9 septembre 2009

Le légendaire Warren Buffett essai toujours de respecter deux grands principes de l’investissement : «1- Ne jamais perdre d’argent  2- Ne jamais oublier le 1er principe…»

Certes, beaucoup de principes n’ont pas été respectés dans cette dernière crise, et ce, même pour l’investisseur le plus célèbre de la planète.

À 79 ans, M. Buffett complète sa pire année de sa longue et fructueuse carrière. À un certain moment pendant la crise, il affichait une perte sur papier de plus de 25 milliards de dollars US.  Cette débâcle lui a même fait perdre son titre de l’homme le plus riche au monde (son ami et partenaire de bridge, Bill Gates, lui enlevant ainsi l’honneur, selon le magazine Forbes.)

Et pourtant, très peu d’investisseurs ont su capitaliser sur cette crise comme l’a fait M. Buffett. Après avoir été consulté par le gouvernement américain pour sauver l’industrie financière du pays et après avoir recommandé ouvertement au public américain d’acheter des actions, M. Buffett s’est positionné pour profiter des chaos du marché et ainsi assurer son héritage comme l’un des plus grands investisseurs de tout les temps.

Pour le moment, tout semble  indiquer que M. Buffett a fait les bons investissements au bon moment et son rendement pourrait être très intéressant.  Il a investi des sommes monumentales dans la dernière année et cette crise pourrait donc lui permettre de laisser une dernière empreinte de marque sur son conglomérat, Berkshire Hathaway.

Par ailleurs, la reprise des marchés boursiers des 6 derniers mois a apporté un regain de confiance pour plusieurs investisseurs.  Mais pour M. Buffet, on dénote plutôt certains signes de prudence.  Vers la fin du 2e trimestre, les dernières données provenant de son conglomérat démontrent qu’il vend plus d’actions qu’il achète (selon Bloomberg).  En fait, ses achats d’actions ont baissé au plus bas niveau des 5 dernières années. 

Cette prudence pourrait simplement être le reflet d’un autre de ses grands principes que nous avons abordé dans le pire de la crise au mois de février dernier: «Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs».

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4 septembre 2009
Cette semaine, notre chronique pose des questions à Hélène Bronsard, vice-présidente de Raymond Chabot gestion privée.  Nous avons demandé à Madame Bronsard si elle avait des conseils à donner aux épargnants de moins de 35 ans afin d’atteindre leurs objectifs financiers.   Madame Bronsard possède un baccalauréat en administration elle est spécialisé en finances et est membre de l’Ordre des administrateurs agréés du Québec.

1) Quelle serait le conseil financier le plus important que vous aimeriez donner au moins de 35 ans ? De faire extrêmement attention à l’endettement, utiliser la dette de façon intelligente (exemple actifs immobiliers ou pour fin d’éducation), éviter de s’endetter pour des biens de consommation. Une carte de crédit seulement avec assumassions du solde complet à payer à la fin de chaque mois. Avoir un petit fonds de réserve en tout temps.  J’insiste beaucoup sur ce fait car l’endettement est un fléau pour les jeunes qui aura de l’impact sur leurs choix de vie et limitera leur liberté.   

 2) Avez-vous des recommandations de lecture à nous faire part ?  L’ACEF (L’Association coopérative d’économie familiale), un organisme pan québécois organise des sessions de formation financière ouvert au grand public et sur différents thèmes. Ce n’est pas dispendieux et ce que j’en ai vu, très bien fait, très pratique.

3) Pensez vous que les rendements de demain, reflèterons les rendements historiques pour les différentes classes d’actifs ou bien la crise financière nous amènera sur des nouvelles moyennes ?  C’est une question très vaste et je ne suis pas en position de faire des prévisions toutefois ce qu’on ressent est que les marchés demeurent fragiles, toujours beaucoup de volatilité tant au niveau des secteurs et même des devises, que la créativité financière est à courte vue, que l’effet cascade des décisions semble avoir été négligé et même récompensé. Je ne sais pas si la crise financière nous amènera sur de nouvelles moyennes mais certainement qu’elle devrait inciter à plus de rigueur et de profondeur, l’ajout de nouveaux filtres d’évaluation devient évident. Je pense que les analystes doivent se pencher sérieusement sur  la question.

