14 novembre 2011

Au début de no­­vem­bre, le fa­bri­cant d’ap­pareils électro­niques Olympus a admis avoir dissimulé pendant une vingtaine d’années des pertes importantes découlant d’acquisitions effectuées à des prix exagérés.

Dans les heures qui ont suivi ces révélations, le titre s’est effondré, reculant de plus de 30 %.

La nouvelle présidente de l’entreprise a pris des mesures immédiates pour améliorer la gouvernance et la transparence, et rassurer le marché.

Bien que ce ne soit pas le cas dans cette affaire, la loi de Benford aurait pu servir à percer à jour une malversation d’une telle envergure.

Utilisée en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde, cette loi sur les nombreux anormaux facilite la détection de fraudes financières et électorales, comme le rappelait récemment un article de The Economist.

Elle repose sur le postulat que, dans une série de données (comme les résultats d’une entreprise ou les cours boursiers), il y a davantage de probabilités de voir apparaître en premier lieu des nombres débutant par le chiffre 1 (30,1 %) que par le chiffre 9 (4,58 %).

Cette supposition est tout à fait raisonnable lorsqu’on pense aux ensembles appelés à croître de façon exponentielle, comme les ventes ou le chiffre d’affaires.

Une distribution statistique qui va à l’encontre de cette règle pourrait indiquer une manipulation ou une falsification.

Les investisseurs ne tolèrent plus les écarts comme ceux dont Olympus s’est révélée coupable. La loi de Benford peut concourir à rétablir leur confiance, né­cessaire au bon fonctionnement du système. Pour les matheux que la chose intéresse, la suite de Fibonacci est conforme à la loi de Benford…

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14 novembre 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 11 novembre 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:

• Étonnante amélioration de la balance commerciale américaine.

• États-Unis : rebond du crédit à la consommation en septembre.

• Canada : les mises en chantier sont demeurées relativement élevées en octobre.

• Canada : le solde commercial est revenu en territoire positif.

• Les Bourses paniquent devant la montée en flèche des taux italiens.

• Les risques en Europe maintiennent les taux obligataires à de bas niveaux.

• Passage éclair sous 1,35 $ US pour l’euro.

Source: Études Économiques Desjardins

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7 novembre 2011

Je relis ma chronique du 12 octobre 2010 et, ma foi, elle est toujours d’actualité! Souvenez-vous : les marchés boursiers nord-américains, après avoir été maussades de janvier jusqu’en août, avaient rebondi de façon spectaculaire pour terminer l’année en hausse.

Le scénario semble se reproduire : la re­mon­­tée soudaine observée en octobre (excluant la journée du 31) est venue effacer la presque totalité des pertes encourues depuis le début de 2011. L’indice S&P 500 a progressé en effet de 13 %.

Plus précisément, 477 des 500 sociétés qui le composent ont enregistré des gains. Une telle cohésion n’avait pas été observée depuis 1987. L’indice de volatilité VIX a fondu, lui, de 30 %.

Pendant ces mêmes 30 jours, l’indice de la Bourse de Toronto a gagné 8 %, ce qui est fort appréciable. Certes, les nouvelles sont encourageantes. L’Europe est déterminée à régler ses dettes, alors que l’économie américaine donne des signes de redressement. Le PIB de nos voisins du sud a grimpé de 2,5 % au troisième trimes­tre et les deux tiers des entreprises ont publié des résultats supérieurs aux attentes. Le secteur immobilier se stabilise, et les taux d’intérêt resteront bas encore un bout de temps.

Ils le resteront également chez nous, la Banque du Canada étant résolue, malgré le risque inflationniste, à maintenir une politique de stimulation. Est-ce le moment d’acheter? Est-ce que demain plus favorable qu’aujourd’hui? Si vous investissez à long terme, la réponse n’a pas beaucoup d’importance…

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4 novembre 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 4 novembre 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:

• L’emploi a crû moins rapidement que prévu en octobre aux États-Unis, mais le taux de chômage a enfin diminué.

• États-Unis : les indices ISM ont diminué en octobre.

• Le marché du travail canadien a perdu 54 000 emplois en octobre.

• Canada : le PIB réel par industrie a augmenté de 0,3 % en août.

• L’enthousiasme fait place à la stupéfaction sur les Bourses.

• Les obligations récupèrent leurs pertes.

• Le dollar canadien revient sous la parité par rapport au billet vert.

Source: Études Économique Desjardins

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