Les problèmes budgétaires de la Grèce inquiètent de plus en plus les marchés financiers. Les craintes que ce pays se retrouve dans l’impossibilité d’assumer sa dette ou même qu’il doive abandonner l’euro ont contribué non seulement à la remontée des tensions financières dans la zone Euro, mais aussi à l’échelle mondiale.
Plusieurs pays de cette zone se retrouvent dans la même situation, dont l’Irlande, l’Espagne et le Portugal. Le niveau de la dette publique de la Grèce dépasse 110 % du PIB. De plus, le pays souffre d’un problème chronique de crédibilité puisqu’il a été révélé que les statistiques budgétaires fournies par le gouvernement grec au cours des dernières années étaient erronées. La Grèce, qui devrait émettre plus de 50 milliards d’euro de dette en 2010, a réussi une première émission importante au cours des derniers jours. Cependant, elle a dû payer un taux d’intérêt supérieur, soit 6,2 % pour une obligation ayant une échéance de cinq ans.
Quelles sont les options qui s’offrent à la Grèce afin de rectifier la situation? Tout d’abord il est clair que l’expulsion de la Grèce de la zone Euro n’est dans l’intérêt de personne. Il sera important pour l’Union européenne de stabiliser le cas de la Grèce pour éviter que les marchés ne commencent à spéculer sur le prochain pays de la zone à faire défaut.
La seule porte de sortie semble donc être une réforme budgétaire majeure permettant d’éliminer rapidement les déficits. En pratique, il ne sera pas facile de rétablir l’équilibre des finances publiques grecques. Pour prendre le contrôle de sa situation budgétaire, la Grèce risque de devoir se condamner à une longue période de très faible croissance économique accompagnée de gels salariaux.
Devrais-je prendre un REER si j’ai 25 ans et que mes revenus sont de 28 000 $ par année? – Julie
Julie nous a fait parvenir cette question la semaine dernière. Tentons d’y répondre.Comme on le sait, février est régulièrement appelé le mois des REER, parce que la date butoir pour cotiser à un REER arrive habituellement au début mars. Cette année, la date limite est le 1er mars 2010.
Le REER est d’abord un outil pour économiser en prévision de sa retraite. Pour les personnes qui prendront leur retraite à 65 ans, la retraite pourrait durer 25 ans et plus, compte tenu de l’espérance de vie.
Les individus qui n’auront pas constitué un fond de retraite suffisant devront compter sur les gouvernements pour les aider lorsqu’ils seront arrivés à la retraite. Depuis la dernière crise économique, la situation financière de nos gouvernements s’est détériorée. De plus, avec le vieillissement de la population, les dépenses de nos gouvernements ont tendance à exploser, notamment dans le secteur de la santé. Les gouvernements auront-ils les moyens d’aider Julie lorsqu’elle aura 65 ans?
Si Julie cotise à son REER, ses économies fructifieront à l’abri de l’impôt pendant plusieurs décennies. Si elle évite de toucher à ses épargnes, le facteur temps jouera en sa faveur. Cependant, puisque son salaire devrait s’apprécier avec le temps, elle pourrait pour le moment considérer cotiser à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) plutôt qu’à son REER. Lorsque son salaire sera plus élevé (taux marginal d’imposition supérieur), elle pourra contribuer à son REER avec l’argent économisé dans son CELI et recevoir un remboursement d’impôt.
Toutefois, elle n’obtiendra pas de remboursement d’impôt pour ses contributions CELI, mais ses retraits ne seront pas imposables. Si Julie, avec une rigueur et une discipline exemplaires, réussissait à économiser 10 % de son salaire et cotisait 2 500 $ à son REER, son remboursement d’impôt serait approximativement de 571 $. Elle pourrait ensuite déposer ses 571 $ dans son CELI pour se constituer un fond d’urgence, par exemple. Le choix du mode de détention dépend donc de son besoin en liquidité pour les prochaines années.
L’année 2010 commence avec un gain important de l’emploi au Canada avec la création de 43 000 emplois en janvier dernier. Le mois de décembre 2009 s’était soldé par une perte 28 300 postes selon les données révisées.
La grande majorité des emplois créés sont à temps partiel toutefois (+41 500), le travail à temps plein étant demeuré pratiquement inchangé (+1 400).
C’est chez les jeunes (15 à 24 ans) que la grande majorité des emplois à temps partiel ont été créés. Le taux de chômage est passé de 8,4 % à 8,3 %.
Source : Études économique Desjardins
Dans notre dernière chronique, nous abordions le principe d’une quatrième classe d’actifs à envisager pour la composition d’un portefeuille équilibré.
Un des Fonds alternatif qui se distingue à l’intérieur de cette classe d’actifs est le AHL Diversified. Ce fonds bénéficie d’une stratégie de placement éprouvée de l’un des plus grands gestionnaires du monde en suivi des tendances (trend following).
Au cours de ses 13 années d’existence, et pendant la dernière période de turbulence, l’AHL Diversified a démontré qu’il était un complément valable aux portefeuilles traditionnels.
Axé sur le suivi systématique des tendances, l’AHL Diversified présente un historique exceptionnel de rendements ajustés au risque, négociant plus de 150 instruments à l’échelle mondiale - actions, obligations, devises et produits agricoles.
Voici quelques-unes des caractéristiques clés du fonds :
- Historiques de rendements élevés – Depuis 13 ans, le fonds a réalisé un rendement annualisé de 16,9% (au 31 décembre 2009)
- Diversification – Le fonds offre le potentiel de montrer une faible corrélation avec les actions et les obligations et de contribuer à la régularité du rendement d’un portefeuille traditionnel.?
- Accessibilité – Man Investments Canada a annoncé récemment le lancement du Man AHL DP Investment Fund. Ce fonds est offert à tous les investisseurs canadiens avec une liquidité hebdomadaire et un placement minimum d’aussi peu que 5 000 CAD.
Bref, un faible degré de corrélation signifie que le rendement des marchés, à la hausse comme à la baisse, n’affecte que marginalement la performance de cette classe d’actifs. Dans un contexte, comme celui que nous connaissons, où les marchés ont tendance à être à la fois interdépendants et fortement volatils, un portefeuille peut gagner en stabilité, en prévisibilité et, finalement, en rendement absolu si on y inclut une forme de placement dont le rendement n’est que faiblement influencé par les fluctuations des marchés. Et c’est précisément ce qu’apporte cette quatrième classe d’actif.