4) Quelles erreurs les jeunes épargnants devraient-ils éviter ?  Moins on a d’argent, moins on devrait prendre de risque… souvent c’est l’inverse qui est véhiculé sur le marché. On invite les jeunes à prendre plus de risques « parce qu’ils ont le temps de se refaire ». Le risque c’est quelque chose qui se mesure et ne se prend pas à l’aveuglette…peu importe l’âge. Par ailleurs, il y a différents types de risques. Prenez l’exemple, un(e) jeune qui démarre une entreprise prend un risque important mais habituellement il/elle connaît l’environnement dans lequel il/elle s’engage, il/elle l’a choisit avec les risques et concessions que cela implique. Par ailleurs, il/elle a un plan d’affaires, des budgets prévisionnels etc. etc. donc on reconnaît là un risque calculé et mesuré. Une autre erreur, loin d’être seulement des jeunes, est l’appât du gain. Il faut se double-méfier des bons tuyaux, de l’argent qui semble se faire facilement. Vous connaissez certainement  »Un mien vaut mieux que deux tu l’auras »        

5) Comment choisir son conseiller en placement ou des gestionnaires avec qui l’on se sentira confortable ?  Je suis très préoccupée actuellement par la protection du public et plus particulièrement le particulier, le petit investisseur. Je pense que le contexte actuel de fraudes et de conseillers malhonnêtes, d’erreurs de jugement de gestionnaires de nos fonds publics, de l’ingénierie financière de plus en plus audacieuse ont ébranlé la confiance dans les marchés et dans l’efficacité des contrôles de sécurité. Comment choisir un conseiller? Pas facile, une « enquête » s’impose:

- valider les licences détenues auprès de l’AMF 

- valider la garde des valeurs, elle est faite par qui ? 

- recevrez-vous deux rapports ? l’un du gardien des valeurs et l’autre de la personne conseil ? 

- avez-vous accès internet à votre compte chez le gardien de valeurs 

- avez-vous un mandat qui décrit bien la répartition entre les classes d’actifs, les bornes maximales, les critères de sélection et de qualité des titres

Enfin j’en profite pour mentionner que ce souci de protection du public est partagé par de nombreux organismes et que nous collaborons ensemble afin de mettre à jour des filtres qui permettront au public d’effectuer une sélection éclairée….en attendant il y a le service de surveillance de Raymond Chabot Grant Thornton.

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2 septembre 2009

La situation économique demeure favorable pour les marchés boursiers actuellement et devrait encourager les investisseurs, qui sont toujours sur les lignes de côté, à y participer graduellement.  Par contre, les dépenses des consommateurs américains deviendront essentielles dans les prochains mois pour maintenir un certain niveau de croissance économique et permettre aux marchés boursiers de passer à un autre niveau.

Les dernières données économiques ainsi que les derniers résultats des compagnies ont surpassés les attentes de plusieurs analystes.  De plus, la Réserve Fédérale a réitéré le fait qu’il n’y a pas d’urgence à procéder à des hausses de taux d’intérêt puisque l’économie a amplement d’espace pour croître sans pression inflationniste réelle. 

Malgré tout les signes positifs faisant surface, il demeure difficile de croire que les marchés boursiers pourront continuer leurs ascensions sans avoir de signes plus concrets d’une hausse soutenue des revenus de la part des compagnies.

Lorsqu’on analyse en profondeur les derniers résultats des compagnies, on remarque que les profits origines davantage d’une réduction de coûts plutôt que d’une hausse des revenus.  Or, il y a des limites auquel les compagnies peuvent réduire leurs coûts.   Celles-ci auront éventuellement besoin d’une hausse des revenus (dépenses des consommateurs) pour soutenir leurs marges de profits.

