3 février 2010

1189105_advanced_pie_3Le principe de l’allocation d’actifs repose sur la faible corrélation observée entre les différentes classes d’actifs traditionnels. Ainsi, en divisant votre actif entre les titres de liquidité, les obligations et les actions, vous répartissez à la fois votre potentiel de croissance et les risques entre les trois catégories.

Une contre-performance possible de l’une de ces catégories devrait en principe être compensée par la performance de l’autre, vous permettant ainsi de réduire la volatilité de votre portefeuille et d’aspirer à un rendement global à long terme, plus stable et potentiellement plus élevé.

Les deux dernières années confirment toutefois une corrélation grandissante entre les différents marchés et les catégories d’actif. Sans remettre en cause le principe général de la diversification, ce développement invite les experts à envisager des modifications à l’allocation d’actifs traditionnels, par l’ajout d’une quatrième classe d’actifs. Cette catégorie, appelée Fonds alternatifs, existe depuis plus de 50 ans et a connu une très forte croissance au cours de la dernière décennie.

Leur caractère spécialisé a été traditionnellement réservés à une certaine catégorie d’investisseurs, composé de fondations, de particuliers fortunés et, plus récemment, des détenteurs de fonds de pension. Quoique la presse soit souvent négative face aux placements alternatifs, le constat est qu’il est important pour un investisseur de distinguer la perception de la réalité.

Ne pas considérer les fonds alternatifs serait comme s’abstenir d’acheter des actions de sociétés solides, sous prétexte que certaines d’entre elles, parmi les plus respectées, ont rencontré des difficultés. Non seulement il convient d’inclure un certain pourcentage des fonds alternatifs dans un portefeuille bien équilibré, mais en plus, le moment pourrait être particulièrement bien choisi pour le faire après la remontée spectaculaire des marchés boursiers et obligataires en 2009.

3 décembre 2009

À un moment ou à un autre dans votre vie, arrive à vos oreilles une information que vous pensez privilégiée. Une information sur une entreprise cotée en bourse qui serait sur le point de sortir un nouveau vaccin, une nouvelle technologie, une innovation qui chamboulera le paysage compétitif dans lequel l’entreprise évolue. À ce moment, vous pensez que vous détenez une petite parcelle d’un trésor. Vous prenez ensuite une partie de vos épargnes personnelles, appelez votre courtier et décidez d’acheter des actions de cette compagnie.

À ce moment, vous pensez détenir le prochain Microsoft ou le prochain Dell. Vous pensez que votre placement vous rendra millionnaire ou se multipliera par 100 en l’espace de quelques jours. Fini les jours où vous achetez des billets de loterie, les chances de gains avec l’information que vous détenez vous amèneront  richesse sans l’ombre d’un doute.  Vous commencerez aussi à en parler à vos amis, votre beau-frère et vos collègues de travail.  Les jours suivants l’investissement, vous n’êtes pas surpris de voir l’action s’apprécier de 20 %, 30 %, 100 %! C’est normal vous pensez détenir l’information tant privilégiée. 

Vous oubliez parfois la théorie sur l’efficience des marchés, en vous disant que cette fois-ci, c’est la bonne, et que cette théorie ne s’applique pas et que vous déjouez le système. Vous êtes plus fort, vous gagnez en confiance, même que parfois vous investissez davantage dans la dite action.

Bien sûr, il y a certaines histoires à succès qui aident les entreprises de moins bonne qualité à entretenir le mirage de faire de l’argent facilement en bourse. Mais de l’autre côté, les histoires d’horreur peuplent le secteur financier dans un cimetière d’entreprises qui ne se transigent plus aujourd’hui en bourse.

Cet article pourrait avoir 100 pages pour expliquer les mésaventures d’investisseurs qui ont perdu toutes leurs épargnes dans des entreprises où pourtant il détenait cette information…. Une information infaillible.

Il faut comprendre que l’information n’est plus privilégiée une fois qu’elle est intégralement rendue publique. Donc si vous n’êtes pas initié de l’entreprise (conseil d’administration, dirigeants, etc), les chances sont énormes que cette information ne soit plus privilégiée du tout. De plus, si cette information arrive à vos oreilles, c’est que quelqu’un a commis un délit d’initié . À cet instant, vous devriez vous inquiéter de la qualité de gestion de l’entreprise dans laquelle vous vous apprêtez à investir ainsi que de l’intégrité de cette dernière.

