31 mars 2010

Il y avait de grandes attentes face au budget du ministre Bachand et les mesures annoncées ne seront pas sans conséquence pour le contribuable et le gouvernement.  Le ministre a déposé un budget audacieux et le plan budgétaire proposé indique les actions qui seront posées afin de retrouver l’équilibre des finances publiques prévu pour 2013-2014.

Conscient des impacts majeurs qu’auront les changements démographiques, le gouvernement instaure également des mesures pour s’attaquer à la dette, par le biais d’une de nos plus grandes richesses, soit l’hydroélectricité.

UN RETOUR À L’ÉQUILIBRE EST TOUJOURS PRÉVU POUR 2013-2014

Le gouvernement du Québec prévoit éliminer complètement ses déficits budgétaires à compter de 2013-2014. Soulignons que le retour à l’équilibre pourrait facilement être comblé advenant une croissance économique légèrement supérieure aux attentes ou une conclusion positive des négociations présentement en cours avec le gouvernement fédéral concernant le paiement d’une compensation ponctuelle découlant de l’harmonisation passée de la TVQ et de la TPS.

D’ici 2013-2014, le gouvernment voit ses recettes atteindre 57.7 milliards. Une augmentation de 10.3 milliards sur les revenus préliminaires de 2009-2010. Selon les prévison du gouvernement, la dette s’éleverait à 160 milliards et le déficit 4.2 milliards d’ici la fin de l’exercice

L’ÉCONOMIE DU QUÉBEC SE RELÈVE

Les conditions économiques se sont considérablement améliorées dans la province au cours des derniers mois. L’Institut de la statistique du Québec a d’ailleurs annoncé vendredi dernier que le PIB réel de la province avait augmenté de 5,2 %, à rythme trimestriel annualisé, à l’automne 2009, soit une progression supérieure aux attentes. Cette reprise s’appuie sur un rebond significatif de la demande intérieure. Non seulement les dépenses de consommation s’accélèrent, mais la progression des investissements (résidentiels et non résidentiels) ainsi que des dépenses gouvernementales demeurent exceptionnellement élevées. Ainsi, le ministère des Finances prévoit que le PIB réel du Québec augmentera de 2,3 % cette année, soit une nette amélioration par rapport au recul de 1,4 % observé en 2009. La reprise devrait se poursuivre l’an prochain alors qu’une hausse de 2,6 % du PIB réel est prévue. Dans l’ensemble, les projections économiques et financières du gouvernement du Québec sont très similaires aux nôtres.

Avec un sommet de 99,8 cents américains en 2011, le ministère des Finances semble sous-estimer l’appréciation du dollar canadien qui surviendra au cours des prochains trimestres. Le huard pourrait s’échanger au-dessus de la parité dès cette année, une situation qui sera susceptible de freiner davantage les exportations internationales de la province.

Cela dit, considérant la bonne performance de la plupart des indicateurs économiques au cours des dernières semaines, les risques associés aux scénarios économiques semblent résolument orientés à la hausse. Si cela devait se confirmer, la situation financière du gouvernement du Québec pourrait être légèrement meilleure que prévu.

LE GOUVERNEMENT À LA DIÈTE

Les enjeux démographiques, l’endettement élevé, les déficits structurels ainsi que le financement de la santé, des universités et des infrastructures sont tous des sujets abordés dans le budget.  Les efforts demandés aux contribuables et au gouvernement sont importants, mais les sacrifices auraient été encore plus douloureux si le gouvernement avait attendu davantage avant d’apporter des changements.

Tout comme l’Ontario et le Canada, le gouvernement du Québec s’impose un régime minceur en diminuant plus que prévu la croissance de ses dépenses de programmes pour les années à venir. En 2010-2011, elle ne dépassera pas 2,9 % selon ses prévisions, pour ensuite tomber à 2,8 % annuellement (2,2 % si on inclut la contribution au Fonds pour le financement des établissements de santé) jusqu’en 2013-2014.  Des efforts  supplémentaires seront aussi alloués à l’évasion fiscale et au contrôle des dépenses au sein des organismes publics.

Pour atteindre sa nouvelle cible de réduction des dépenses, le gouvernement impose un gel du salaire du premier ministre, des ministres et des députés. La masse salariale de la fonction publique sera aussi gelée jusqu’en 2013-2014. Les primes au rendement pour les deux prochaines années pour les hauts dirigeants du secteur public sont suspendues. Les dépenses de fonctionnement de nature administrative seront graduellement réduites de 10 % d’ici 2013-2014.

Par la publication d’un document spécifique sur la performance et le financement du système de santé, le gouvernement montre squ’il veut regarder de plus près l’efficacité de ce secteur. Il misera sur l’amélioration des processus clés,  sur une gouvernance et des structures plus efficaces, de même que sur une meilleure performance dans l’organisation des services et des technologies de l’information.

