10 avril 2009

Même si le prix de l’or s’est replié quelque peu ces dernières semaines après avoir atteint les 1000 $US l’once au mois de février dernier, plusieurs se posent des questions sur les raisons pouvant justifier son attrait.

Il ne fait aucun doute que l’or attire beaucoup de spéculateurs. Depuis deux ans, le fonds négocié en bourse de l’or SPDR Gold Trust a grimpé d’environ 30 %. Qu’est-ce qui explique cette poussée du prix de l’or ces dernières années? Mise à part la spéculation, il est difficile de trouver des arguments rationnels pouvant inciter un investisseur à acheter à ces prix.

Un facteur pouvant expliquer les variations du prix de l’or est la devise. La hausse du dollar américain pendant la crise économique actuelle explique partiellement pourquoi le prix de l’or n’a pas franchi le sommet historique atteint il y a un an. Toutes choses étant égales par ailleurs, la hausse du dollar américain fait baisser le prix de l’or pour l’investisseur voulant acheter en dollars US. Donc, malgré la hausse du dollar américain et la crise économique, le prix de l’or en dollar US s’est maintenu près de son sommet historique. La spéculation demeure exubérante…

Si on élimine le facteur du dollar US, le prix de l’or a réellement augmenté en valeur. En fait, le prix de l’or en euro, en livre sterling et en dollar canadien a atteint de nouveaux records en 2009.

L’offre est également un facteur influençant son prix. Plusieurs investisseurs détenant des réserves d’or ont connu des pertes dans d’autres catégories d’actif durant la dernière année. Ceci aurait pu les inciter à vendre de l’or pour combler des pertes. En période de récession, plusieurs personnes peuvent avoir un motif pour vendre leurs bijoux, ce qui devrait en principe augmenter l’offre et exercer une pression à la baisse sur le prix.

Contrairement au pétrole, l’or ne peut être consommé. Et, même lorsque l’or est transformé en bijou, il est récupérable de façon intégrale et peut ainsi garder sa valeur. En d’autres mots, l’offre totale de l’or augmente seulement avec l’exploitation minière.

De façon générale, les spéculations sont motivées par le désir de faire un profit. Mais dans le cas présent, il semble que l’intérêt récent pour l’or est davantage motivé par le désir de maintenir la valeur de son actif. Le gouvernement américain dépense des sommes monumentales pour se sortir du marasme financier. Plusieurs investisseurs estiment que ce ne sont pas des solutions adéquates pour l’économie à long terme et encore moins pour le dollar américain. En ce sens, le prix de l’or est en quelque sorte devenu un baromètre reflétant le niveau de confiance dans la capacité du gouvernement de régler la crise.

Est-ce encore le temps d’investir dans l’or? Tout dépend de votre appétit pour le risque. L’immensité de la spéculation entourant son prix et l’incertitude entourant les marchés de change devraient garder le prix aussi volatile et imprévisible que jamais. Bref, si vous n’êtes pas du style spéculateur, un compromis serait peut-être d’au moins garder vos bijoux…

(Source : Thomson Financial)

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3 avril 2009

Les profits moyens des compagnies à l’intérieur de l’indice du TSX connaissent actuellement une baisse importante par rapport à l’année précédente. Alors, comment expliquer le rebond que nous connaissons actuellement dans le marché boursier?

On peut dire, sans trop se tromper, que le marché anticipait le pire. On parlait même de dépression… Or, le marché semble plutôt nous indiquer que ce sera une sévère récession, mais que le ciel ne nous tombera pas sur la tête et qu’il y aura de meilleurs jours à venir.

Avant 2001, on remarquait que les marchés boursiers connaissaient des hausses importantes, surtout à la suite des baisses de taux d’intérêt venant de la Réserve fédérale américaine. Après 2001, les hausses des marchés étaient plutôt le reflet de preuves tangibles d’une croissance des profits des compagnies et d’une croissance économique soutenue.

