Déçus par le marché des actions, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les grandes fiducies immobilières.
C’est que ces investisseurs les apprécient non seulement pour les alléchantes distributions qu’elles versent, mais aussi pour la qualité de leur actif et de leur gestion.
Pour illustrer cet engouement, prenons le iShare XRE, un fonds négocié en Bourse, dont le portefeuille inclut des titres de 13 fiducies immobilières canadiennes (RioCan, Calloway, Cominar et Boardwalk, notamment).
En moins de 30 mois, sa valeur unitaire a bondi de 156 %, passant de 6,81 $ le 10 mars 2009 à 17,40 $ le 30 août dernier. En comparaison, l’indice S&P/TSX 60 a progressé de 45 % au cours de la même période. Reste à savoir si les fiducies immobilières pourront afficher d’aussi bons résultats dans les prochaines années…
Comparons le ratio cours-bénéfices des fiducies immobilières avec celui des 30 sociétés de l’indice Dow Jones Canada Total Market qui obtiennent le meilleur rendement et versent le dividende le plus élevé (ces entreprises appartiennent surtout aux secteurs de l’énergie, de la finance, des télécommunications et des services publics).
Historiquement, le ratio cours-bénéfices des fiducies immobilières a toujours été moindre. À l’heure actuelle, il s’apparente à celui du groupe des 30.
En fait, les titres de fiducies immobilières se négocient à un prix équivalant à 17,6 fois le flux de trésorerie provenant de l’exploitation (soit les fonds générés par leurs opérations courantes). Dans le groupe des 30, ce ratio est plutôt de 8,1 fois. Comme on peut le voir, les titres des fiducies immobilières sont pleinement évalués et s’échangent même avec prime, au-dessus de leur valeur nette.
En conséquence, nous recommandons une certaine prudence, en répétant qu’une saine diversification doit toujours prévaloir.
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Dans notre dernière chronique, nous avons vu que les indices boursiers internationaux ont perdu en mai le terrain gagné au cours des cinq mois précédents.
Néanmoins, en Amérique du Nord, les rendements des parquets pourraient se révéler positifs au second semestre de 2012.Pourquoi? Notamment parce que les ratios cours-bénéfices y ont atteint un creux similaire à ceux de 2009 et de 2011.
Ce contexte de faibles évaluations boursières rend les actions fort attrayantes, au détriment des obligations. Ainsi, au moment d’écrire ces lignes, le dividende moyen des titres du S&P 500 avoisine 2,2 %, soit 0,48 % de mieux que les obligations fédérales américaines (1,72 %).
Au pays, l’écart est encore plus prononcé, pour se chiffrer à 1,30 % : les sociétés du TSX versent un dividende de 3,17 %, alors que les obligations du gouvernement canadien portant échéance de 10 ans n’offrent qu’un maigre 1,87 %.
Ce n’est pas tout : 40 % des entreprises formant le S&P 500 ont majoré leur dividende dans les six derniers mois. Seulement 0,7 % d’entre elles l’ont réduit (elles avaient été 10 % à le faire en 2009).
Chez nos voisins du Sud, le prix des maisons a bondi de 10 % en avril, ce qui constitue la plus forte augmentation en sept ans. Par ailleurs, la baisse du prix de l’essence accroît la confiance des consommateurs. L’économie américaine devrait donc tenir le coup malgré le fouillis européen.
Quoi qu’il en soit, les marchés resteront volatils jusqu’aux prochaines élections en Grèce. Si les partis en faveur de l’austérité reprennent le pouvoir, le pays devrait se plier aux conditions de la zone euro. Dans le cas contraire, son exclusion semble déjà prévue, aux fins de renforcer et de stabiliser l’Union. À suivre!
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Les médias en ont fait état abondamment : cette année marque le centenaire du naufrage du RMS Titanic, pourtant réputé insubmersible.
D’immenses entreprises d’envergure internationale, solides, stables et rentables, semblent aujourd’hui connaître le même sort que ce paquebot légendaire.
Contre toute attente, leur action s’effondre subitement, que ce soit en raison d’une mauvaise gestion, de malversations ou de retards technologiques, notamment.
Pensons à des fleurons de l’économie canadienne dont l’étoile a pâli du jour au lendemain : Nortel, Groupe Pages Jaunes, Research in Motion, Sino-Forest et, récemment, SNC-Lavalin. Comme vous le voyez, on ne parle pas de petites sociétés sous-capitalisées…
Aux États-Unis, les cas d’actions soudain torpillées sont encore plus nombreux et aigus.
N’importe quel investisseur boursier voudrait se prémunir contre de pareilles déconfitures. Comment? C’est facile : en utilisant des fonds négociés en Bourse (FNB) ou des fonds de placement, dont l’actif est réparti entre une grande variété de titres, assurant ainsi une saine diversification et un contrôle adéquat du risque.
Prenons, par exemple, le secteur de la technologie, très volatil depuis 10 ans. Le FNB QQQ permet d’investir dans les 100 entreprises américaines qui composent le NASDAQ 100. Certes, Apple compte déjà pour 20 % de l’indice, mais le FBN détient aussi des participations dans 99 autres sociétés.
Et, suivant les règles élémentaires de la diversification, vous ne vous limiterez pas à ce seul FNB : en effet, il ne faut jamais mettre tous vos œufs dans le même panier!
En mettant l’accent sur la plus large diversification possible, vous pourrez dormir en paix.
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