LE CONTRIBUABLE ÉCOPE

Les services publics ne sont pas gratuits et en bout de ligne, c’est la population qui paie. le taux de la taxe sur le carburant sera haussé de 1 ¢ le litre le 1er avril de chaque année, de 2010 à 2013. Les sommes recueillies serviront à moderniser les infrastructures routières et à développer le transport en commun.

Le même principe s’applique pour l’instauration d’une contribution annuelle à la santé pour chaque adulte. Elle ne s’apparente toutefois pas à un impôt ou à une taxe parce qu’elle n’est pas établie en fonction du revenu. Cette nouvelle contribution de 25 $ par adulte en 2010, de 100 $ en 2011 et de 200 $ à compter de 2012 servira à ralentir la croissance des dépenses du gouvernement, en fournissant une source de financement supplémentaire. Les familles à faible revenu seront Exemptées de cette nouvelle facturation.

le gouvernement s’engage aussi à mettre en place les comptes annuels de santé qui présenteront les dépenses de santé et de services sociaux du gouvernement, les revenus qui y sont consacrés ainsi qu’un ensemble d’indicateurs liés à la performance du réseau.

La hausse déjà annoncée de la TVQ pour le 1er janvier 2011 sera suivie d’une autre augmentation le 1er janvier 2012, ce qui la portera à 9,5 % à partir de cette date. Par ce geste, le gouvernement comblera l’espace qui avait été laissé par le gouvernement fédéral en abaissant le taux de la TPS de 7 % à 5 %.

Les personnes à faible revenu seront compensées par un nouveau crédit d’impôt pour la solidarité qui tiendra aussi compte des remboursements d’impôts fonciers et du crédit d’impôt pour les particuliers habitant les villages nordiques. En termes d’efficacité économique, une hausse des taxes à la consommation est préférable à une augmentation de  l’impôt sur le revenu.

LES DÉFICITS ET LES IMMOBILISATIONS PROPULSENT LA DETTE

La dette du gouvernement du Québec poursuivra son ascension au cours des prochaines années en raison principalement de l’effet combiné des déficits budgétaires prévus jusqu’en 2012-2013 et des investissements en immobilisations. Ainsi, la dette brute atteindra 192,2 G$ au 31 mars 2015, soit une augmentation de 20 % par rapport aux 160,1 G$ prévus pour le 31 mars 2010. Cela dit, la croissance de l’économie du Québec devrait être légèrement supérieure durant cette période de sorte que le ratio de la dette brute sur le PIB pourrait descendre à 52,0 % au 31 mars 2015, contre 53,2 % au 31 mars 2010 et 55,1 % au 31 mars 2012. un tel niveau d’endettement est préoccupant et fait du Québec la province la plus endettée. Des comparaisons effectuées par le ministère des Finances ont même démontré que la dette de l’ensemble des administrations publiques au Québec (provinciale, municipale et part du Québec de la dette fédérale) était parmi la plus élevée au sein des pays industrialisés.

La lutte aux déficits budgétaires devrait permettre de stabiliser la dette représentant les déficits cumulés dès 2013-2014. Puis, le gouvernement entamera un réel remboursement de sa dette en transférant les sommes tirées de l’augmentation des tarifs d’électricité au Fonds des générations à compter de 2014-2015. Ainsi, le ministère des Finances se donne comme nouvel objectif de réduire le ratio de la dette brute sur le PIB à 45 % d’ici le 31 mars 2026 tandis que le ratio de la dette représentant les déficits cumulés pourrait diminuer à 17 %.

Source : Études économique Desjardins

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30 mars 2010

Les dernières statistiques sur les dépenses de consommation américaine démontrent que la reprise économique est sur la bonne voie, mais qu’une diminution du taux de chômage sera nécessaire pour alimenter la prochaine phase de la reprise.

La croissance des dépenses personnelles est demeurée inchangée en février après plusieurs mois positifs. Certes, les consommateurs ne dépensent pas de façon agressive, car ils demeurent contraints par leurs revenus (qui étaient également inchangés pour le mois).

Néanmoins, il semble que les ménages commencent à se sentir mieux à propos de leur situation financière, de leurs revenus futurs et de leurs perspectives d’emploi : le taux d’épargne a chuté d’environ 3 % par rapport à son sommet au cours de la dernière récession. Historiquement, une baisse du taux d’épargne a toujours coïncidé avec un regain de confiance des consommateurs (les ménages se sentent moins obligés de mettre l’argent de côté pour les temps plus difficiles).

C’est une bonne nouvelle, car elle signale que les consommateurs croient maintenant que la récession est terminée et que les perspectives d’emploi s’améliorent. Cette dernière est essentielle au renforcement de la reprise économique.

