19 août 2010
 

Quoiqu’elle soit relativement faible, la progression des ventes des manufacturiers observée en juin (+0,1 %) est une bonne nouvelle considérant que la plupart des prévisionnistes s’attendaient à une réduction. Les effets de la baisse de 2,5 % des exportations de marchandises durant le mois ont donc été plus limités que prévu.

Malgré les difficultés de l’économie mondiale, les manufacturiers canadiens ont poursuivi leur établissement graduel grâce à une demande intérieure en relativement bonne santé. La hausse du volume des ventes et des stocks des manufacturiers contribuera positivement à la croissance économique en juin et, par ricochet, au PIB réel de l’ensemble du deuxième trimestre.

Source: Études économiques Desjardins

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18 juin 2010

Malgré le ralentissement prévu de la croissance en seconde partie d’année, le Canada montrera une performance enviable en 2010 avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Toutes les provinces bénéficieront d’un meilleur environnement, tout particulièrement la Colombie-Britannique et l’Ontario. La première affichera une croissance de 4,0 %, alors que la seconde augmentera son PIB réel de 3,9 %. Le Québec aura une croissance de 3,0 % en 2010. La province a déjà récupéré les pertes de production et d’emplois subies lors de la récession et elle est maintenant dans une phase d’expansion. Pour l’an prochain, la croissance du PIB réel glissera donc à 3,0 % pour le Canada, à 2,8 % pour l’Ontario et, finalement, à 2,5 % pour le Québec.

Le vieux continent devra jongler avec les impacts négatifs des plans d’austérité, mais la faiblesse de l’euro aura aussi un effet stimulant sur les exportations de certains pays. La croissance de la zone euro a quand même été abaissée à 0,9 % en 2010 et à 1,4 % en 2011. Celle du Royaume-Uni demeure à 1,3 % pour 2010 et à 2,3 % pour 2011. La croissance mondiale a toutefois été légèrement relevée à 4,0 % pour 2010 et à 3,9 % en 2011, principalement en raison d’une amélioration au sein des pays émergents.

Il y a de moins en moins de doutes quant à la solidité de la reprise aux États-Unis, mais les espoirs de la voir se poursuivre au même rythme sont minces. On s’attend à une performance globale de 3,0 % en 2010, mais la croissance économique retraitera à 2,8 % l’an prochain. Les prix du pétrole remonteront graduellement vers 88 $ US le baril d’ici la fin de 2010 et ils toucheront 100 $ US avant la fin de 2011. La tendance sera similaire pour la plupart des métaux industriels. Le S&P/TSX devrait terminer l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011. La remontée des prix des matières premières, notamment le pétrole, et des écarts de taux d’intérêt grandissants entre les États-Unis et le Canada favoriseront le huard.

Source: Études économiques Desjardins

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1 juin 2010

Dans une décision largement attendue de la majorité des prévisionnistes et des marchés financiers, la Banque du Canada a mis fin ce matin à un peu plus d’un an de stabilité de ses taux d’intérêt directeurs avec une première hausse de 0,25 % du taux cible des fonds à un jour. Ce repositionnement était rendu nécessaire, considérant la vitalité de la reprise économique au pays. Le PIB réel a progressé de façon soutenue depuis la fin de l’été 2009 grâce à une demande intérieure vigoureuse.

Cette croissance a d’ailleurs contribué à réduire significativement l’offre excédentaire au sein de l’économie canadienne. Ainsi, l’écart entre la production et son plein potentiel est vraisemblablement passé d’un creux de -4,0 % au troisième trimestre de 2009 à environ -1,5 % au premier trimestre de 2010. Dans ces conditions, une politique monétaire axée sur un taux cible des fonds à un jour de 0,25 % était devenue inappropriée pour le maintien de l’inflation dans la fourchette cible sur un horizon de 12 à 24 mois.

Cela dit, plusieurs incertitudes sont encore présentes sur la scène économique et financière mondiale. En outre, l’évolution de l’économie canadienne pourrait éventuellement être davantage affectée par les soubresauts des prix des matières premières et un certain durcissement des conditions de crédit. Les autorités monétaires demeurent donc prudentes en mentionnant que les prochaines hausses des taux d’intérêt directeurs seront « évaluées avec soin ».

Implications : Le mouvement est lancé et d’autres augmentations seront sans doute décrétées au cours des prochains mois pour enlever la détente monétaire au pays. D’autres hausses de 0,25 % sont donc à prévoir à chacune des rencontres de la Banque du Canada d’ici la fin de l’année. À la lumière du communiqué d’aujourd’hui, nous ne pouvons toutefois pas exclure la possibilité d’une pause en cours de route advenant une intensification des incertitudes.

(Source :  Études économiques Desjardins)

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31 mai 2010

Si vous avez des placements à la Bourse et que vous suivez l’actualité, vous êtes probablement intéressé par tout ce qui se passe en Grèce. Les dernières nouvelles politiques et financières ont ébranlé la planète entière en ramenant à la surface les mauvais souvenirs de la dernière crise financière mondiale. La possibilité d’une contagion des autres pays de la zone euro a fait exploser les taux obligataires, en plus d’influencer l’euro à la baisse. Le 2 janvier 2009, acheter un euro coûtait 1,68 $; aujourd’hui, cela coûte environ 1,31 $. C’est une baisse de 22 %.

La faiblesse de l’euro pourrait être salutaire pour l’économie européenne et avoir des impacts bénéfiques au-de-là de l’attrait touristique qu’elle représente. Une devise faible favorisera les exportations et prendra le delais de la demande interne, désavantagée par les hausses récentes de taxes et d’impôts, et par les importantes compressions dans les dépenses de l’État.

La zone euro a profité de la création d’un plan de 700 G€ accordé par ses dirigeants. Toutefois, cette aide n’a permis que d’étouffer le volcan sans l’éteindre complètement. La nervosité est bien réelle sur les places financières, et la volatilité est de retour. Aucune Bourse n’a été épargnée jusqu’ici. Par exemple, durant la semaine du 3 mai, le S&P 500 a chuté de 6,4 %; le S&P/TSX, de 4,4 %; la Bourse de Shanghai, de 6,3 %, et le Nikkei 225, de 7,2 %.

Que faire maintenant? Comme lorsque la dernière crise financière battait son plein, le pire scénario serait de liquider vos actions, surtout si vous avez du temps devant vous. Il faut plutôt profiter de la faiblesse des marchés pour acheter des actions de très grande qualité, notamment dans les secteurs de la technologie, des produits industriels, des métaux et des services financiers.

 Il faudrait aussi penser à réduire l’échéance de vos obligations, surtout si ce sont des obligations d’État. Attention de ne pas surpondérer votre portefeuille dans l’or même s’il se négocie à des niveaux records, évitez les émotions, mais surtout rééquilibrez votre portefeuille pour vous positionner en marge d’une éventuelle reprise.

Enfin, comme dirait Warren Buffet, soyez craintif quand les autres sont cupides, et cupide quand les autres sont craintifs. Si vous vendez demain, rappelez-vous que quelqu’un achètera vos placements. Posez-vous la question suivante : préférez-vous être un vendeur ou un acheteur à rabais?

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : www.journalmetro.com

Source : Études économique Desjardins

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