4 octobre 2010

Le rendement d’un bien ne se fait pas selon un simple calcul. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, dont l’inflation.

Souvent, il nous arrive d’entendre des histoires sur le rendement que certains individus et investisseurs ont obtenu dans le passé. Nous n’avons qu’à penser à nos parents qui disaient «J’ai acheté ma maison 40 000 $ dans les années 1970 et je l’ai revendue 100 000 $ dans les années 1990.» Dans ce cas, ont-ils vraiment fait un rendement de 150 % sur leur mise de fonds, ou plutôt un rendement annuel composé d’environ 5 %?

Le rendement réel est en fait le rendement annuel composé duquel nous devons soustraire l’inflation. Les données récentes de la Banque du Canada indiquent un taux d’inflation de 1,7 %. Donc, si vous avez un Certificat de placement garanti (CPG) offrant un rendement de 3 %, votre rendement réel est de 1,3 %.

Mais pourquoi devrait-on s’intéresser au rendement réel, alors que dans nos poches, notre CPG nous donne un rendement de 3% en intérêt? En fait, vous devez vous y intéresser puisque dans plusieurs années votre argent vaudra moins que ce qu’il vaut aujourd’hui à cause de l’inflation qui vient éroder votre pouvoir d’achat. Rappelez-vous : lorsque vous étiez plus jeune, il en coûtait 0,25 $ pour acheter un jus ou des croustilles. Eh bien, vous voyez maintenant l’impact de l’inflation sur votre budget et votre rendement futurs.

Il est donc primordial, lorsque vous faites une projection de capital ou une planification financière à long terme, d’inclure l’inflation dans vos calculs afin d’obtenir un portrait plus réaliste de votre situation financière et de votre pouvoir d’achat futurs.

Si vous estimez avoirbesoin d’un million dollars dans 20 ans pour vous permettre une retraite confortable et que la valeur de vos actifs est présentement de 200 000 $, vous devrez obtenir un rendement d’environ 8,38 % par an. Si vous anticipé que l’inflation se maintiendra à une moyenne de 2 % pour les mêmes 20 années, alors le rendement réel que vous devrez obtenir sera de 10,38 %.

Revenons donc à l’exemple de nos parents. Puisque, dans les années 1980, l’inflation pouvait atteindre plus de 14 %, le rendement réel que nos parents ont dégagé de la vente de leur maison n’est pas de 5 % annuellement composé. En fait, leur rendement réel a probablement été négatif, c’est-à-dire que l’inflation a érodé leur niveau de vie.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro4octobre

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4 octobre 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 1ier Octobre 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• La consommation et le revenu ont progressé en août aux États-Unis.

• États-Unis : la confiance des consommateurs et l’indice ISM manufacturier se sont détériorés en septembre.

• Canada : le PIB réel a légèrement reculé en juillet.

• Malgré une semaine en dents de scie, les Bourses ont fortement progressé en septembre.

• Une pause du resserrement monétaire semble de plus en plus probable au Canada.

• L’euro à un sommet de six mois en raison de la faiblesse du billet vert.

Source: Études Économique Desjardins

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1 octobre 2010

Les ventes au détail d’août avaient causé une légère surprise à la hausse lorsqu’elles ont été publiées à la mi-septembre. La consommation fait de même avec, en trame de fond, les mêmes raisons. Ce sont les biens non durables qui ont sauvé la mise au cours du mois d’août alors que la saison du retour à l’école leur a été particulièrement profitable. La légère diminution du côté des biens durables, notamment des automobiles, et la timide hausse du côté des services se sont contrebalancées.

La consommation s’en tire donc assez bien. Jusqu’à maintenant, l’augmentation de la consommation par rapport au second trimestre est de 1,6 % à rythme annualisé. Ce résultat est assez conforme à nos scénarios, mais une autre hausse un peu plus forte que prévu en septembre pourrait amener une croissance du PIB réel plus importante qu’anticipée. La faiblesse récente de la confiance des ménages ne signale toutefois pas une véritable accélération des dépenses.

 Il faut aussi remarquer que le niveau de consommation commence à s’approcher de celui observé avant la récession. Le manque à gagner est maintenant de seulement 0,4 %. Toutefois, on sent que le revenu reste appuyé par les mesures gouvernementales car, sans les transferts publics, le revenu personnel réel a diminué au cours des deux derniers mois.

Implications : La consommation poursuit sa reprise. Le taux de croissance demeure toutefois assez lent d’un point de vue historique. De plus, les perspectives concernant la consommation sont fragilisées par la faiblesse de la confiance les ménages, et le revenu demeure dépendant des transferts gouvernementaux.

Source: Études Économiques Desjardins

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27 septembre 2010

L’expert en investissement sur les marchés boursiers Bernard Mooney a fait la manchette du journal Les Affaires il y a quelque temps en déclarant qu’investir dans certaines entreprises aux États-Unis représentait une occasion en or par les temps qui courent. 

Toutefois, qu’arriverait-il à vos placements si vous manquiez les 10 meilleures journées de la Bourse? Ou encore, les 10 pires?

On nous demande souvent quel est le meilleur moment pour investir. La réponse est simple : si vous avez au moins cinq ans devant vous, investir aujourd’hui ou demain ne fera pas grande différence. En fait, le moment idéal pour planter un arbre était il y a 30 ans, et le deuxième meilleur moment, c’est maintenant.

Et rappelez-vous qu’il pourrait vous en coûter cher si vous décidiez d’agir à votre guise et d’essayer de battre tous les grands gestionnaires de portefeuille de Wall Street et leurs super algorithmes calculés par de puissants ordinateurs.

Supposons qu’en 1993, vous avez investi 100 000 $US dans l’indice phare de la Bourse de New York, le S&P 500 (symbole : SPY), et que vous n’avez jamais vendu ces titres; votre portefeuille vaudrait aujourd’hui 324 330 $US.

 Supposons maintenant que depuis, grâce à votre génie ou à la chance, vous avez réussi à éviter les 10 pires journées de cette période en vendant vos actions et en les rachetant chaque fois dès le lendemain : votre portefeuille vaudrait 692 694 $US.

Par contre, si vous avez été moins chanceux et que vous avez raté les 10 meilleures journées de cette même période, votre portefeuille ne vaudra plus que 156 354 $US. Attention, toutefois : il est très probable que si vous avez manqué les 10 pires journées, vous avez aussi manqué les 10 meilleures. Dans ce cas, votre portefeuille aurait sensiblement la même valeur que si vous étiez demeuré passif et que vous aviez conservé vos titres pendant toute cette période.

Il est dangereux de boursicoter au jour le jour et de tenter de déjouer le marché, car les chances de gagner sont alors très faibles. Je vous recommande donc d’investir dans une stratégie passive en réduisant le plus possible vos frais de transaction et de gestion. Misez sur votre carrière, efforcez-vous d’obtenir un bonus annuel, lancez une entreprise, passez plus de temps en famille et investissez votre énergie dans des domaines où vous avez plus de contrôle.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro27septembre

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