Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 5 mars 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• Les pertes d’emplois ont été moins fortes que prévu en février aux États-Unis.
• États-Unis : la consommation s’est montrée un peu plus forte qu’anticipé en janvier, mais le revenu disponible a diminué.
• Canada : le PIB réel augmente de 5,0 % au quatrième trimestre de 2009.
• La Banque du Canada laisse ses taux d’intérêt directeurs inchangés.
• Une diminution des craintes concernant la Grèce et de bonnes statistiques américaines profitent aux Bourses.
• Semaine difficile pour le marché obligataire.
• Le huard à plus de 0,97 $ US.
• Les mouvements de prix devraient amener une légère détérioration de la balance commerciale américaine.
• Tempêtes, automobiles et essence : trois facteurs ayant probablement mené à une baisse des ventes au détail américaines en février.
• Canada : les mises en chantier devraient demeurer relativement élevées.
• Canada : une première hausse du taux d’utilisation de la capacité industrielle depuis le début de 2007.
• Canada : une progression plus modeste de l’emploi est attendue pour février.
Source : Études économique Desjardins
La réunion de ce matin des dirigeants de la banque du Canada ne fait pas de surprise. Il était largement prévu que la Banque du Canada (BdC) maintiendrait son taux directeur à 0,25 %.
Puisque la reprise économique demeure à un stade trop précaire pour que la BdC modifie son engagement conditionnel de maintenir son taux directeur à 0,25 % jusqu’en juin 2010 ne réjouiront pas ceux qui souhait une hausse imminente des taux d’intérêt.
Avec la Réserve fédérale vraisemblablement sur les lignes de côté jusqu’en 2011 et avec les risques sur l’inflation restant orientés à la baisse, les Études Économiques de Desjardins sont d’avis que la BdC détient la marge de manœuvre pour amorcer son cycle de resserrement monétaire uniquement au dernier trimestre de l’an prochain.
Faits saillants :
• L’inflation mesurée par l’indice de référence a été un peu plus élevée ces derniers mois que la BdC ne l’anticipait,
• La BdC s’attend encore à ce que la croissance économique s’enracine plus solidement au cours de la période de projection et que l’inflation retourne à la cible de 2 % au deuxième semestre de 2011.
• Sous réserve des perspectives concernant l’inflation, le taux cible du financement à un jour devrait demeurer au niveau actuel jusqu’à la fin du deuxième trimestre de 2010 afin que la cible d’inflation puisse être atteinte.
Source : Études économique Desjardins
Les épargnants conservateurs vivent un véritable dilemme en ce moment. Les placements à court terme ne rapportent à peu près rien. Malheureusement, ils ne devraient pas s’attendre à un allégement de sitôt, étant donné l’engagement de la Banque du Canada et de la Fed à maintenir des taux exceptionnellement bas pendant une période prolongée.
Contrairement à l’année dernière, alors que les craintes de l’effondrement du système financier poussaient à la hausse les taux d’intérêt d’un large éventail de placements obligataires, il devient très difficile par les temps qui courent de trouver des opportunités attrayantes pour les marchés à revenu fixe.
Les obligations de sociétés, qui représentaient des aubaines en début d’année, ont remonté à un tel point que dans de nombreux cas, les rendements sont tombés à leur plus bas niveau depuis les 15 dernières années. La stabilisation du marché du crédit et la perception d’une reprise économique soutenable ont eu pour effet de diminuer à des niveaux très peu attrayants les rendements des dettes plus risqués.
Aux États-Unis, malgré les milliards de dollars de déficit, le rendement des obligations du Trésor 10 ans reste déprimé à environ 3,5 %. Ce phénomène s’explique en partie par la demande insoutenable de la monétisation de la Réserve Fédérale ainsi que par les banques américaines qui empruntent auprès de la Fed à 0 % d’intérêt pour ensuite obtenir un écart de rendement sur les obligations du trésor.
De plus, les Chinois et autres banques centrales étrangères, en dépit de leur mécontentement concernant les politiques monétaires et budgétaires des États-Unis, continuent de réinvestir leurs excédents commerciaux dans des obligations du gouvernement américain. Nonobstant les très mauvaises perspectives à long terme pour les obligations gouvernementales, les États-Unis pour le moment n’ont aucun mal à vendre leurs dettes.
Malgré la diminution importante des rendements des obligations, les investisseurs obligataires ont peut-être avantage à prendre leur mal en patience et à favoriser les placements de qualité à court et moyen terme. On ne peut jamais être certain du moment, mais un ajustement à la hausse important des rendements du marché obligataire se trouve quelque part à l’horizon.
L’intervention de la Réserve fédérale et sa politique de taux directeur à 0 % fourni un « abri » pour le marché obligataire, et cette protection devrait se poursuivre jusqu’en 2010. Par contre, les investisseurs doivent être conscients du fait que le prix des obligations ne reflète peut-être pas la situation réelle des conditions de marché.
Source : Bloomberg