En bourse, les rendements futurs sont toujours inconnus. Toutefois, l’expérience et l’analyse de l’histoire nous permettent de mieux comprendre les phénomènes boursiers. Dans le cas présent, c’est trop souvent la même histoire qui se répète.  L’investisseur ne récupère qu’une infime partie de son investissement, parfois il ne récupéra pas un sous.

Le gros bon sens de notre expérience nous rappelle que… Quand nous faisons de l’argent rapidement et facilement en bourse, il est sage de se rappeler l’adage anglophone… « take the money and run ».  Nous connaissons des investisseurs qui ont doublé leur capital en quelques jours sur la spéculation et les rumeurs. Dans ce cas, il est parfois sage de vendre la moitié, le tiers ou même le quart afin de protéger son capital initial et d’utiliser le reste pour du profit.

Dans notre philosophie de gestion, nous recommandons aux investisseurs de ne pas utiliser plus de 5 % de leur actif sur des titres spéculatifs. Après 15 ans, notre équipe n’a pas assez de doigts pour compter le nombre d’histoires d’horreur que nous avons observées auprès d’investisseurs. À l’inverse, on trouve rarement un investisseur qui a acheté des actions de Microsoft en 1986.

Et vous, en connaissez-vous ?

9 septembre 2009

Le légendaire Warren Buffett essai toujours de respecter deux grands principes de l’investissement : «1- Ne jamais perdre d’argent  2- Ne jamais oublier le 1er principe…»

Certes, beaucoup de principes n’ont pas été respectés dans cette dernière crise, et ce, même pour l’investisseur le plus célèbre de la planète.

À 79 ans, M. Buffett complète sa pire année de sa longue et fructueuse carrière. À un certain moment pendant la crise, il affichait une perte sur papier de plus de 25 milliards de dollars US.  Cette débâcle lui a même fait perdre son titre de l’homme le plus riche au monde (son ami et partenaire de bridge, Bill Gates, lui enlevant ainsi l’honneur, selon le magazine Forbes.)

Et pourtant, très peu d’investisseurs ont su capitaliser sur cette crise comme l’a fait M. Buffett. Après avoir été consulté par le gouvernement américain pour sauver l’industrie financière du pays et après avoir recommandé ouvertement au public américain d’acheter des actions, M. Buffett s’est positionné pour profiter des chaos du marché et ainsi assurer son héritage comme l’un des plus grands investisseurs de tout les temps.

Pour le moment, tout semble  indiquer que M. Buffett a fait les bons investissements au bon moment et son rendement pourrait être très intéressant.  Il a investi des sommes monumentales dans la dernière année et cette crise pourrait donc lui permettre de laisser une dernière empreinte de marque sur son conglomérat, Berkshire Hathaway.

Par ailleurs, la reprise des marchés boursiers des 6 derniers mois a apporté un regain de confiance pour plusieurs investisseurs.  Mais pour M. Buffet, on dénote plutôt certains signes de prudence.  Vers la fin du 2e trimestre, les dernières données provenant de son conglomérat démontrent qu’il vend plus d’actions qu’il achète (selon Bloomberg).  En fait, ses achats d’actions ont baissé au plus bas niveau des 5 dernières années. 

Cette prudence pourrait simplement être le reflet d’un autre de ses grands principes que nous avons abordé dans le pire de la crise au mois de février dernier: «Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs».

15 mai 2009

Le gaz naturel est un important combustible fossile qui sert à la production d’électricité, au chauffage résidentiel et à bien d’autres applications commerciales et industrielles. Entre autres, il est le principal combustible pour l’extraction des sables bitumineux au Canada. Puisqu’il est le combustible fossile le plus propre, le gaz naturel produit moins de polluants que les autres combustibles fossiles lorsqu’il est brûlé.

Le prix du gaz naturel a atteint un prix de 13$US mpc (million de pieds cubes) en juin 2008 et depuis il n’a pas cessé de décroître pour atteindre son creux à 3,40 $US mpc en avril 2009. Depuis, il a amorcé une remontée à 4,54 $US mpc le 12 mai 2009. Plusieurs facteurs influencent le prix du gaz naturel :

# Les conditions climatiques, la demande en chauffage
# La production des sables bitumineux
# La production d’électricité
# Les activités de forage et d’exploration
# Le taux de déclin de la production

Selon plusieurs, la tendance à long terme du prix du gaz naturel demeurera à la hausse, car il est estimé que la demande en gaz naturel augmente à un rythme de 3 % par année pendant que l’offre n’augmente qu’à un rythme de 1 % par année. La demande pourrait s’accélérer aussi par le fait que nos gouvernements favorisent de plus en plus les énergies «propres».

Lire le reste de cet article »

 
 Pages 
 1  2 »
Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes