Dans notre dernière chronique, nous abordions le principe d’une quatrième classe d’actifs à envisager pour la composition d’un portefeuille équilibré.
Un des Fonds alternatif qui se distingue à l’intérieur de cette classe d’actifs est le AHL Diversified. Ce fonds bénéficie d’une stratégie de placement éprouvée de l’un des plus grands gestionnaires du monde en suivi des tendances (trend following).
Au cours de ses 13 années d’existence, et pendant la dernière période de turbulence, l’AHL Diversified a démontré qu’il était un complément valable aux portefeuilles traditionnels.
Axé sur le suivi systématique des tendances, l’AHL Diversified présente un historique exceptionnel de rendements ajustés au risque, négociant plus de 150 instruments à l’échelle mondiale - actions, obligations, devises et produits agricoles.
Voici quelques-unes des caractéristiques clés du fonds :
- Historiques de rendements élevés – Depuis 13 ans, le fonds a réalisé un rendement annualisé de 16,9% (au 31 décembre 2009)
- Diversification – Le fonds offre le potentiel de montrer une faible corrélation avec les actions et les obligations et de contribuer à la régularité du rendement d’un portefeuille traditionnel.?
- Accessibilité – Man Investments Canada a annoncé récemment le lancement du Man AHL DP Investment Fund. Ce fonds est offert à tous les investisseurs canadiens avec une liquidité hebdomadaire et un placement minimum d’aussi peu que 5 000 CAD.
Bref, un faible degré de corrélation signifie que le rendement des marchés, à la hausse comme à la baisse, n’affecte que marginalement la performance de cette classe d’actifs. Dans un contexte, comme celui que nous connaissons, où les marchés ont tendance à être à la fois interdépendants et fortement volatils, un portefeuille peut gagner en stabilité, en prévisibilité et, finalement, en rendement absolu si on y inclut une forme de placement dont le rendement n’est que faiblement influencé par les fluctuations des marchés. Et c’est précisément ce qu’apporte cette quatrième classe d’actif.
Le principe de l’allocation d’actifs repose sur la faible corrélation observée entre les différentes classes d’actifs traditionnels. Ainsi, en divisant votre actif entre les titres de liquidité, les obligations et les actions, vous répartissez à la fois votre potentiel de croissance et les risques entre les trois catégories.
Une contre-performance possible de l’une de ces catégories devrait en principe être compensée par la performance de l’autre, vous permettant ainsi de réduire la volatilité de votre portefeuille et d’aspirer à un rendement global à long terme, plus stable et potentiellement plus élevé.
Les deux dernières années confirment toutefois une corrélation grandissante entre les différents marchés et les catégories d’actif. Sans remettre en cause le principe général de la diversification, ce développement invite les experts à envisager des modifications à l’allocation d’actifs traditionnels, par l’ajout d’une quatrième classe d’actifs. Cette catégorie, appelée Fonds alternatifs, existe depuis plus de 50 ans et a connu une très forte croissance au cours de la dernière décennie.
Leur caractère spécialisé a été traditionnellement réservés à une certaine catégorie d’investisseurs, composé de fondations, de particuliers fortunés et, plus récemment, des détenteurs de fonds de pension. Quoique la presse soit souvent négative face aux placements alternatifs, le constat est qu’il est important pour un investisseur de distinguer la perception de la réalité.
Ne pas considérer les fonds alternatifs serait comme s’abstenir d’acheter des actions de sociétés solides, sous prétexte que certaines d’entre elles, parmi les plus respectées, ont rencontré des difficultés. Non seulement il convient d’inclure un certain pourcentage des fonds alternatifs dans un portefeuille bien équilibré, mais en plus, le moment pourrait être particulièrement bien choisi pour le faire après la remontée spectaculaire des marchés boursiers et obligataires en 2009.
Le PIB réel a augmenté de 5,7 % au quatrième trimestre selon la première estimation des comptes nationaux ce qui indique que la reprise se poursuit aux États-Unis.
Toutefois, des gains de plusieurs autres composantes du PIB proviennent en partie de l’appui des mesures gouvernementales de relance.
Tant que la hausse du PIB ne se répercute pas sur l’emploi, les autorités publiques devront continuer à soutenir la relance en espérant que le secteur privé prenne pleinement le relais.
FAITS SAILLANTS
- Augmentation de 5,7 % du PIB au quatrième trimestre.
- La principale source de la forte croissance du PIB est le déstockage moins important effectué par les entreprises.
- La consommation réelle a connu une croissance de 2,0 %.
- L’investissement des entreprises a augmenté de 2,9 %. Cette première hausse depuis le printemps de 2008 est due à une forte croissance de 13,3 % des investissements en équipements et logiciels. La construction non résidentielle continue de se contracter avec un recul de 15,4 %.
- L’investissement résidentiel a augmenté de 5,7 %, un rythme plus lent que la croissance de 18,9 % enregistrée à l’été.
- La croissance des exportations (18,1 %) a été plus forte que celle des importations (10,5 %). Le solde commercial s’est amélioré.
- Les dépenses gouvernementales ont reculé de 0,2 % alors que les dépenses militaires du gouvernement fédéral et les dépenses des États et localités ont diminué. Les dépenses hors défense du gouvernement fédéral ont augmenté de 8,1 %.
- Sur l’ensemble de 2009 (moyenne annuelle), le PIB réel a diminué de 2,4 % après un gain de 0,4 % en 2008. C’est le premier recul annuel du PIB réel depuis 1991et le plus sévère depuis 1946.
Source : Études économique Desjardins
Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 29 janvier 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• Croissance plus forte que prévu du PIB réel américain au quatrième trimestre : 5,7 %.
• Les ventes de maisons chutent fortement en décembre aux États-Unis.
• La Réserve fédérale garde le cap malgré une dissidence.
• Canada : le PIB réel par industrie a progressé de 0,4 % en novembre.
• La tendance baissière des deux dernières semaines s’estompe sur les Bourses.
• La Réserve fédérale réaffirme vouloir maintenir des taux exceptionnellement bas pour une période prolongée, mais le discours ne fait plus l’unanimité au sein du FOMC.
• Le dollar américain continue de profiter de la faible demande pour le risque.
Source : Études économique Desjardins