30 août 2010
  • Il existe, en analyse technique, une théorie qui tend à prédire les krachs boursiers
  • Le présage d’Hindenburg tire son nom de l’écrasement du zeppelin allemand en 1937

Selon cette théorie basée sur l’observation statistique, lorsqu’au cours d’une même séance, au moins 2,2 % des actions atteignent un cours de Bourse au plus haut depuis 52 semaines et que 2,2 % d’un autre groupe de titres s’établissent en revanche à un cours plancher de 52 semaines, alors cela annonce un nouveau krach à Wall Street. Pour que le scénario soit validé, il faut cependant que cette configuration se reproduise dans les 40 jours qui suivent le premier signal. Et, selon les données historiques, lorsque les conditions correspondant au présage sont observées, il existe 75 % des chances que le marché recule de plus de 5 % dans les 40 jours suivants.

Cette configuration a précédé tous les krachs des 25 dernières années. Ce phénomène rare a été observé à la mi-août sur le New York Stock Exchange (NYSE), ce qui pourrait laisser présager que les conditions sont réunies pour un éventuel krach boursier.

 Est-ce que le présage se concrétisera? Le risque est que les investisseurs croient que cela est possible et qu’ils provoquent ainsi un mouvement de panique de vente dans les marchés boursiers sans qu’il y ait de changement fondamental dans l’économie. Sauf qu’avec l’efficience des marchés boursiers, cette théorie est normalement déjà connue et devrait refléter pleinement la valeur actuelle du marché.

Même si tout est possible à court terme, nous trouvons que la théorie «à contresens» a plus de poids, car cette méthode part du principe qu’une opinion est toujours le reflet d’une action passée et non une intention future. Par observation, un consensus trop fortement établi est très souvent pris à contre-pied. Warren Buffet nous rappelle que c’est lorsque personne ne veut acheter d’actions qu’il faut en acheter et qu’il faut les vendre quand tout le monde en veut.

Donc, selon la théorie du «contresens», et si on se fie à l’humeur maussade des investisseurs, le marché devrait monter dans les prochains mois et non s’écraser comme le zeppelin Hindenburg.

Qu’en pensez-vous?

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro30août

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20 juillet 2010

Certains investisseurs chevronnés nous le recommandent fortement.

Nicholas Bloom, professeur agrégé au département d’économie de l’Université Stanford dit savoir exactement quoi faire quand les dirigeants et les investisseurs n’achètent pas d’actions. L’ex-conseiller du ministère de l’Économie et des finances britannique, qui en plus d’avoir publié trois études sur l’impact de l’incertitude sur l’économie, a déclaré : « Tout mon argent est sur le marché boursier ». Tandis que l’insécurité accrue peut diminuer la croissance en incitant des sociétés à remettre à plus tard l’investissement et l’embauche, ses études démontrent que l’effet est provisoire. Dans les prochains six mois, la production et l’emploi vont rebondir à mesure que l’anxiété diminuera, dit-il.

Cette recherche fait écho à celle publiée en 1980 par le président de la Réserve fédérale américaine, Ben S. Bernanke, quand il était également enseignant à l’Université Stanford en Californie. La résolution « d’incertitude », écrivait-il peut conduire à « un boom de l’investissement » par les entreprises.

D’ailleurs, James Paulsen, stratège chez Wells Capital Management à Minneapolis et Joseph Quinlan, chef de marché et stratège chez US Trust, Bank of America Private Wealth Management à New York, ont fait le pari que les études de Bloom seront exactes. Paulsen, dont l’entreprise gère environ 375 milliards de dollars, prévoit que l’indice Standard & Poor’s 500 terminera l’année entre 1300 et 1350. Quinlan, qui contribue à superviser près de 308 milliards de dollars, prévoit quant à lui une augmentation à 1250. Depuis hier, l’indice a diminué de 10 % par rapport à son sommet en avril, pour clôturer à 1095,34, même après avoir augmenté de 7,1 % durant les six derniers jours de bourse. L’indice MSCI Monde va dans la même direction en reculant également de 10,7 pour cent en dessous de son sommet atteint en avril, alors que les investisseurs déménageaient des sommes provenant d’actions en obligations.

