3 février 2009

Warren Buffett sait bien manier les petites phrases accrocheuses et je pense qu’il l’a manifesté le mieux dans celle-ci : «Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs». Il y a quelques années, John Templeton préconisait d’investir au moment où le pessimisme est le plus noir. Je crois que Warren Buffet et John Templeton seraient d’accord pour dire qu’aujourd’hui nous vivons dans un tel moment.

Cela ne veut pas dire que nous ne continuerons pas d’être ballottés par des nouvelles économiques pénibles. En fait, il est pratiquement certain que les licenciements et le ralentissement économique feront encore les manchettes ces prochains temps. Il est important de se rappeler que la plupart de ces mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte dans le cours des actions. Et, juste en passant, Jeremy Siegel – qui avait prévu l’effondrement de la bulle technologique – dit qu’on trouve aujourd’hui sur le marché boursier américain des titres de valeur à un prix inégalé depuis des décennies.

Au bout du compte, ce qui distingue les investisseurs prospères, c’est leur capacité de se projeter au-delà des mauvaises nouvelles immédiates et de voir le potentiel à long terme. Le négativisme qui règne aujourd’hui a fait baisser les actions au point où elles représentent une valeur exceptionnelle selon pratiquement tous les critères classiques – on voit piétiner presque comme jamais auparavant des entreprises de premier ordre, au bilan solide, versant de bons dividendes et ayant d’excellents débouchés.

Dans certains cas, la trésorerie dont disposent ces sociétés est plus importante que leur valeur en Bourse – ce qui veut dire qu’on peut les obtenir gratuitement. Il est fort probable que lorsque nous reviendrons sur l’époque actuelle dans quelques années, nous constaterons qu’elle a été exceptionnelle pour les investisseurs qui auront eu la rigueur et le courage d’ignorer les mauvaises nouvelles de l’économie et de profiter des aubaines exceptionnelles disponibles.

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30 janvier 2009

À première vue, il est probable que le plan de relance économique de Barack Obama de 825 G$US ne soit pas suffisant pour redémarrer une économie américaine en panne sèche.

Moins de la moitié du plan sera attribuée à l’infrastructure et 300 G$ à des réductions d’impôts aux individus et aux entreprises. Ces économies d’impôts permettront aux contribuables de rembourser leurs dettes ou de dépenser davantage chez Wal-Mart, bénéficiant ainsi à la Chine autant qu’aux États-Unis.

L’année dernière, le gouvernement américain avait fait parvenir aux contribuables des chèques au montant de 600 $US, totalisant près de 150 G$US. L’impact de ce stimulus avait été moins que convaincant. Les ventes au détail ont pu être stabilisées pendant quelques semaines au printemps, juste avant que l’économie américaine entre dans une spirale descendante.

Il semble qu’au moins le quart du plan de relance d’Obama ne sera pas dépensé avant 2011, selon le bureau du Budget du Congrès américain. Le bureau a également affirmé que la majorité du montant de 355 G$ attribué au programme d’infrastructure ne sera pas dépensée avant 2010.

Il ne semble pas y avoir énormément de munition pour stabiliser le marché de l’immobilier qui est la source même du malaise. Selon nous, la clé demeure la stabilisation du prix des maisons en encourageant de nouveaux acheteurs afin que les maisons puissent passer vers des mains fortes et éviter des futurs défauts sur les emprunts hypothécaires. Bref, seulement le temps peut nous dire si le plan de relance est suffisant. Chose certaine, le monde entier est unanime pour dire que le nouveau gouvernement Obama a tout un défi devant lui.

(Source : Recherche – Analyse Quantitative VMD)

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28 janvier 2009

Un budget qui encourage les prêteurs à prêter, les consommateurs à consommer, et les entreprises à investir. Le budget fédéral 2009, présenté ce mardi, vise à stimuler l’économie canadienne afin de contrer les effets de la récession mondiale qui s’aggrave et de la pénurie de crédit qui sévit dans plusieurs régions du monde.

Les grands points à retenir sont les suivants :

Relancer le crédit : Encourager les prêteurs à prêter : Le Cadre de financement exceptionnel fournira jusqu’à 200 G$ aux marchés du crédit afin d’améliorer l’accès au financement pour les consommateurs et les entreprises.

Inciter les consommateurs à consommer : Le budget prévoit un allégement de l’impôt sur le revenu plus élevé des particuliers et un crédit d’impôt temporaire pour la rénovation domiciliaire. Il fait passer à 25 000 $ la limite des emprunts que les titulaires de REER peuvent faire pour financer l’achat d’une maison et il accorde un nouveau crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation.

Aider les entreprises à investir et à dépenser : Des mesures d’encouragement au moyen d’allégements fiscaux à l’achat de machineries et d’équipements, et des réductions accélérées des taux d’imposition des sociétés.

Plus de routes et de ponts : Le gouvernement accordera près de 12 G$ à la stimulation de l’activité économique entourant les projets d’infrastructure.

Les retombées pour les investisseurs : Ce budget ne contient aucune disposition spécifique axée sur l’investisseur comme le compte CELI, qui avait été annoncé dans le budget de l’année précédente. Cependant, il procure des politiques supplémentaires qui visent à assurer la sécurité et la solidité des institutions financières canadiennes, d’autant plus que celles-ci jouent un rôle important dans l’administration des épargnes et des portefeuilles de nombreux Canadiens.

Le budget devrait aider largement à dissiper le malaise que ressentent non seulement les investisseurs, mais aussi les consommateurs. Dans la mesure où il permettra de remettre l’économie canadienne sur la bonne voie, et sur celle de la croissance, on peut dire que ce budget est attrayant pour l’investisseur.

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27 janvier 2009

Maintenir le niveau des dépenses des consommateurs (ou, du moins, minimiser la baisse de consommation) sera essentiel afin d’éviter une longue et pénible récession. À cet égard, une donnée importante à considérer est l’effet de richesse, c’est-à-dire la relation entre la richesse des ménages et leurs habitudes de consommation.

Avant la baisse boursière de 2000-2002, les économistes établissaient généralement la relation entre la richesse (actifs financiers plus l’équité de la maison) et les dépenses de consommation comme suit : Une hausse de 1 $US de la richesse d’un ménage correspondait à une augmentation de 0,02 à 0,06 $US de la consommation. Or, pendant la baisse des marchés de 2000-2002, les dépenses en consommation se sont maintenues à des niveaux étonnamment élevés.

À propos de la crise immobilière actuelle, de nouveaux résultats d’analyses qui distinguent les deux composantes de la richesse permettent de constater que l’effet de richesse lié à l’immobilier influence davantage la consommation des gens. Or, une variation de 1 $US dans la valeur d’une propriété apporte un changement de 0,04 à 0,10 $US dans la consommation alors qu’une variation équivalente dans le marché boursier n’apporte pratiquement aucun changement.

En résumé, sachant à quel point une économie est dépendante de la consommation, il est difficile de penser qu’une reprise peut avoir lieu tant et aussi longtemps que les prix des maisons sont en baisse.
(Source : Recherche – Analyse Quantitative VMD)

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