22 octobre 2009

Nous avons tous entendu les discours d’Obama au sujet des énergies alternatives et des investissements massifs au niveau des énergies propres.  Qu’en est il pour les investisseurs qui désirent eux aussi profiter de cette nouvelle tendance «verte» qui n’est pas près de s’essouffler. 

En effet, plusieurs compagnies, fonds communs de placement et fonds négociés en Bourse vous offrent la possibilité d’investir dans ce secteur en forte croissance et aussi très embryonnaire. Dans cette chronique nous voulions vous présenter l’une des possibilités qui s’offrent à vous, afin de mieux comprendre les grandes thématiques reliées aux énergies alternatives.

À titre d’exemple, le fonds négociés en bourse Powershares WilderHill Clean Energy Portfolio (symbole : PBW à New York).  PBW réplique l’indice WilderHill Clean Energy Index, dans lequel il n’y a que des compagnies oeuvrant dans le domaine des énergies renouvelables et des différentes technologies qui facilitent les solutions «vertes».

Cet indice comporte 52 entreprises situées dans plusieurs pays à travers le monde, mais dont les actions se transigent sur les marchés boursiers américains.  Ces entreprises opèrent dans les domaines suivants : énergie éolienne, énergie solaire, l’hydrogène, conversion d’énergie, la géothermie et l’hydroélectricité pour ne nommer que ceux-là.

Concrètement, voici une brève description de quelques-unes des compagnies importantes incluses dans PBW.

1. Broadwind Energy (Symbole : BWEN) : entreprise qui fabrique des tours éoliennes, son chiffre d’affaires est passé de 29 millions en 2007 à 217 millions en 2008 et sa valeur boursière actuelle est de 734 millions (tous les chiffres sont en dollar américain).

2. Trina Solar (TSL) : ce manufacturier fabrique des produits liés à l’énergie solaire, son chiffre d’affaires est passé de 301 millions en 2007 à 831 millions en 2008 et sa valeur boursière actuelle est de 1 milliard.

3. Yingli Solar : cette entreprise chinoise fabrique des panneaux solaires et produits complémentaires.  Son chiffre d’affaires est passé de 535 millions en 2007 à 1 milliard en 2008 et sa valeur boursière actuelle est de 1,6 milliard.

4. OM Group (OMG) : ce groupe se spécialise dans la conception de différents produits chimiques qui ultimement servent, entre autres, aux traitements des eaux, à la purification de l’air et à l’énergie portable comme des batteries par exemple.  Son chiffre d’affaires est passé de 1 milliard en 2007 à 1,7  milliard en 2008 et sa valeur boursière actuelle est de 906 millions.

Il est important de mentionner que la valeur boursière moyenne des compagnies comprises dans PBW n’est que 200 millions, et à ce niveau nous parlons de petites capitalisations.  Donc par définition, la volatilité des petites capitalisations est beaucoup plus importante que celle des grandes capitalisations. 

En conclusion, les investisseurs qui désirent investir dans les énergies alternatives devront le faire avec un objectif à long terme tout en acceptant une volatilité plus importante. Bien entendu, ce type de produit ne convient pas à tous les investisseurs.

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20 octobre 2009

Depuis la crise financière qui a secoué notre économie au cours des 12 derniers mois, plusieurs investisseurs ont exprimé leur inquiétude vis-à-vis la possibilité qu’une firme de courtage au Canada puisse faire faillite.

Pour protéger les investisseurs, sachez qu’il existe un Fond permettant de recouvrir la totalité de leur actif jusqu’à  concurrence de 1 000 000 $ en cas d’insolvabilité d’une firme membre. Il s’agit du Fond canadien de protection des épargnants (FCPE). Le FCPE publie sur son site Web une liste des compagnies membres dont les clients ont droit à cette protection.

Bien sur, si vos placements sont avec une des grandes institutions financières canadiennes, notamment chez Desjardins, l’insolvabilité d’une de ses dernières ne devrait pas vous inquiéter. 

Le FCPE protège les clients en cas de faillite ou d’insolvabilité d’un membre de l’organisme canadien de règlementation du commerce des valeurs mobilières. Cependant,  le Fond ne couvre pas les pertes des clients qui découlent de la variation de la valeur du marché de leurs titres.

