédent.

Commentaires: Comme prévu, l’évolution de l’IPC total a été affectée par l’introduction des nouvelles taxes de vente provinciales en Ontario et en Colombie-Britannique ainsi que par l’augmentation de deux points de pourcentage de la taxe provinciale existante en Nouvelle-Écosse. Quoique encore incomplètes, les informations actuellement disponibles démontrent cependant que l’impact de ces modifications sur l’inflation a été un peu moins important que la hausse de 0,6 % initialement prévue par la Banque du Canada.

L’évolution des prix à la consommation a aussi été influencée à la baisse par des effets saisonniers en juillet. Ce phénomène est particulièrement présent au sein de l’IPCX, alors que sa version corrigée pour les fluctuations saisonnières affiche une hausse de 0,1 % plutôt que la diminution de 0,1 % indiquée par la version non corrigée.

Implications: L’IPC total étant grandement perturbé par les modifications aux taxes de vente, il faudra davantage se fier à l’évolution de l’IPCX au cours des prochains mois. De prime abord, la baisse mensuelle de 0,1 % de l’IPCX peut paraître préoccupante dans le contexte actuel où les craintes de déflation s’intensifient. Par contre, cette réduction provient essentiellement d’effets saisonniers qui se renverseront inévitablement dans quelques mois. La variation annuelle de l’IPCX n’a d’ailleurs que très peu bougé. À 1,6 %, cette dernière se maintient dans la fourchette de 1,5 % à 2,1 % au sein de laquelle elle évolue depuis le début de 2009. Si l’on tient également compte du fait que le PIB réel progressera probablement plus rapidement que son potentiel (estimé à 1,5 % par la BdC) lors des prochains trimestres malgré le ralentissement en cours, les ingrédients semblent réunis pour que la Banque du Canada poursuive la réduction du degré de détente monétaire au cours des prochains mois avant d’entamer une pause vers la fin de l’année. Pour l’instant, les marchés financiers ne partagent cependant pas notre opinion alors que les anticipations indiquent que la Banque du Canada pourrait mettre fin plus rapidement à ses hausses de taux.

Source : Études Économique Desjardins

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26 juillet 2010

La réduction mensuelle des prix à la consommation observée en juin est étonnante dans un contexte où la plupart des prévisionnistes s’attendaient à une hausse durant le mois. La baisse des prix est toutefois loin d’être généralisée. À l’exception de l’habillement et des chaussures ainsi que des transports, toutes les autres principales composantes de l’IPC ont augmenté en juin.

Du côté des vêtements, tout porte à croire que les rabais habituellement consentis à cette période de l’année ont été beaucoup plus importants cette fois-ci. Or, la baisse de 4,9 % des prix des vêtements en juin a joué un rôle primordial dans la réduction de l’IPC total. Sans cette composante, l’IPC total aurait plutôt augmenté d’environ 0,1 % durant le mois.

En ce qui concerne l’essence, la diminution des prix répertoriée en juin est conforme aux soubresauts des derniers mois. Les relevés hebdomadaires à la pompe indiquent d’ailleurs que la baisse des prix survenue en juin sera complètement renversée en juillet.

Enfin, il ne faut pas se préoccuper du fait que le taux annuel d’inflation totale soit descendu à seulement 1,0 %, ce qui correspond au seuil inférieur de la fourchette cible de la Banque du Canada (entre 1 % et 3 %). Dès le mois prochain, des modifications aux taxes de vente en Ontario, en Colombie-Britannique ainsi qu’en Nouvelle-Écosse entraîneront un important sursaut de l’IPC total. Ainsi, le taux annuel d’inflationtotale pourrait remonter à près de 2 % lors de la publication des résultats de juillet. Dans ces circonstances, il sera important au cours des prochains mois de se concentrer sur l’évolution de l’inflation de référence, qui exclut non seulement huit des éléments les plus volatils, mais aussi l’effet des modifications aux taxes de vente.

Implications : alors que la variation annuelle de l’IPC se maintient entre 1,5 % et 2,0 % depuis le début de 2009. Or, tout porte à croire que cette situation se poursuivra au cours des prochains mois. Avec une inflation de référence qui demeure près de la cible médiane, les autorités monétaires voudront certainement réduire davantage le degré de détente monétaire au pays. D’autres augmentations du taux cible des fonds à un jour sont donc à prévoir dans les mois à venir.

Source: Études économiques Desjardins

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4 juin 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 4 juin 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• États-Unis : le recensement cache une performance décevante de l’emploi privé.

• États-Unis : les indices ISM prennent une pause.

• La Banque du Canada a commencé son resserrement monétaire.

• Canada : le PIB réel a progressé vigoureusement l’hiver dernier.

• Canada : les conditions du marché du travail s’améliorent nettement.

• Les Bourses évoluent en dents de scie

• Un nouveau creux cyclique pour l’euro à 1,20 $ US.

Source : Études économique Desjardins

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4 juin 2010

Après la forte croissance de l’emploi observée en avril, il n’aurait pas été étonnant de constater une contreperformance du marché du travail en mai. Il en a été cependant tout autrement alors que l’emploi a continué de croître à un rythme relativement rapide (près de 75 % des emplois perdus durant la récession ont maintenant été récupérés).

Outre le rebond du nombre d’emplois, plusieurs autres signes témoignent d’une embellie des conditions au sein du marché du travail. Le travail à temps plein a fait d’importants gains par rapport au travail à temps partiel. Le travail indépendant a diminué au cours des derniers mois, tandis que d’importantes hausses ont été observées au sein de l’emploi dans les entreprises et les administrations publiques. Ces deux tendances témoignent d’une moins grande précarité du travail. Enfin, le taux de participation au marché du travail a commencé à remonter, un signe que de plus en plus de travailleurs redeviennent actifs alors qu’ils sont encouragés par le rétablissement de l’emploi répertorié depuis quelques mois.

Enfin, il n’est pas surprenant de constater que l’Ontario et l’Alberta ont bénéficié de la plus forte création d’emplois en mai. Ces deux provinces affichent un certain retard par rapport à la moyenne nationale concernant le nombre d’emplois récupérés depuis la fin de la récession. Un rattrapage semble donc nécessaire dans ces régions.

Implications : L’amélioration des conditions au sein du marché du travail est indéniable et semble généralisée. Cela confirme une fois de plus à quel point la reprise économique est bien ancrée au pays. Combiné aux autres résultats exceptionnels obtenus au cours des dernières semaines (dont la forte croissance du PIB réel), cela donne amplement de munitions à la Banque du Canada (BdC) pour justifier d’autres hausses de ses taux d’intérêt directeurs. À moins d’une intensification significative des incertitudes planant sur l’économie mondiale et les marchés financiers, tout indique que la BdC décrétera une augmentation de 0,25 % du taux cible des fonds à un jour à chacune de ses rencontres d’ici la fin de l’année.

Source : Études économiques Desjardins

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