11 avril 2011

Comment la crise financière de 2008 a-t-elle pu se produire? Comment interagissent les gouvernements, les institutions financières et les entreprises?

Si vous vous posez ces questions, Inside Job vous plaira. Réa­lisé par Char­les Ferguson, ce film a remporté cette année l’Oscar du meilleur documentaire. Matt Damon en assure la narration. Dès les années 1980, de puissants lobbies ont fait pression sur le gouvernement américain pour déréglementer l’industrie des services financiers, ce qui a placé des banquiers, des fonctionnaires, des agences de notation et même des universitaires en situation de conflit d’intérêts potentiel.

Au plus fort de la crise qui a ébranlé tout le système capitaliste en 2008, Warren Buffet répétait avec sagesse que, l’économie étant au sol, il n’était pas le temps de lui faire la leçon, mais de lui fournir des outils pour l’aider à se relever.

Deux ans se sont écoulés depuis et les Bourses ont récupéré le terrain qu’elles avaient perdu. Mais, en dépit des belles promesses qu’avait faites Barack Obama pendant sa campagne électorale, rien n’a changé. Les banques américaines sont encore plus grosses, la rémunération de leurs dirigeants est toujours aussi élevée, les mêmes fonctionnaires occupent les mêmes postes clés.

De ce côté-ci de la frontière, le système bancaire est plus solide et mieux encadré. On ne peut que s’en réjouir. La réticence de nos voisins du sud à réglementer le monde financier est inquiétante, car l’histoire risque de se répéter. Cette fois, il est temps de lui faire la leçon.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro11avril

Popularity: 5% [?]

4 avril 2011

Les plus récentes données sur l’endettement des ménages canadiens sont alarmantes. L’endettement se situait à 1 526 G$ au quatrième trimestre de 2010, ce qui représente près de 150 % du revenu disponible.

Nous devons 1,50 $ sur cha­que dollar que nous gagnons après impôt! La dette, en constante progression, at­teint maintenant 44 500 $ par habitant. Et on note une hausse dans tous les segments du crédit : prêts à la consommation, hypothèques et autres formes de financement. Heureusement, les taux d’intérêt sont bas. Lorsqu’ils grimperont (ce qui finira bien par se produire), bien des ménages ne pourront plus honorer leurs obligations.

Dans cette chronique, nous avons souvent abordé les notions d’épargne et de crédit. Au lendemain de la crise de 2008, nous avons souligné l’importance d’alléger notre fardeau financier. Deux ans plus tard, les chiffres montrent que nous ne l’avons toujours pas fait… Un consommateur devrait hésiter à recourir à sa carte de crédit, compte tenu du taux d’intérêt exorbitant qui s’appliquera au solde s’il ne le règle pas en entier.

Des taux aussi élevés constituent, selon moi, un frein à l’endettement. C’est pourquoi je m’oppose à ce qu’ils soient réduits. La présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, vient d’annoncer que le pourcentage du solde exigible à la fin de chaque mois passera dès octobre de 3 à 5 %. C’est une excellente initiative, que d’autres institutions devraient imiter.

Il faut encourager l’épar­gne et dissuader l’endettement non productif. S’endetter pour devenir propriétaire d’une maison qui prendra de la valeur avec les ans ou pour acheter une entreprise ou un équipement qui va générer du revenu, c’est une chose. Multiplier les emprunts pour financer un train de vie qui dépasse nos moyens en est une autre.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro4avril

Popularity: 6% [?]

28 mars 2011

De par les fonctions stratégiques qu’ils occupent au sein d’une société, les initiés disposent d’informations privilégiées. On leur interdit d’utili­ser ces informations à des fins per­son­­nelles pour des opérations boursières.

Ces patrons et hauts dirigeants sont des investisseurs aguerris. À leur propos, Peter Lynch, ancien gestionnaire de Fidelity, disait : «Les initiés peuvent vendre leurs actions pour une multitude de raisons, mais ils les achètent pour une seule : ils croient que le prix va grimper.» Il peut être intéressant de les imiter.

C’est ce que permet le Guggenheim Insider Sentiment ETF, un fonds négocié en Bourse. Son objectif est de reproduire le rendement d’un indice conçu par Sabriant, une firme d’analyse quantitative. L’indice s’appuie sur les comportements d’achat d’initiés de quelque 6 000 en­tre­prises dont les valeurs sont cotées à New York.

Parmi elles, Sabriant effectue une sélection de 100 sociétés en fonction de deux éléments : les achats d’initiés, tenus de déclarer leurs transactions à la U.S. Securities and Exchange Commission, et les prévisions des analystes de Wall Street. Quand les deux facteurs sont positifs, les titres méritent d’être inclus dans l’indice.

Est-ce que ça fonctionne? Eh bien, sur une période de quatre ans, le rendement du Insider Sentiment ETF (dont le symbole boursier est NFO) surclasse de 6,74 % celui de l’indice boursier S&P 500. Même si le rendement passé ne peut garantir le rendement futur, investir dans un fonds comme celui-là peut constituer une occasion de participer à l’évolution d’une centaine de titres prometteurs.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro28mars

Popularity: 6% [?]

21 mars 2011

On s’imagine qu’il habite Westmount, mange du foie gras au petit-déjeuner, conduit une voiture de luxe et joue au golf avec René Angélil. Les millionnaires correspondent rarement à cette image folklorique.

Pour vous en convaincre, laissez-moi vous présenter Robert. Âgé de 53 ans, il vit en couple. De cette union sont issus deux enfants, maintenant adultes. Il travaille pour le même employeur depuis près d’un quart de siècle et touche 70 000 $ par an. Parce qu’il cotise déjà à un fonds de pension qui lui assurera à la retraite 60 % de son salaire actuel, Robert n’a amassé que 50 000 $ dans son REER.

Par contre, en épargnant systématiquement 20 % de son salaire brut, il a accumulé au fil des ans plus de 500 000 $ hors REER. Comment a-t-il réussi cet exploit? Robert consomme peu, liquide chaque mois le solde de sa carte de crédit, refuse d’en augmenter la limite et d’en prendre une deuxième. Il garde 5 000 $ dans un compte courant pour pallier les imprévu

La famille a une seule voiture, d’occasion en plus. Pour se rendre au bureau, Robert utilise son vélo l’été et le transport collectif l’hiver. Sur la rive nord, il possède un duplex complètement payé, qui lui procure un revenu d’appoint, puisqu’il loue le deuxième logement. Vous croyez qu’il se prive? Au restaurant, il ne regarde pas à la dépense. Chaque année, il voyage à l’extérieur du Québec. Non, sa grande richesse, selon lui, c’est de n’avoir ni dettes ni biens inutiles.

Robert, dont le profil s’écarte nettement de celui décrit au début de cet article, dispose pourtant d’un actif total dont la valeur dépasse largement le million. Je vous en parle parce que c’est un bel exemple de liberté financière!

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro21mars

Popularity: 12% [?]