24 mars 2010

Le président Barack Obama a signé mardi une loi historique sur les soins de la santé, une dure bataille qui aidera à dessiner son héritage.

La refonte permettra d’étendre la couverture des soins à 32 millions d’Américains, d’étendre le plan de santé du gouvernement aux moins nantis, d’imposer de nouvelles taxes sur les riches et de forcer les compagnies d’assurances à garantir une couverture aux personnes dites «non assurable».

Le passage du projet de loi devrait libérer Obama et lui permettre de consacrer du temps à d’autres priorités, notamment la réforme des banques et le renforcement de la réglementation financière.

Récemment, les critiques d’Obama s’inquiétaient du fait que la santé était devenue une distraction, qu’il négligeait l’économie et ne consacrait pas suffisamment d’efforts à la création d’emploi.  Mais avec une réalisation majeure entre les mains, Obama sera à même de contrer les critiques qui ont laissé entendre qu’il avait fait peu de choses pendant ses 14 mois au pouvoir.

L’incertitude entourant le secteur des soins de la santé étant levée, le marché devrait en principe bien réagir, d’autant plus que la facture pour ce nouveau plan n’apparaîtra pas avant 2011.

Ajoutons le fait que nous entrons dans la période d’annonce de résultats pour le 1er trimestre où les attentes sont plutôt modestes dans ce secteur, les surprises à la hausse pourraient être importantes et ainsi faire grimper les titres.

Bref, tant que le nouveau programme d’Obama n’est pas payé et que les profits des compagnies de ce secteur continuent à surpasser les attentes, il est fort probable que le secteur des soins de la santé en surprenne plus d’un au cours de la prochaine année.

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20 février 2009

Il est important de différencier l’économie et le marché boursier. Après tout, l’économie américaine devrait baisser, selon plusieurs économistes, de 4 % en 2009. Cependant, les actions, elles, ont déjà chuté de 40 %. Le marché boursier est un marché d’anticipation, les mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte pour la plupart. À preuve, la fraude de 50 G$ de Madoff n’avait pas eu d’impact à la baisse sur les marchés boursiers. Nous croyons que l’évaluation des actions anticipe déjà une récession longue et dure.

Le gouvernement américain fera tout pour relancer l’économie. Les taux d’intérêt sont à zéro, les différents plans de sauvetage ont été implantés. De plus, les autorités pourraient, par exemple, garantir les obligations corporatives afin de faciliter le crédit de ces corporations. Il n’y a pas de limite à l’intervention gouvernementale. Si les banques ne veulent plus prêter et les consommateurs ne veulent plus acheter, le gouvernement le fera à leur place. Il est difficile pour les gouvernements de mesurer les impacts des différentes interventions, mais il est préférable d’en faire trop plutôt que pas assez.

Pour ceux qui craignent l’inflation à cause des nombreux programmes gouvernementaux, sachez que les surplus de capacité des compagnies, la production des biens à faible coût par les pays émergents et la dégringolade de l’immobilier sauront garder l’inflation sous contrôle. En fait, le risque de déflation sera plus grand que celui de l’inflation pour au moins les deux prochaines années. Si l’inflation devient un problème à long terme, les gouvernements régleront en temps et lieu.

En 2009, nous passerons d’une économie de levier financier à une économie d’épargne. Cela veut dire que les consommateurs achèteront beaucoup moins, ce qui contribuera à diminuer les profits des compagnies, surtout sur le plan de la consommation discrétionnaire. Au cours des dernières années, la consommation par endettement des Américains a propulsé l’économie américaine et mondiale. Il faudra maintenant trouver une nouvelle avenue de croissance, et ce sera difficile de trouver un remplaçant.

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