Pourquoi cette baisse? Les derniers évènements mondiaux ont donné la frousse à plus d’un investisseur. Notamment, la crise de la dette souveraine en Europe et les doutes sur la capacité des décideurs du monde entier à réorienter et à relancer leurs économies dans le sillage de la récession 2008-2009 à travers le monde entier.

Source : Bloomberg, 14 juillet 2010

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6 avril 2010

     Tout le monde a déjà entendu parler du compte d’épargne libre d’impôt (CELI).  Mais à qui s’adresse-t-il vraiment et quel type de placement est-il préférable d’y investir? 

     Peut-il convenir autant aux jeunes professionnels qu’aux gens à la retraite ou aux personnes dans la quarantaine?  La réponse est fort simple : oui!  Car en fait, ce n’est pas l’âge qui importe, mais bien l’utilisation que vous pensez faire du CELI. 

     Le CELI offre une multitude d’options de placement pouvant répondre aux besoins de chacun.  Par exemple, un individu pourrait, à court terme, utiliser son CELI comme compte d’épargne ou encore investir dans des certificats de placement garantis pour se créer une mise de fonds pour acheter une maison.  Une personne ayant un horizon de placement plus long pourrait choisir d’investir dans des fonds communs de placement ou des actions.  Les actions privilégiées ou les obligations pourraient être une solution intéressante pour ceux qui ont besoin d’un revenu régulier. 

     Le CELI est une belle initiative du gouvernement pour nous faire épargner et pour contrer le phénomène de l’endettement.  Peu importe votre objectif et l’usage que vous faites de votre épargne, les gains, revenus et intérêts obtenus dans un CELI ne seront pas imposables.  C’est drôlement mieux qu’une carte de crédit, n’est-ce pas?  Petite mise en garde aux investisseurs : si vous négociez des actions dans votre CELI et qu’elles perdent de la valeur, cette perte ne sera pas déductible d’impôt.  Comme quoi on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. 

     En résumé, le CELI est un excellent outil pour mettre à l’abri de l’impôt vos rendements de placement.  Il peut aussi être un bon complément au REER.  La question à laquelle nous devons maintenant répondre est donc la suivante : CELI ou REER, lequel choisir? La suite la semaine prochaine.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici  : journalmetro6avril

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3 février 2010

1189105_advanced_pie_3Le principe de l’allocation d’actifs repose sur la faible corrélation observée entre les différentes classes d’actifs traditionnels. Ainsi, en divisant votre actif entre les titres de liquidité, les obligations et les actions, vous répartissez à la fois votre potentiel de croissance et les risques entre les trois catégories.

Une contre-performance possible de l’une de ces catégories devrait en principe être compensée par la performance de l’autre, vous permettant ainsi de réduire la volatilité de votre portefeuille et d’aspirer à un rendement global à long terme, plus stable et potentiellement plus élevé.

Les deux dernières années confirment toutefois une corrélation grandissante entre les différents marchés et les catégories d’actif. Sans remettre en cause le principe général de la diversification, ce développement invite les experts à envisager des modifications à l’allocation d’actifs traditionnels, par l’ajout d’une quatrième classe d’actifs. Cette catégorie, appelée Fonds alternatifs, existe depuis plus de 50 ans et a connu une très forte croissance au cours de la dernière décennie.

Leur caractère spécialisé a été traditionnellement réservés à une certaine catégorie d’investisseurs, composé de fondations, de particuliers fortunés et, plus récemment, des détenteurs de fonds de pension. Quoique la presse soit souvent négative face aux placements alternatifs, le constat est qu’il est important pour un investisseur de distinguer la perception de la réalité.

Ne pas considérer les fonds alternatifs serait comme s’abstenir d’acheter des actions de sociétés solides, sous prétexte que certaines d’entre elles, parmi les plus respectées, ont rencontré des difficultés. Non seulement il convient d’inclure un certain pourcentage des fonds alternatifs dans un portefeuille bien équilibré, mais en plus, le moment pourrait être particulièrement bien choisi pour le faire après la remontée spectaculaire des marchés boursiers et obligataires en 2009.

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