4 décembre 2009

C’est une très belle surprise que nous amènent ce matin les résultats de l’emploi chez nos voisins du sud. Alors que le consensus s’attendait à 125 000 pertes d’emplois, le résultat de seulement 11 000 mises à pied nettes est surprenant.

Sur 82 répondants à l’enquête de Bloomberg, la prévision la plus optimiste estimait une perte de 30 000 emplois. De plus, les révisions des deux mois précédents amènent un gain de 159 000 emplois par rapport à ce qui était préalablement annoncé.

Les marchés devraient se montrer rassurés.

Principaux faits saillants :

  • L’enquête auprès des entreprises indique une perte de seulement 11 000 emplois en novembre, par rapport à 111 000 mises à pied (révisées de 190 000) en octobre.
  • Le secteur de la construction a perdu 27 000 emplois en novembre.
  • Le secteur manufacturier a perdu 41 000.
  • Celui des ressources naturelles a enregistré 1 000 mises à pied.
  • Il y a eu un gain de 51 000 emplois dans les services du secteur privé. Notamment au sein des entreprises de services professionnels qui ont créé 86 000 postes. Les services de santé et d’éducation a augmenté de 40 000 emplois.

Source : Études économique Desjardins

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3 décembre 2009

À un moment ou à un autre dans votre vie, arrive à vos oreilles une information que vous pensez privilégiée. Une information sur une entreprise cotée en bourse qui serait sur le point de sortir un nouveau vaccin, une nouvelle technologie, une innovation qui chamboulera le paysage compétitif dans lequel l’entreprise évolue. À ce moment, vous pensez que vous détenez une petite parcelle d’un trésor. Vous prenez ensuite une partie de vos épargnes personnelles, appelez votre courtier et décidez d’acheter des actions de cette compagnie.

À ce moment, vous pensez détenir le prochain Microsoft ou le prochain Dell. Vous pensez que votre placement vous rendra millionnaire ou se multipliera par 100 en l’espace de quelques jours. Fini les jours où vous achetez des billets de loterie, les chances de gains avec l’information que vous détenez vous amèneront  richesse sans l’ombre d’un doute.  Vous commencerez aussi à en parler à vos amis, votre beau-frère et vos collègues de travail.  Les jours suivants l’investissement, vous n’êtes pas surpris de voir l’action s’apprécier de 20 %, 30 %, 100 %! C’est normal vous pensez détenir l’information tant privilégiée. 

Vous oubliez parfois la théorie sur l’efficience des marchés, en vous disant que cette fois-ci, c’est la bonne, et que cette théorie ne s’applique pas et que vous déjouez le système. Vous êtes plus fort, vous gagnez en confiance, même que parfois vous investissez davantage dans la dite action.

Bien sûr, il y a certaines histoires à succès qui aident les entreprises de moins bonne qualité à entretenir le mirage de faire de l’argent facilement en bourse. Mais de l’autre côté, les histoires d’horreur peuplent le secteur financier dans un cimetière d’entreprises qui ne se transigent plus aujourd’hui en bourse.

Cet article pourrait avoir 100 pages pour expliquer les mésaventures d’investisseurs qui ont perdu toutes leurs épargnes dans des entreprises où pourtant il détenait cette information…. Une information infaillible.

Il faut comprendre que l’information n’est plus privilégiée une fois qu’elle est intégralement rendue publique. Donc si vous n’êtes pas initié de l’entreprise (conseil d’administration, dirigeants, etc), les chances sont énormes que cette information ne soit plus privilégiée du tout. De plus, si cette information arrive à vos oreilles, c’est que quelqu’un a commis un délit d’initié . À cet instant, vous devriez vous inquiéter de la qualité de gestion de l’entreprise dans laquelle vous vous apprêtez à investir ainsi que de l’intégrité de cette dernière.

En bourse, les rendements futurs sont toujours inconnus. Toutefois, l’expérience et l’analyse de l’histoire nous permettent de mieux comprendre les phénomènes boursiers. Dans le cas présent, c’est trop souvent la même histoire qui se répète.  L’investisseur ne récupère qu’une infime partie de son investissement, parfois il ne récupéra pas un sous.

