Les bons coups et mauvais coups financiers de 2008

16 janvier 2009

Pour commencer l’année, voici un coup d’œil sur les nouvelles financières qui, à notre avis, ont marqué l’année 2008 et ont eu un impact sur nos finances personnelles.

1. La fraude Madoff
Avions-nous vraiment besoin de ce scandale pour terminer l’année, alors que la confiance des investisseurs était déjà au plancher? Vraiment pas. Le seul événement positif à ce scandale, c’est que cela ne touche pas uniquement monsieur et madame Tout-le-Monde, mais des investisseurs sophistiqués et institutionnels. Le fait que des gens très influents soient dupés dans cette histoire ne pourra qu’aider à mieux développer des mécanismes de protection des épargnants dans le futur afin d’éviter ce type de scandale.

2. Nos dirigeants d’entreprises n’ont pas la cote
Les présidents d’entreprise se comportent très mal et n’aident pas à la confiance des investisseurs dans nos marchés financiers. L’opinion publique défavorable aura atteint son paroxysme face à leurs généreux salaires, plan d’options, parachutes dorés, gaspillage éhonté, et gros avions privés. Le salaire moyen d’un haut gestionnaire d’une banque américaine était estimé à plus de 2,6 M$ en 2008, incluant primes, avantages et salaire.

Comme le scandale Madoff, ces comportements auront causé une méfiance des épargnants face à tout le système capitaliste. De nouvelles réglementations pourraient s’avérer nécessaires pour redonner confiance aux investisseurs.

3. Les excès des corporations
Qu’un fabricant automobile se paie des annonces publicitaires dans le Wall Street Journal et dans le USA Today pour remercier ses investisseurs n’aide pas à renforcer l’opinion publique vis-à-vis des entreprises. Il faut savoir qu’une annonce dans le Wall Street Journal coûterait entre 206 000 et 264 000 $ pour une pleine page, et entre 112 000 et 217 000 $ du côté du USA Today.

On se souviendra aussi de l’arrivée des dirigeants des fabricants américains de voitures à bord d’avions privés à un rendez-vous historique pour sauver les compagnies.

4. Élections, élections, élections.
La réélection d’un gouvernement conservateur minoritaire et l’instabilité politique provoquée par un éventuel gouvernement de coalition ne place pas le Canada dans un angle optimal pour affronter les intempéries économiques qui s’en viennent à l’horizon.

5. L’élection des démocrates au États-Unis
L’élection de Barack Obama aux États-Unis, son dynamisme et le fait qu’il ait déjà entrepris un travail de reconstruction sont des éléments qui envoient un message très positif dans les marchés et aident à rétablir la confiance des investisseurs.

Est-ce que 2009 sera tout aussi folle?

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