Notez que la couverture de 1 000 000 $ s’applique au compte général et qu’une couverture additionnelle de 1 000 000 $ s’ajoute pour chaque compte distinct (un REER par exemple).

Au 31 août 2008, le FCPE détenait des ressources de 530 millions de dollars composées de :

  • 330 millions $ en instruments de créance de l’État fédéral canadien et des provinces ;
  • 100 millions $ en lignes de crédit auprès de deux banques canadiennes de l’Annexe I ;
  • 100 millions $ en assurance souscrite sur le marché international.
  • Dans le cas peu probable où le Fond n’aurait pas les ressources suffisantes pour indemniser les clients, le FCPE peut appeler des cotisations auprès des courtiers membres de l’OCRCVM, à concurrence de certaines limites, jusqu’à ce que toutes les réclamations soient réglées.

    Si vous ne dormez pas bien sur vos deux oreilles c’est peut-être parce que votre firme de courtage n’est pas membre du FCPE ?

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    18 octobre 2009

    Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 16 octobre dans les marchés financiers et dans l’économie :

    • États-Unis : la fin du programme « Cash for Clunkers » plombe les ventes au détail.
    • Modeste croissance des prix à la consommation en septembre aux États-Unis.
    • La reprise du secteur manufacturier américain se poursuit.
    • La confiance des consommateurs américains est en baisse en octobre.
    • Canada : le taux annuel d’inflation totale passe à -0,9 %.
    • Canada : les ventes des manufacturiers diminuent fortement en août.
    • Le Dow Jones a bondi au-dessus de 10 000 points, mais la séance de vendredi est plus difficile.
    • Le marché obligataire canadien est en attente de la rencontre de la Banque du Canada.
    • Le dollar canadien se rapproche de la parité avec le billet vert.

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    16 octobre 2009

    La remonté spectaculaire du huard semble être motivée par l’appétit du risque accru chez plusieurs investisseurs qui avaient trouvé refuge dans les obligations américaines durant la dernière crise financière. Mais, avec les signes de reprise qui se multiplient, des statistiques impressionnantes provenant de la Chine et une hausse de taux d’intérêt en Australie, les investisseurs vendent leurs obligations et favorisent les pays riches en ressources naturelles comme le Canada.

    Alors que le dollar canadien atteignait la parité, à l’automne 2007, le gouvernement canadien ressentait beaucoup de pression de la part des dirigeants d’entreprise et des premiers ministres provinciaux pour trouver des solutions afin d’enrayer la force du huard qui se retrouvait au pied d’égalité avec le dollar américain.

    Cependant, on semble ressentir moins de pression aujourd’hui. Pourquoi?  La réponse s’explique en partie par le fait que les entreprises manufacturières restantes sont plus solides et ils ont su s’adapter à la nouvelle réalité avec une refonte complète de leur façon d’opérer. 

    Pour faire face à une monnaie plus forte et une concurrence mondiale accrue provenant des économies  émergentes, la réduction des coûts était cruciale pour la survie de ces entreprises au cours de la dernière décennie. 

    L’ajout de machinerie et d’équipement plus productif combiné à un personnel ayant accepté de travailler et de partager des semaines de travail plus courtes ont permis d’atteindre un seuil de rentabilité optimal tout en gardant les inventaires au minimum.

    Mais, malgré tous ces efforts, une monnaie forte a un coût, même pour les entreprises manufacturières exportatrices qui ont résisté à cette dernière récession. Les Manufacturiers et Exportateurs du Canada ont récemment estimé que chaque augmentation de 1% du dollar canadien résulte en une baisse d’environ 2 milliards de dollars des ventes annuelles pour ses membres. De plus, chaque hausse de 1cUS de la monnaie implique la perte de 25 000 emplois.

    La Banque du Canada a souvent mentionné par le passé que le raffermissement du dollar pourrait nuire à la reprise économique.

    Ne soyons donc pas surpris si celle-ci décide de prolonger son engagement à maintenir son taux directeur à un niveau historiquement bas.

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