24 octobre 2011

Au plus fort de la crise financière mondiale de 2008, 15 écono­­mistes de renom, gourous dans leur domaine, se sont réunis, sans agenda politique ni influence d’entreprises privées, pour trouver des solutions afin d’améliorer le fonctionnement et les règles de gouvernance des marchés financiers.

Leur rapport propose des solutions tenant compte des faiblesses du système financier actuel quant aux conflits d’intérêt, à l’imputabilité des banques et à l’inefficacité de la règlementation des marchés financiers. Il contient aussi des recommandations sur les besoins de transparence et sur la création d’une chambre de compensation pour les produits dérivés.

Ces grands économistes souhaitent un encadrement plus étroit de l’épargne- retraite pour les fonds de pension et les REER. Le gouvernement devrait être aussi plus sensibilisé à l’éducation financière et s’engager davantage dans les décisions de placement des travailleurs. Selon eux, l’État réduirait alors sa prise en charge de citoyens qui n’ont plus d’épargne-retraite.

Trop souvent, les épargnants n’ont ni les ressour­ces ni les connaissances nécessaires pour prendre des décisions éclairées et faire les bons choix. Autre constat : les banques doivent mieux gérer leurs liquidités et leur capitalisation afin de ne plus s’exposer à des crises de liquidités par des prises de risque indues. Elles devraient aussi émettre des obligations con­vertibles en actions pour se financer et les convertir en cas de crise, afin que les ac­tion­naires, et non le public, satisfassent leurs besoins de liquidités.

Même si les salaires des dirigeants de banques ont fait couler beaucoup d’encre, nos 15 économistes pensent que les lois du marché devraient dicter la rémunération des cadres. Ils suggèrent toutefois qu’une partie de cette rémuné­ration soit retenue pour agir en cas de fraude, de renvoi, de faillite ou d’aide gouvernementale. L’avenir nous dira si les recommandations de ce rapport porteront leurs fruits.

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17 octobre 2011

La Semaine de la PME bat son plein jusqu’à samedi. Voici quelques observations sur les finances personnelles de l’entrepreneur.

Généralement, il est sensible à l’importan­ce de l’épar­gne et, même si sa société n’est pas inscrite en Bourse, il est plus familier avec le marché, la finance et l’économie que le citoyen moyen. Mais comment gère-t-il son actif personnel? Préfère-t-il prendre lui-même les décisions de placement? Veut-il être conseillé?

Le plus souvent, nous recommandons à l’entrepreneur de concentrer ses énergies sur la croissance de sa société. Il met ainsi ses habiletés et ses compétences à contribution pour accroître sa richesse et son patrimoine.

Pourquoi gaspiller son temps à suivre des titres, alors que ce n’est pas son métier? Pourquoi tenter de prévoir les orientations d’un marché, alors qu’il ne dispose pas nécessairement des outils, des connaissan­ces et de l’expertise pour le faire efficacement?

Il est donc judicieux pour lui de faire appel à un conseiller en placement, qui l’accompagnera, non seulement dans la stratégie de placement, mais aussi dans la planification financière et fiscale. À cet égard, le conseiller n’hésitera pas à s’entourer d’une équipe de professionnels pour répondre à tous les besoins de l’entrepreneur.

Bien que chaque situation soit particulière et mérite une analyse spécifique, le conseiller en place­ment aura tendance à adopter une appro­che prudente, voire défensive, dans la gestion des avoirs personnels de l’entrepreneur.

Ce dernier prend déjà assez de risques chaque jour dans la conduite de ses af­fai­res : un portefeuille stable ne peut pas lui faire de tort… Ce sera une bonne protection en cas de coup dur.

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11 octobre 2011

En 2000, j’ai rapporté d’un voyage en France un vin de Margaux, qui valait alors 100 $. Beau souvenir de voyage, j’en conviens…

Cette année, pour souligner mon anniversaire, nous a­vons fait honneur au Médoc qui dormait dans mon sous-sol depuis plus de 10 ans et qui, je peux l’attester, a très bien vieilli.

Le lendemain, en consultant le site de la SAQ, j’ai eu la surprise de constater que les bouteilles du même millésime coûtent aujour­d’hui 400 $. Le financier en moi a immédiatement calculé un rendement dépassant 300 % sur 10 ans.

Je ne vous conseille pas de liquider (c’est le cas de le dire) votre REER pour importer des barriques de rouge aux fins de revente. Il y a des moyens plus simples d’obtenir un rendement supérieur à celui des marchés boursiers.

Prenons le titre de la société Constellation Brands (STZ à la Bourse de New York), propriétaire de vignobles et de marques prestigieuses comme Robert Mondavi, Ravenswood, Blackstone, Kim Crawford, Inniskillin et Jackson-Triggs.

Loin de moi l’intention d’en faire la promotion et encore moins de vous le recommander sans avoir déterminé au préalable votre profil d’investisseur. Mais cet exemple, plutôt éloquent, sert bien mon propos.

Entre le 3 janvier 2000 et le 30 septembre dernier, la valeur de l’action STZ a bondi de 6,62 $US à 18 $US. Une croissance de 171 % sur 11 ans, tandis que l’indice S&P 500 reculait de 22 % pendant la même période!

De quoi faire «rougir» les gestionnaires de portefeuilles de la planète! À votre santé!

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3 octobre 2011

Le quotidien Le Monde titrait récemment que les fonds négociés en Bourse (FNB) pourraient constituer une nouvelle bulle financière et se révéler dangereux pour les investisseurs.

La plupart des FNB tiennent leurs promesses : à faible coût (frais de gestion peu élevés), ils offrent un accès aux marchés étrangers et facilitent la diversification de portefeuille.

Mais, étant donné l’engouement qu’ils ont suscité ces 10 dernières années, il ne faut pas s’étonner que des fabricants aient fini par complexifier le produit original.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les FNB ne sont pas tous constitués de la même façon et ne présentent pas un degré de risque égal. Mais c’est vrai aussi des autres titres financiers (actions et obligations). C’est pourquoi, dans chaque cas, il est important et nécessaire de définir ses objectifs de placement et son degré de tolérance au risque.

Certains FNB s’adressent davantage aux spéculateurs qu’aux investisseurs ordinaires. Ils exploitent l’effet de levier financier, utilisent des produits dérivés et sont adossés à des actifs risqués ou douteux.

Ils font l’objet d’une surveillance étroite de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM), qui impose toute une série de mesures aux firmes de courtage, dont l’interdiction formelle de solliciter leurs clients pour leur vendre ce type de produits.

Ce sont effectivement des placements à éviter. D’ailleurs, nous avons souvent écrit à ce sujet dans cette chronique. Mais, attention : il ne faut pas mettre tous les FNB dans le même panier.

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