Les fraudeurs sont passés maîtres dans l’art de trouver de nouvelles façons d’escroquer les honnêtes gens.
Récemment, un client nous parlait d’une société qui organise dans des hôtels cinq étoiles des conférences dont le but est de convaincre les participants que les marchés financiers et le capitalisme ne sont en fait que de vastes supercheries dont usent une poignée d’individus brillants pour s’approprier l’argent des particuliers.
Pour recruter des investisseurs, les représentants de cette entreprise soutiennent que la crise financière actuelle est l’exemple parfait de la théorie qu’ils avancent. À l’aide d’une vidéo-choc, ils annoncent que les marchés financiers s’écrouleront et que seuls ces «manipulateurs» profiteront de la débandade…
Je peux concevoir que des personnes ne croient plus aux marchés financiers et que certains particuliers refusent d’investir dans des actions de sociétés. Mais je ne peux accepter que des individus aient recours à la peur pour recruter des clients mal informés et inconscients de la supercherie.
Cette entreprise «bienveillante» conseille donc d’acheter des titres d’entreprises cotées sur des Bourses alternatives. Elle met aussi de l’avant une structure pyramidale qui consiste à rémunérer ceux qui recrutent d’autres personnes. Et si ces nouveaux clients achètent la documentation, qui peut coûter jusqu’à 13 000 $US, la personne qui les a amenés reçoit une rémunération supplémentaire, et ainsi de suite…
Ces propos vous rappellent-ils quelque chose? Eh bien, croyez-le ou non, cette entreprise attire encore un grand nombre d’honnêtes citoyens!
Si jamais on vous présente une belle occasion d’affaires, rappelez-vous qu’une simple recherche dans Google vous permettra de vous renseigner et de découvrir s’il s’agit d’une supercherie. De plus, vous pouvez valider les renseignements qui vous sont offerts auprès d’organismes l’autoréglementation canadiens comme l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières ou l’Autorité des marchés financiers, qui vous diront si l’entreprise est inscrite et, donc, soumise à leurs règlements.
Si l’économie et les marchés financiers ne vous inspirent plus confiance, sachez qu’il existe d’autres manières d’investir. Renseignez-vous auprès de votre institution financière et surtout, évitez de demander des informations à une entreprise dont le siège social se trouve dans un paradis fiscal, car si jamais vous devez engager des poursuites contre cette société, il y a fort à parier qu’elle aura disparu en emportant votre argent pour aller ouvrir ailleurs sous un autre nom!
Si une personne vous raconte une histoire trop belle pour être vraie et se présente comme le «Nostradamus de la finance», méfiez-vous !
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro9août
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Encore une fois, le marché du travail américain a été dominé par l’effet du recensement en juillet. Le recul important de l’emploi est ainsi totalement expliqué par la mise à pied de plus de 140 000 employés temporaires qui ont travaillé au printemps à cette enquête décennale. Il reste encore 196 000 emplois liés au recensement qui disparaîtront au cours des prochains mois. Cela continuera d’avoir une influence majeure sur les chiffres mensuels de l’emploi.
Même en excluant le recensement, les données de ce matin confirment la faiblesse du marché du travail américain. La création de 71 000 emplois privés est légèrement en dessous des attentes et, surtout, elle s’accompagne d’une révision à la baisse significative pour le mois de juin. Après un début d’année étonnamment fort, l’emploi privé affiche ainsi un ralentissement indéniable alors qu’une création moyenne de 154 000 emplois par mois, de février à avril, a été suivie d’une hausse moyenne de seulement 51 000 postes de mai à juillet. La hausse de 36 000 emplois dans le secteur manufacturier est positive, mais ce chiffre semble avoir été gonflé par certaines distorsions liées à la mise à niveau des usines dans le secteur de l’automobile.
Si le tableau de l’emploi est quelque peu décevant, les statistiques sur les heures travaillés et les salaires ont légèrement dépassé les attentes.
Implications : Dans l’ensemble, les données sur le marché du travail américain sont légèrement décevantes et semblent confirmer que l’économie américaine se dirige vers une croissance plus modeste en deuxième moitié d’année.
Source: Études économiques Desjardins
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Certains investisseurs chevronnés nous le recommandent fortement.
Nicholas Bloom, professeur agrégé au département d’économie de l’Université Stanford dit savoir exactement quoi faire quand les dirigeants et les investisseurs n’achètent pas d’actions. L’ex-conseiller du ministère de l’Économie et des finances britannique, qui en plus d’avoir publié trois études sur l’impact de l’incertitude sur l’économie, a déclaré : « Tout mon argent est sur le marché boursier ». Tandis que l’insécurité accrue peut diminuer la croissance en incitant des sociétés à remettre à plus tard l’investissement et l’embauche, ses études démontrent que l’effet est provisoire. Dans les prochains six mois, la production et l’emploi vont rebondir à mesure que l’anxiété diminuera, dit-il.
Cette recherche fait écho à celle publiée en 1980 par le président de la Réserve fédérale américaine, Ben S. Bernanke, quand il était également enseignant à l’Université Stanford en Californie. La résolution « d’incertitude », écrivait-il peut conduire à « un boom de l’investissement » par les entreprises.
D’ailleurs, James Paulsen, stratège chez Wells Capital Management à Minneapolis et Joseph Quinlan, chef de marché et stratège chez US Trust, Bank of America Private Wealth Management à New York, ont fait le pari que les études de Bloom seront exactes. Paulsen, dont l’entreprise gère environ 375 milliards de dollars, prévoit que l’indice Standard & Poor’s 500 terminera l’année entre 1300 et 1350. Quinlan, qui contribue à superviser près de 308 milliards de dollars, prévoit quant à lui une augmentation à 1250. Depuis hier, l’indice a diminué de 10 % par rapport à son sommet en avril, pour clôturer à 1095,34, même après avoir augmenté de 7,1 % durant les six derniers jours de bourse. L’indice MSCI Monde va dans la même direction en reculant également de 10,7 pour cent en dessous de son sommet atteint en avril, alors que les investisseurs déménageaient des sommes provenant d’actions en obligations.
Pourquoi cette baisse? Les derniers évènements mondiaux ont donné la frousse à plus d’un investisseur. Notamment, la crise de la dette souveraine en Europe et les doutes sur la capacité des décideurs du monde entier à réorienter et à relancer leurs économies dans le sillage de la récession 2008-2009 à travers le monde entier.
Source : Bloomberg, 14 juillet 2010
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