L’effet de richesse et la crise

27 janvier 2009

Maintenir le niveau des dépenses des consommateurs (ou, du moins, minimiser la baisse de consommation) sera essentiel afin d’éviter une longue et pénible récession. À cet égard, une donnée importante à considérer est l’effet de richesse, c’est-à-dire la relation entre la richesse des ménages et leurs habitudes de consommation.

Avant la baisse boursière de 2000-2002, les économistes établissaient généralement la relation entre la richesse (actifs financiers plus l’équité de la maison) et les dépenses de consommation comme suit : Une hausse de 1 $US de la richesse d’un ménage correspondait à une augmentation de 0,02 à 0,06 $US de la consommation. Or, pendant la baisse des marchés de 2000-2002, les dépenses en consommation se sont maintenues à des niveaux étonnamment élevés.

À propos de la crise immobilière actuelle, de nouveaux résultats d’analyses qui distinguent les deux composantes de la richesse permettent de constater que l’effet de richesse lié à l’immobilier influence davantage la consommation des gens. Or, une variation de 1 $US dans la valeur d’une propriété apporte un changement de 0,04 à 0,10 $US dans la consommation alors qu’une variation équivalente dans le marché boursier n’apporte pratiquement aucun changement.

En résumé, sachant à quel point une économie est dépendante de la consommation, il est difficile de penser qu’une reprise peut avoir lieu tant et aussi longtemps que les prix des maisons sont en baisse.
(Source : Recherche – Analyse Quantitative VMD)

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