Les récentes données sur le comportement des consommateurs américains démontrent qu’en général, ceux-ci ne sont pas enclins à dépenser leurs surplus de revenus provenant des réductions d’impôts et des programmes de stimuli du gouvernement fédéral, préférant sans doute réduire leur niveau d’endettement… 

Par contre, une amélioration dans la confiance des consommateurs combiné à l’atteinte d’un certain plancher dans la perte de richesse des ménages offrent l’espoir qu’une reprise économique soutenu devrait se concrétiser graduellement.

Bref, l’incertitude demeure élevée mais une tendance économique favorable stipule qu’il faut demeurer investi dans les marchés boursiers pour profiter des prochaines hausses à l’horizon.

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26 août 2009

Pourquoi ne pas appliquer nos mêmes réflexes écologiques à la finance et aux cartes de crédit ? Il est temps de couper le plastique et recyclez ses cartes de crédit!

Après avoir traversé la pire crise financière depuis des décennies, l’état de nos finances personnelles fait faire de l’insomnie à plus d’un. Pour retrouver le sommeil, la situation économique nous urge de diminuer son niveau d’endettement.

Avec une économie en récession et un taux de chômage en croissance, il n’est pas étranger de voir les soldes de carte de crédit des particuliers augmenter et de voir ses paiements minimaux gonfler.

Les conséquences de garder un niveau d’endettement élevé sont nombreuses : Ne pas être en mesure d’économiser suffisamment en marge de sa retraite, faire face à des imprévus important, être dans l’impossibilité de faire son paiement d’hypothèque ou simplement de subvenir à des besoins primaires comme acheter des produits sains dans son épicerie.

Les soldes de cartes de crédit sont de la mauvaise dette, contrairement à une hypothèque ou une dette pour effectuer un investissement. Avec une économie qui amorce une reprise, les individus qui n’auront pas de mauvaises dettes pourront saisir les nombreuses opportunités qui se présenteront à eux dans les prochains mois.

Il est temps de passer à l’action et voici les points sur lesquels vous devrez travailler si vous n’êtes plus confortable avec votre solde de carte de crédit.

1) Combien de cartes je possède et quelle est leur utilité… Il est difficile de penser pouvoir vivre sans plastique dans notre économie, mais si on veut réduire notre dette, il faut réduire notre plastique. Garder uniquement une ou deux cartes de crédit. Idéalement garder celles dont le taux est le plus avantageux. N’utilisez la carte qu’en cas d’urgence si possible ou pour les dépenses d’affaires remboursables.
2) Quel est votre niveau d’endettement acceptable ? Il est important de rembourser votre solde de carte de crédit, mais il ne faut pas négliger non plus l’épargne à l’abri de l’impôt. Si vous prenez 5 ans pour rembourser votre carte de crédit et ne mettez pas un sou en épargne à l’abri de l’impôt, il est fort probable que vous handicaperez votre retraite.
3) Les primes de fidélité. Tenez le vous pour dit… il n’y a rien de gratuit dans la vie. Quand vous réussissez à accumuler suffisamment de point pour vous acheter un grille pain, c’est que vous l’avez sûrement payé avec vos frais d’intérêt ou d’administration. Il aurait été possiblement plus avantageux d’épargner 10 $ par mois dans un CELI pour vous payer le grille pain, que par une méthode de point bonis. Mais aviez-vous besoin d’un grille-pain à la base ?
4) Consolider vos cartes de crédit sur une ligne de crédit. Les taux sur les lignes de crédit sont nettement plus avantageux que les taux de cartes de crédit.
5) Imposez-vous une discipline… pour chaque dollar mis sur la carte de crédit, vous devrez mettre le même montant à la fin du mois dans votre compte d’épargne. Œil pour œil, dent pour dent.

Nous venons de traverser la pire crise financière depuis des décennies avec le plus haut niveau d’endettement des particuliers, il est grand temps de renverser la vapeur et vous donner la liberté et la légèreté de ne pas avoir de solde sur votre carte de crédit

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