Le marché de l’emploi s’améliore lentement, mais jusqu’à présent, la croissance des revenus d’emploi demeure très faible et le gros de la croissance des revenus est dû à des transferts du gouvernement plutôt qu’à des hausses de salaire.

Bref, l’amélioration des conditions du marché du travail et la création substantielle de nouveaux d’emplois seront cruciales afin de soutenir et garantir le prochain cycle de consommation des Américains.

(Source : BCA research)

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29 mars 2010

Comme les taux d’intérêt observés actuellement sur les prêts hypothécaires sont faibles, la question qui revient toujours est : lequel des taux est le plus avantageux, le fixe ou le variable? Notre décision aura un impact important sur nos paiements, notre budget et la vitesse à laquelle nous rembourserons notre prêt.

À première vue, un taux variable peut sembler plus avantageux qu’un taux fixe pour un terme de trois ou cinq ans. Toutefois, cette option est la plus risquée.

Même si un taux variable peut généralement être converti en taux fixe, si nous ne suivons pas l’évolution des taux hypothécaires, une hausse rapide des taux peut avoir des conséquences fâcheuses sur notre capacité à rembourser notre hypothèque et sur la qualité de notre sommeil!

En optant pour un taux fixe, nous achetons la tranquillité d’esprit. Par exemple, nous nous assurons que pendant cinq ans notre taux hypothécaire demeurera le même et que nos mensualités ne changeront pas. Cependant, une hypothèque à taux variable permet également des mensualités fixes, même si les taux varient. Ce qu’il faut comprendre, c’est que ce sont les portions intérêt et capital du prêt hypothécaire qui augmentent ou diminuent quand les taux fluctuent.

Si vous suivez de près les tendances des taux et que vous avez une marge de manoeuvre budgétaire pour supporter une éventuelle hausse de taux, vous pouvez décider d’opter pour une hypothèque à taux variable.

En résumé, le choix d’un taux hypothécaire ne doit pas uniquement dépendre du taux le plus bas. Même si historiquement, et la plupart du temps, il est plus rentable de choisir un taux variable, actuellement, la conjoncture et la faiblesse des taux hypothécaires sur les termes de cinq ans rendent les taux fixes fort attrayants.

Est-ce que le risque de la variabilité en vaut la peine? Il faut pousser notre réflexion plus loin et définir le risque que nous sommes prêt à prendre.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici  : journalmetro29mars

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29 mars 2010

Niveau d’emploi: N-5

Le Mouvement Desjardins est le plus important groupe financier coopératif au Canada et l’un des principaux employeurs au pays. Il offre toute la gamme des produits et services financiers et regroupe les expertises en gestion de patrimoine, en assurance de personnes et de dommages, en service aux entreprises de toutes tailles, en valeurs mobilières, en gestion d’actifs, en capital de risque ainsi que des modes d’accès virtuels sécuritaires, à la fine pointe de la technologie. 

Rôles et responsabilités:

  • Assister une équipe de conseillers en placements dans ses activités administratives et de conseils professionnels;
  • Recevoir les appels téléphoniques des clients, répondre aux demandes d’information sur les produits et services offerts par la firme et assurer un service de qualité;
  • Transcrire ou concevoir à l’aide des logiciels Word et Excel des lettres, textes, tableaux, listes ou autres documents destinés à la clientèle; s’assurer de la qualité du français écrit ainsi que de la présentation des documents;
  • Compléter, vérifier et acheminer les différents formulaires reliés aux ouvertures de comptes;
  • Effectuer le suivi des dossiers afin de répondre adéquatement à la clientèle et régler plusieurs détails administratifs dans le but de libérer les conseillers (corrections de transactions, réquisitions et dépôts de chèques, suivis de transferts, réception et envoi du courrier, échanges de biens et cotisations dans le REER);
  • En l’absence des conseillers, exécuter les transactions d’achat et de vente pour les clients selon les recommandations des conseillers.

Profil recherché

  • Posséder un diplôme d’études collégiales en administration ou en bureautique;
  • Posséder une expérience de travail pertinente d’au moins 5 ans dans un poste similaire;
  • Cours sur le commerce des valeurs mobilières et cours relatif au Manuel sur les normes de conduite réussis;
  • Posséder une excellente connaissance du français et de l’anglais orthographique et grammatical;
  • Avoir une bonne maîtrise des logiciels Word, PowerPoint et Excel dans un environnement Windows;
  • Habiletés reliées au service à la clientèle;
  • Sens de l’organisation et aptitude à gérer des tâches diversifiées dans un environnement très actif.
  • Bonne attitude

Conditions particulières:

Statut de l’employé : Permanent

Régulier – Temps plein – Emploi de jour

Déplacements : Non

Localisation principale : 1170, rue Peel, Montréal

Poste : Administration

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