On prend plus de temps à magasiner une voiture pour économiser une centaine dedollars ou à éplucher l’ensemble des offres de voyages pour trouver un hôtel à 10 $ de moins la nuit qu’à réfléchir au choix de nos placements qui, pourtant, auront un impact sur notre qualité de vie future. C’est aujourd’hui la dernière journée pour cotiser à votre REER pour 2009.
Malheureusement, un nombre important d’épargnants feront leur choix de placement à la sauvette. Voici quelques sujets d’interrogation en lien avec les recommandations d’investissements que votre conseiller en placement vous proposera.
1) Il est important que les investissements proposés cadrent avec votre tolérance au risque et votre profil d’investisseur. Vous devriez bien connaître votre profil, mais si votre mémoire vous joue des tours, consultez votre formulaire d’ouverture de compte et révisez-le au besoin.
2) Est-ce que le placement qu’on vous recommande respecte votre horizon de placement et votre besoin en flexibilité? Investir dans un produit dont la détention minimale est de sept ans avec des pénalités de sortie, par exemple, peut vous faire perdre des occasions futures au détriment d’une promesse de sécurité parfois hasardeuse. Un produità la mode actuellement peut nepas respecter votre stratégie à long terme.
3) Comment votre conseiller est-il rémunéré sur le produit qu’il vous offre etcombien il vousen coûtera pour l’acheter et le détenir. Y a-t-il des frais derésiliation? La transparence est essentielle dans le monde du placement aujourd’hui. Il nefaut pas se gêner pour poser des questions.
4) Enfin, même si vous cotisez à votre REER à la dernière minute, vous n’êtes pas forcé de choisir un produit de placement aujourd’hui. Vous pouvez le garder en liquidité dans votre REER et prendre le temps nécessaire pour faire
le bon choix.
Et comme dirait le proverbe : rien nesert decourir, il faut partir à point.Pourquoi nepas commencer
à cotiser à votre REERpour 2010 dès demain?
(chronique parue dans le journal Métro du 1er mars 2010)
Pour voir l’article original dans lejournal Métro cliquez ici :journalmetro1ermars2010
L’année 2009 se termine en force au Canada
• Le PIB réel selon les comptes nationaux a augmenté de 5,0 % au quatrième trimestre de 2009.
• La construction résidentielle se démarque avec une hausse de 29,7 %, soit la plus forte progression depuis l’été 1985.
• Les exportations de biens et de services ont poursuivi leur remontée avec une croissance de 15,4 %.
• Les importations de biens et de services ont crû de 8,9 %.
• Grâce à l’amélioration de son solde, la contribution du commerce extérieur au PIB réel s’élève à 1,5 %. Il s’agit d’un revirement de situation par rapport à la contribution de -6,3 % observée au trimestre précédent.
• La correction des stocks s’est intensifiée, ce qui a retranché 0,7 % au PIB réel au quatrième trimestre.
La reprise économique semble de plus en plus s’installer. Quelques inquiétudes demeurent toutefois. Comme par exemple, quelle sera l’ampleur des fluctuations de l’investissement résidentiel? Quels seraient les impacts indirects sur un retrait graduel des plans de relance gouvernementaux?
Dans ces conditions, les autorités monétaires voudront certainement patienter encore plusieurs mois et ainsi s’assurer de la vigueur de la reprise avant d’entamer une augmentation de leurs taux d’intérêt directeurs.
Source : Études économique Desjardins
Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 26 février 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• États-Unis : les ventes de maisons chutent en janvier.
• La confiance des consommateurs américains s’est grandement détériorée en février.
• Le PIB réel américain du quatrième trimestre est légèrement révisé à la hausse : 5,9 %.
• Canada : le solde au compte courant s’améliore au quatrième trimestre de 2009.
• Plusieurs statistiques économiques décevantes font reculer les Bourses.
• Ben Bernanke rassure le marché obligataire.
• Le huard retombe sous 0,95 $ US.
Source : Études économique Desjardins
L’augmentation du taux d’escompte américain (le taux d’intérêt que le gouvernement charge aux banques) la semaine dernière confirme, selon plusieurs, que la Fed entame un long processus de normalisation de sa politique monétaire. Il est certain que la Fed sera très prudente dans ses démarches afin de ne pas perturber les marchés financiers jusqu’à ce que la reprise économique soit plus solide.
La Fed a précisé que la hausse du taux d’escompte représente un ajustement technique et ne signale aucun changement dans les conditions monétaires. Néanmoins, lorsqu’on lit entre les lignes, on peut présumer qu’elle a bon espoir qu’une reprise économique durable est en cours.
La situation économique actuelle cependant laisse toujours prétendre que la première hausse du taux du Fed fund (le taux d’intérêt dont les banques se chargent entre elles) soit peu probable avant la fin de l’année ou au début de 2011.
La Fed ne sera sûrement pas pressée à resserrer le marché du crédit avec le taux de chômage à ces niveaux, des anticipations inflationnistes stables et le crédit bancaire commercial qui ne s’améliore pas.
Lors de la dernière réunion de la Fed en janvier, il a été dit que l’incertitude entourant les perspectives économiques est anormalement élevée. La réticence des consommateurs à consommer et des entreprises à embaucher demeure importante.
Bref, en dépit de la hausse du taux d’escompte, la première hausse du taux du Fed fund ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois ce qui devrait continuer à favoriser le marché des actions et autres actifs plus risqués.
(Source: BCA Research)