Les hausses des dernières semaines pourraient simplement représenter un léger regain de confiance dans le système économique plutôt qu’un rebond dans l’économie. Il est encore tôt pour déterminer si le pire de l’économie est derrière nous. Le marché boursier étant un marché d’anticipation, il demeure l’un des meilleurs indicateurs précurseurs de la reprise, et ce, même lorsque les profits des compagnies baissent et que le taux de chômage augmente.

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24 mars 2009

Le nouveau plan présenté par le secrétaire au trésor américain, Tim Geithner, a été très bien reçu par les investisseurs hier. Geithner a annoncé que le gouvernement américain investira dans des fonds au côté de firmes privées afin d’acheter les titres non liquides (toxiques) se trouvant à l’intérieur des bilans des banques. De plus, le gouvernement propose de financer ces mêmes acheteurs.

En offrant une source de financement à taux réduit, le gouvernement a bon espoir de créer un marché et de réunir acheteurs et vendeurs afin qu’ils s’entendent sur un prix. Les banques refusant de faire des ventes de feu, ce marché se trouve dans l’impasse depuis plusieurs mois.

De toute évidence, c’est un plan intrigant qui a capté l’intérêt de plusieurs gros investisseurs, dont le réputé gestionnaire Bill Gross de la compagnie PIMCO. Ce dernier a indiqué qu’il serait très intéressé à y participer et à en faire bénéficier ses clients.

Cet intérêt généralisé s’est traduit par un niveau d’optimisme rarement vu dans le marche boursier ces derniers temps. L’indice du Dow Jones industriel a augmenté de 500 points, ou 6,8% hier. Les titres des grandes banques américaines ont été parmis les plus performants, augmentant de près de 20 %.

Cependant, aussi populaire que le plan semble être à Wall Street, il reste difficile de déterminer si l’accessibilité au financement du gouvernement permettra de fixer des prix assez élevés pour inciter les banques à y participer.

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17 mars 2009

Avez-vous remarqué le comportement des marchés boursiers la semaine dernière? Plusieurs petites nouvelles encourageantes ont fait surface et ont propulsé les marchés boursiers à la hausse.

Tout a commencé lorsque le président des Etats-Unis, Barack Obama, a mentionné que selon les ratios cours/bénéfices actuels, l’achat des actions était potentiellement une bonne affaire si vous aviez une perspective à long terme. Or, depuis la fermeture du 9 mars, l’indice du S&P 500 est en hausse de 11 %. Les investisseurs auraient peut-être dû le prendre au sérieux. (En réalité, ils auraient dû le prendre au sérieux il y a 12 mois…)

Plusieurs diront que ce n’était qu’une question de temps avant que les marchés rebondissent. Et la semaine dernière s’est avérée être la première semaine depuis longtemps où les hausses des bourses ont progressé au-delà d’une journée et au-delà de la dernière heure de négociation. Un signe encourageant.

En rétrospective, plusieurs nouvelles sont allées dans le même sens, même si certaines d’entre elles paraissent un peu douteuses!

Tout d’abord, de grandes banques américaines ont annoncé qu’elles connaissaient actuellement un trimestre profitable. Il y a également eu des discussions encourageantes au sein du Congrès américain au sujet de modifications possibles des pratiques comptables des banques «Mark-to-market» et des politiques transactionnelles « uptick rule».

De plus, Bank of America a mentionné qu’elle n’aurait plus besoin d’aide supplémentaire du gouvernement. La compagnie GM a aussi indiqué qu’elle aurait suffisamment d’argent pour survivre tout le mois de mars…

On a vu Madoff plaider coupable aux 11 chefs d’accusation, et être menotté et emprisonné en attendant sa sentence le 16 juin. Il y a finalement eu la compagnie GE qui a vu sa cote de crédit rétrogradée par l’agence de cotation Standard & Poors, mais qui a quand même maintenu une perspective stable (passant de AAA à AA).

Serait-ce le fond pour les marchés boursiers? C’est la question que plusieurs se posent. Cette dernière semaine a certainement apporté un vent d’optimisme. Peut-être que les efforts des gouvernements combinés avec la baisse du prix de l’énergie et la baisse des taux d’intérêt ont enfin ralenti le rythme de décroissance de l’économie. Ce serait les premiers signes d’une stabilité à l’horizon.

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