15 mars 2011

Malgré les effets dévastateurs du tremblement de terre et du tsunami qui a suivi, la plupart des sociétés manufacturières semblent ne pas avoir été exposées directement à la région fortement touchée de Tohoku.

Ce qui entraîne le plus de soucis est l’effet de contagion relié aux centrales nucléaires, qui pour l’instant, est très difficile à mesurer ou à prévoir. Maintenant par rapport à l’économie mondiale, selon le Fonds monétaire International (FMI), le Japon représente moins de 6 % du PIB mondial. Seulement 1% de la croissance du PIB mondial des cinq dernières années provient du Japon. Mentionnons que le pays le plus susceptible d’avoir un impact négatif est l’Australie car 20 % de leurs exportations sont destinées au Japon.

La Bourse de Tokyo a baissé de 16 % au cours des deux derniers jours et alors qu’aujourd’hui les Bourses nord américaine baisse ont légèrement baissé.

En conclusion, au niveau de la croissance économique mondiale, le Japon est devenu un petit joueur et ne devrait pas faire dérailler le cycle économique haussier.

Source : Bank Credit Analyst

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19 août 2010
 

Quoiqu’elle soit relativement faible, la progression des ventes des manufacturiers observée en juin (+0,1 %) est une bonne nouvelle considérant que la plupart des prévisionnistes s’attendaient à une réduction. Les effets de la baisse de 2,5 % des exportations de marchandises durant le mois ont donc été plus limités que prévu.

Malgré les difficultés de l’économie mondiale, les manufacturiers canadiens ont poursuivi leur établissement graduel grâce à une demande intérieure en relativement bonne santé. La hausse du volume des ventes et des stocks des manufacturiers contribuera positivement à la croissance économique en juin et, par ricochet, au PIB réel de l’ensemble du deuxième trimestre.

Source: Études économiques Desjardins

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18 juin 2010

Malgré le ralentissement prévu de la croissance en seconde partie d’année, le Canada montrera une performance enviable en 2010 avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Toutes les provinces bénéficieront d’un meilleur environnement, tout particulièrement la Colombie-Britannique et l’Ontario. La première affichera une croissance de 4,0 %, alors que la seconde augmentera son PIB réel de 3,9 %. Le Québec aura une croissance de 3,0 % en 2010. La province a déjà récupéré les pertes de production et d’emplois subies lors de la récession et elle est maintenant dans une phase d’expansion. Pour l’an prochain, la croissance du PIB réel glissera donc à 3,0 % pour le Canada, à 2,8 % pour l’Ontario et, finalement, à 2,5 % pour le Québec.

Le vieux continent devra jongler avec les impacts négatifs des plans d’austérité, mais la faiblesse de l’euro aura aussi un effet stimulant sur les exportations de certains pays. La croissance de la zone euro a quand même été abaissée à 0,9 % en 2010 et à 1,4 % en 2011. Celle du Royaume-Uni demeure à 1,3 % pour 2010 et à 2,3 % pour 2011. La croissance mondiale a toutefois été légèrement relevée à 4,0 % pour 2010 et à 3,9 % en 2011, principalement en raison d’une amélioration au sein des pays émergents.

Il y a de moins en moins de doutes quant à la solidité de la reprise aux États-Unis, mais les espoirs de la voir se poursuivre au même rythme sont minces. On s’attend à une performance globale de 3,0 % en 2010, mais la croissance économique retraitera à 2,8 % l’an prochain. Les prix du pétrole remonteront graduellement vers 88 $ US le baril d’ici la fin de 2010 et ils toucheront 100 $ US avant la fin de 2011. La tendance sera similaire pour la plupart des métaux industriels. Le S&P/TSX devrait terminer l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011. La remontée des prix des matières premières, notamment le pétrole, et des écarts de taux d’intérêt grandissants entre les États-Unis et le Canada favoriseront le huard.

Source: Études économiques Desjardins

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1 juin 2010

Dans une décision largement attendue de la majorité des prévisionnistes et des marchés financiers, la Banque du Canada a mis fin ce matin à un peu plus d’un an de stabilité de ses taux d’intérêt directeurs avec une première hausse de 0,25 % du taux cible des fonds à un jour. Ce repositionnement était rendu nécessaire, considérant la vitalité de la reprise économique au pays. Le PIB réel a progressé de façon soutenue depuis la fin de l’été 2009 grâce à une demande intérieure vigoureuse.

Cette croissance a d’ailleurs contribué à réduire significativement l’offre excédentaire au sein de l’économie canadienne. Ainsi, l’écart entre la production et son plein potentiel est vraisemblablement passé d’un creux de -4,0 % au troisième trimestre de 2009 à environ -1,5 % au premier trimestre de 2010. Dans ces conditions, une politique monétaire axée sur un taux cible des fonds à un jour de 0,25 % était devenue inappropriée pour le maintien de l’inflation dans la fourchette cible sur un horizon de 12 à 24 mois.

Cela dit, plusieurs incertitudes sont encore présentes sur la scène économique et financière mondiale. En outre, l’évolution de l’économie canadienne pourrait éventuellement être davantage affectée par les soubresauts des prix des matières premières et un certain durcissement des conditions de crédit. Les autorités monétaires demeurent donc prudentes en mentionnant que les prochaines hausses des taux d’intérêt directeurs seront « évaluées avec soin ».

Implications : Le mouvement est lancé et d’autres augmentations seront sans doute décrétées au cours des prochains mois pour enlever la détente monétaire au pays. D’autres hausses de 0,25 % sont donc à prévoir à chacune des rencontres de la Banque du Canada d’ici la fin de l’année. À la lumière du communiqué d’aujourd’hui, nous ne pouvons toutefois pas exclure la possibilité d’une pause en cours de route advenant une intensification des incertitudes.

(Source :  Études économiques Desjardins)

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