L’ampleur de la hausse de l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board est à la fois encourageante et étonnante. Le consensus prévoyait un gain, mais la diminution de l’indice de l’Université du Michigan durant le même mois limitait les espoirs. Au sein de l’enquête du Conference Board, on remarque une amélioration des réponses concernant la situation de l’emploi, ce qui va de pair avec les 162 000 embauches effectuées au cours du mois de mars. Il semble aussi que les répondants soient peu inquiétés par la remontée des prix de l’essence, contrairement à ce qui ressortait de l’enquête du Michigan. L’amélioration de la confiance, notamment du côté des anticipations, signale une poursuite de la progression de la consommation réelle.
Le fait que les prix des maisons ont, pour la première fois depuis 2006, enregistré une variation annuelle positive est évidemment une bonne nouvelle qui laisse entendre que le marché de l’habitation se stabilise, à défaut de vraiment s’améliorer. Toutefois, la tendance récente est plus inquiétante avec une première baisse mensuelle de l’indice désaisonnalisé depuis mai 2009. De plus, la situation est peut-être pire : le comité qui publie l’indice S&P/Case-Shiller a récemment fait état de problèmes statistiques avec l’ajustement saisonnier des données. Ainsi, il serait plus approprié de porter attention aux chiffres non ajustés. Dans ce cas, la série de baisses mensuelles consécutives s’allonge maintenant à cinq mois. Il est donc évident que le marché reste bien fragile, et ce, malgré l’apport du programme de rabais d’impôt du gouvernement fédéral.
Implications : L’amélioration de la confiance est une bonne nouvelle qui suggère que la reprise se poursuit. Toutefois, certaines inquiétudes persistent du côté de l’habitation.
Source : Études économiques Desjardins
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Le taux cible du financement à un jour est maintenu à 0,25 %. La Banque du Canada met fin à son engagement conditionnel à maintenir ce taux inchangé.
Après avoir préparé les marchés depuis quelques semaines à une remontée des taux directeurs, la Banque du Canada semble aujourd’hui indiquer que le resserrement débutera en juin.
La réaction sur les taux obligataires et la devise canadienne a été immédiate.
Les hausses du taux directeur devraient se poursuivre pendant plusieurs mois, mais de nombreux facteurs, dont la force du huard et un retour moins rapide qu’anticipé au plein potentiel, pourraient inciter la Banque du Canada à faire une pause au cours de 2011.
Source ( Desjardins Études Économiques)
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Le dernier rapport sur l’emploi au Canada apporte un argument supplémentaire aux hausses de taux d’intérêt afin de garder le cap sur les pressions inflationnistes qui pourraient refaire surface.
Le Canada a fait un gain net de 18000 emplois en mars, caractérisé surtout par des gains dans l’emploi à temps partiel. L’économie a ajouté 82000 emplois au cours du dernier trimestre, le meilleur résultat en deux ans. Les gains ont renforcé la tendance de la reprise économique et ont réaffirmé le fait que le taux de chômage a atteint son sommet.
De plus, l’amélioration des perspectives d’emploi contribue à renforcer la confiance des consommateurs et le marché de l’immobilier : les ventes au détail sont de retour aux niveaux d’avant crise et les prix des maisons sont en hausse à un rythme étonnant.
Par ailleurs, il est évident que l’activité économique s’accélère et les sondages montrent que les intentions de dépenses en immobilisations de la part des entreprises ont grimpé en flèche. Les nouvelles commandes manufacturières sont plus élevées que prévu et les exportations se redressent graduellement (bien que toujours négatif sur une base annuelle).
Par conséquent, l’argument pour les hausses de taux de la Banque du Canada est évident. Ne soyons pas étonnés de voir les profits des entreprises canadiennes surprendre à la hausse les anticipations des analystes. Les Bourses canadiennes devraient ainsi mieux faire que l’indice de référence mondial et la devise canadienne demeure le bon choix pour les investisseurs canadiens.
Source : BCA Research
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 16 avril 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• États-Unis : l’inflation de base est en ralentissement.
• La production manufacturière, les ventes au détail et les mises en chantier ont augmenté en mars aux États-Unis.
• La confiance des consommateurs américains a étonnamment diminué en avril.
• Les entreprises canadiennes demeurent optimistes.
• Canada : léger repli des mises en chantier.
• Modeste hausse des ventes des fabricants canadiens en février.
• Hausse de 6,3 % du PIB réel de l’Ontario au quatrième trimestre de 2009.
• Un plan d’aide plus précis ne parvient pas à dissiper les inquiétudes concernant la Grèce.
• L’accusation de fraude contre Goldman Sachs fait reculer les Bourses vendredi.
• La faiblesse de l’inflation favorise les obligations américaines.
• L’euro peine à maintenir ses gains du début de la semaine.
Source :Études économique Desjardins
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