De nombreux investisseurs utilisent des stratégies d’investissement en fonction des rendements qu’ils désirent obtenir.
En réalité, c’est l’approche inverse qu’ils devraient favoriser. C’est-à-dire, se concentrer sur la gestion du risque et accepter les rendements qui vont avec leur tolérance aux risques.
Dans un monde idéal, nous aimerions tous obtenir un rendement élevé, sans aucun risque. En réalité, nous savons que pour obtenir un rendement élevé, nous devons investir dans les placements qui impliquent une possibilité de perdre de l’argent sur une période donnée.
Une fois que l’investisseur a identifié sa tolérance aux risques, il est en mesure de choisir une allocation d’actifs (liquidités, obligations et actions) à l’intérieur d’un portefeuille qui lui permettra de maximiser son rendement en fonction de son niveau de confort des fluctuations.
Il est évident que cette approche n’est pas une théorie hypothétique pour les investisseurs de cette dernière décennie. Les années 2000 nous ont apporté deux marchés baissiers importants à l’intérieur de sept ans. Avez-vous été capable de tenir le coup – ou avez-vous paniqué et ensuite liquidé vos positions? C’est le véritable test de la tolérance aux risques de l’investisseur: la capacité de s’accrocher à ses actions alors qu’elles perdent de la valeur dans l’espoir (basé sur l’histoire) qu’elles vaudront plus un jour.
Alors posez-vous la question suivante : que feriez-vous si votre portefeuille baissait de 10 %, 20 % ou 40 % par rapport à son niveau actuel? Est-ce que cela changerait votre mode de vie? Si vous êtes à la retraite, pourriez-vous compter sur d’autres sources de revenus, ou devrez-vous retourner sur le marché du travail (et comment vous sentiriez vous à ce moment)? Les réponses à ces questions vous mèneront à bien identifier votre tolérance aux risques. Bref, plus votre tolérance à des baisses de marchés est faible, plus votre portefeuille doit être en obligations.
Une règle du pouce souvent utilisé par les Conseillers en placement est représentée par le tableau suivant :
| Je peux tolérer perdre ______% de mon portefeuille afin d’obtenir un rendement potentiellement plus élevé | % recommandé en action dans mon portefeuille |
| 35 % | 80 % |
| 30 % | 70 % |
| 25 % | 60 % |
| 20 % | 50 % |
| 15 % | 40 % |
| 10 % | 30 % |
| 5 % | 20 % |
| 0 % | 10 % |
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Plusieurs investisseurs se concentrent à obtenir un rendement supérieur via la sélection judicieuse de titres individuels. Cependant, il devient difficile pour la plupart de bien diversifier leur portefeuille afin de gérer le risque spécifique des actions individuelles. Certains avancent qu’il faut un minimum de 20 titres pour obtenir une diversification adéquate.
L’analyse approfondie des titres individuels est un exercice coûteux. Pour appliquer l’analyse fondamentale et technique à un titre, il faut des données, du temps et du savoir-faire. De plus, les analyses sont rapidement périmées. Pour pallier ces obstacles, l’investisseur se tourne souvent vers la gestion passive. C’est-à-dire l’achat d’indices boursiers via les fonds négociés en bourse (FNB).
Une manière efficace d’atteindre un juste équilibre entre le rendement et le risque est d’utiliser une stratégie core-satellite. Une telle stratégie combine l’utilisation des FNB et des titres individuels ayant un potentiel élevé de mieux performer que l’indice de référence. Le FNB a pour but de répliquer un indice spécifique et d’assurer qu’une partie du portefeuille soit aligné à cet indice. Les titres spécifiques visent à augmenter le rendement global du portefeuille.
Le but d’une approche core-satellite est de balancer le désir de « battre un indice » et le besoin de contrôler le niveau de risque. Une solide base « core » selon l’allocation d’actif permet d’éviter que les émotions dérangent la raison. Elle permet également de demeurer aligné sur les objectifs à long terme et d’assurer une bonne diversification. Pour ce qui est des titres satellites, ils permettront d’augmenter la performance global du portefeuille lorsque des opportunités se présenteront. Cette méthodologie concorde avec la proposition raisonnable selon laquelle les marchés des capitaux sont très – mais pas parfaitement – efficients.
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Plusieurs investisseurs ont choisi de continuer à investir dans le marché boursier, ces derniers mois, dans l’espoir de profiter d’une reprise éventuelle. Le résultat est évidemment plus que décevant étant donné les baisses importantes des principales bourses mondiales.
Les questions que plusieurs se posent actuellement sont les suivantes: «Devrais-je vendre mes actions et acheter des obligations ou CPG et attendre la reprise avant d’investir de nouveau?» Ou bien : «Devrais-je maintenir le statu quo et respecter mon plan d’investissement initial?»
Cette décision comporte des conséquences plus grandes qu’on l’imagine.
Prenons l’exemple suivant : au début du mois d’octobre 2007, l’indice du Dow Jones atteint son sommet à 14 164,53. Par la suite, l’indice entame sa descente, perdant 17 % au début du mois de mars 2008. Le marché s’améliore alors fortement, augmentant de près de 5 % au début avril 2008. À la mi-mai, l’indice grimpe de 11 %, retrouvant pratiquement le même sommet que lors des deux mois précédents.
Un investisseur qui aurait vendu ses actions à la fin de 2007 ou au début de 2008 aurait peut-être vu la hausse du marché au printemps de 2008 comme un signal pour investir de nouveau. Tout semblait indiquer que le marché haussier était de retour. Nous savons maintenant que ce n’était pas le cas. L’indice du Dow Jones a plongé de 42 % entre le mois de mai et la fin du mois de novembre 2008.
Plusieurs investisseurs ne sont pas réalistes lorsqu’ils évoquent la possibilité de se retirer du marché afin d’éviter des pertes, puis d’y retourner plus tard lorsque le marché sera à la hausse. Lorsqu’on regarde le passé, il est facile de distinguer les différentes phases, mais c’est très différent en temps réel.
La réalité est que nous n’avons pas de moyen efficace pour prévoir si un rebond dans le marché boursier est une tendance à long terme. Un investisseur peut être tenté d’attendre sur les lignes de côté pendant une période donnée. Mais combien de temps attendra-t-il? Une semaine? Un mois? Ou jusqu’à ce que le prix des actions ait augmenté d’un certain pourcentage? Disons 20 %? Si l’investisseur place son objectif d’entrée trop bas, il risque d’entrer trop tôt dans le marché et connaître de nouvelles pertes. S’il attend trop longtemps, il risque de manquer un rebond important.
Plutôt que de jouer aux devinettes, nous pensons qu’il est préférable d’avoir une allocation d’actifs composée d’actions, d’obligations et de liquidités en lien avec votre tolérance au risque et votre horizon de placement. Mis à part le rééquilibrage périodique, la vente pour pertes fiscales et la maintenance normale du portefeuille (élimination de titres non performants), il est préférable de laisser le temps jouer pour vous et de respecter votre plan d’investissement initial.
Cependant, à travers les fluctuations importantes que nous vivons actuellement, il est possible que l’investisseur découvre que sa tolérance au risque est moins élevée qu’il ne l’évaluait. À ce moment, la nouvelle allocation d’actif devrait être révisée pour refléter le nouveau plan d’investissement.
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