Le gros bon sens de notre expérience nous rappelle que… Quand nous faisons de l’argent rapidement et facilement en bourse, il est sage de se rappeler l’adage anglophone… « take the money and run ».  Nous connaissons des investisseurs qui ont doublé leur capital en quelques jours sur la spéculation et les rumeurs. Dans ce cas, il est parfois sage de vendre la moitié, le tiers ou même le quart afin de protéger son capital initial et d’utiliser le reste pour du profit.

Dans notre philosophie de gestion, nous recommandons aux investisseurs de ne pas utiliser plus de 5 % de leur actif sur des titres spéculatifs. Après 15 ans, notre équipe n’a pas assez de doigts pour compter le nombre d’histoires d’horreur que nous avons observées auprès d’investisseurs. À l’inverse, on trouve rarement un investisseur qui a acheté des actions de Microsoft en 1986.

Et vous, en connaissez-vous ?

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1 décembre 2009

Plusieurs analystes et économistes s’intérrogent sur la nécessité de maintenir les taux d’intérêt à des niveaux de « scénario de dépression » sur une période indéterminée.

L’analyse des épisodes passés suggère que les risques sont clairement orientés vers une remontée tardive plutôt que hâtive des taux directeurs. La Réserve fédérale ne montrant aucun empressement à monter les taux d’intérêt, l’inflation contenue devrait permettre aux taux de dix ans de se maintenir dans un corridor serré (entre 3,20 % et 3,60 %) jusqu’à la fin de l’hiver, avec un risque important de traverser la borne inférieure.

Les assises de la reprise économique ne sont pas encore assez solides pour justifier le début d’un resserrement
monétaire. La Fed devrait demeurer prudente et garder inchangés ses taux directeurs au moins jusqu’au dernier
trimestre de 2010.

Quant à la Banque de Canada, tout indique qu’elle maintiendra son engagement de laisser le taux directeur à un seuil de 0,25 % jusqu’en juin 2010. Un scénario d’inflation un peu plus faible que prévu pourrait même l’obliger à repousser les premières hausses à la fin de 2010.

Source : Études économique Desjardins

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30 novembre 2009

Selon la mesure du Produit intérieur brut (PIB), le Japon se retrouve au deuxième rang parmi les économies mondiales. Il est le dixième pays le plus peuplé, avec environ 127 millions d’habitants et seulement 5,5% de taux de chômage. De plus, il est le quatrième plus gros exportateur et le sixième plus gros importateur au monde. Avec ces données, il est intéressant d’examiner les grands enjeux économiques auxquels ce pays fait face ainsi que les perspectives de son marché boursier.

Le Japon possède un des taux de naissance les plus bas au monde avec au taux de 7,87 naissances pour 1 000 habitants, à titre de comparaison les États-Unis possèdent un taux de 14,1 naissances par 1 000 habitants. La population nippone diminue graduellement. À moins d’importants changements des politiques gouvernementales,  les démographes anticipent  qu’elle devrait chuter à une centaine de millions d’ici 2050. Avec 22 % des Japonais qui ont plus de 65 ans, le Japon est le pays le plus vieux au monde.  Les enjeux économiques sont importants notamment sur le plan des dépenses de soins de santé et des dépenses gouvernementales liées à la retraite. 

La dette nationale du Japon représente 170 % de son PIB, ce qui inquiète de plus en plus la communauté des investisseurs. Cette statistique est encore plus frappante lorsqu’on la compare aux Etats-Unis, où ce pourcentage se situe à 63 %. Par contre, contrairement aux États-Unis, une crise d’endettement serait difficilement déclenchée par l’extérieur puisque seulement 6 % de la dette est détenue par les étrangers. 

L’indice boursier du MSCI Japon en dollar canadien a réalisé un rendement de -2,3 % annuel composé au cours des vingt dernières années. Les matières premières et l’énergie ne représentent que 9 % de l’indice, leur marché boursier est surtout dominé par la consommation discrétionnaire (20 %), les produits industriels (19 %) et la technologie (14 %).

La capitalisation boursière du marché japonais par rapport à l’ensemble des Bourses dans le monde représente 8,5 %, une baisse significative par rapport à 44 % à la fin des années 80.  Bref, le Japon n’est sûrement pas un endroit où les investisseurs devraient déployer beaucoup de leur temps et de leur argent. On constate ainsi qu’il y a plusieurs autres pays et marchés à favoriser où l’on retrouve plus de potentiel de croissance.

(Source : CSFB et Bank Credit Analyst)

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