2 septembre 2010

Après deux mois de baisse qui ont, entre autres, exacerbé les inquiétudes concernant la vigueur de l’économie américaine, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board semble se stabiliser. Il rejoint ainsi l’indice de l’Université du Michigan qui a, lui aussi, connu une légère amélioration au cours du mois d’août. Ce gain a peut-être été amené par la baisse du prix de l’essence au cours des dernières semaines, qui a pu contrebalancer les mauvaises nouvelles provenant du marché du travail et de la Bourse. Il faut toutefois noter que cette hausse mensuelle ne parvient pas à porter l’indice total au-dessus du niveau enregistré en juin. S’il affiche une amélioration par rapport aux creux enregistrés il y a un an et demi, l’indice du Conference Board reste ainsi près des planchers atteints lors des récessions précédentes.

 Les prix des maisons existantes ont continué à augmenter en juin selon l’indice S&P/Case-Shiller. Pourtant, d’autres indices de prix montraient déjà certains signes de faiblesse au cours de ce mois. Il semble donc que le programme de crédit d’impôt a réussi à stimuler à la fois les ventes et les prix jusqu’à la fin du printemps. Toutefois, avec la chute des ventes en juillet et l’augmentation du ratio stock/ventes, on peut s’attendre à des baisses de prix au cours de l’été.

Implications : Les hausses mensuelles de la confiance en août et des prix des maisons en juin font figure de baume après une série de mauvaises nouvelles publiées récemment aux États-Unis. Toutefois, le faible niveau de l’indice du Conference Board tout comme les risques associés au marché immobilier font que les incertitudes demeurent bien en place.

Source:Études Économiques Desjardins

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30 août 2010
  • Il existe, en analyse technique, une théorie qui tend à prédire les krachs boursiers
  • Le présage d’Hindenburg tire son nom de l’écrasement du zeppelin allemand en 1937

Selon cette théorie basée sur l’observation statistique, lorsqu’au cours d’une même séance, au moins 2,2 % des actions atteignent un cours de Bourse au plus haut depuis 52 semaines et que 2,2 % d’un autre groupe de titres s’établissent en revanche à un cours plancher de 52 semaines, alors cela annonce un nouveau krach à Wall Street. Pour que le scénario soit validé, il faut cependant que cette configuration se reproduise dans les 40 jours qui suivent le premier signal. Et, selon les données historiques, lorsque les conditions correspondant au présage sont observées, il existe 75 % des chances que le marché recule de plus de 5 % dans les 40 jours suivants.

Cette configuration a précédé tous les krachs des 25 dernières années. Ce phénomène rare a été observé à la mi-août sur le New York Stock Exchange (NYSE), ce qui pourrait laisser présager que les conditions sont réunies pour un éventuel krach boursier.

 Est-ce que le présage se concrétisera? Le risque est que les investisseurs croient que cela est possible et qu’ils provoquent ainsi un mouvement de panique de vente dans les marchés boursiers sans qu’il y ait de changement fondamental dans l’économie. Sauf qu’avec l’efficience des marchés boursiers, cette théorie est normalement déjà connue et devrait refléter pleinement la valeur actuelle du marché.

Même si tout est possible à court terme, nous trouvons que la théorie «à contresens» a plus de poids, car cette méthode part du principe qu’une opinion est toujours le reflet d’une action passée et non une intention future. Par observation, un consensus trop fortement établi est très souvent pris à contre-pied. Warren Buffet nous rappelle que c’est lorsque personne ne veut acheter d’actions qu’il faut en acheter et qu’il faut les vendre quand tout le monde en veut.

Donc, selon la théorie du «contresens», et si on se fie à l’humeur maussade des investisseurs, le marché devrait monter dans les prochains mois et non s’écraser comme le zeppelin Hindenburg.

Qu’en pensez-vous?

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro30août

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30 août 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 27 août 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

•Nouveau creux des ventes de maisons aux États-Unis.

•États-Unis : comme prévu, le PIB réel du second trimestre a été révisé à la baisse.

•Canada : une baisse des prix freine les ventes au détail.

•Canada : les bénéfices d’exploitation des entreprises ont diminué au deuxième trimestre.

•Des pertes pour la plupart des indices boursiers.

•La Réserve fédérale préfère attendre avant d’annoncer de nouveaux achats d’obligations.

•À moins de 0,95 $ US, le dollar canadien poursuit sur sa tendance baissière.

source: Études Économiques Desjardins

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23 août 2010

Plusieurs investisseurs se tournent vers le marché du pétrole, de l’or ou du café. Acheter et vendre des commodités demande toutefois une formation solide et de l’expérience.

Étant donné la faiblesse des taux d’intérêt et l’incertitude économique qui persiste, plusieurs investisseurs se tournent vers le marché des marchandises (communément appelées commodités dans le jargon financier), telles que le pétrole, l’or ou le café.

Ces matières premières se négocient habituellement sous forme de contrats à terme et nécessitent des connaissances approfondies. Lorsquon achète un contrat à terme, on achète la promesse de livrer la marchandise à un prix déterminé et à une date donnée. Bien sûr, la majorité des investisseurs vendent leur contrat avant livraison, car ils ne sauraient que faire d’une cargaison de barils de pétrole!

Une solution de rechange intéressante est accessible grâce aux nombreux fonds négociés en Bourse (FNB) composés de contrats à terme liés à une commodité quelconque. À première vue, ce véhicule de placement (FNB) peut sembler évident et facile à comprendre. Par exemple, on pourrait présumer que si le prix du pétrole augmente, le FNB composé de contrats à terme liés au pétrole devrait augmenter aussi. Or, les faits démontrent que ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, les investisseurs peuvent se faire piéger dans une trappe appelée l’effet contango.

 Ce phénomène se produit lorsque le gestionnaire achète des contrats à terme pour des mois successifs dont les prix sont progressivement supérieurs à ceux pour les mois de livraison plus proches, cela en partie à cause du coût implicite d’entreposage et d’autres frais liés à la marchandise.

Si vous cherchez une stratégie passive à long terme pour acheter des commodités, les FNB deviennent donc de très mauvais placements. Pour pouvoir bénéficier de tous leurs avantages, il faudrait les négocier sur une base journalière, ce qui devient très dangereux pour les petits investisseurs puisqu’ils risquent de se faire avaler tout rond par les investisseurs professionnels qui jouent sur cette inefficience des marchés. 

Acheter et vendre des commodités demande une formation solide et de l’expérience. Les FNB ont donné à tout le monde la possibilité de négocier des commodités. Toutefois, l’inexpérience et le manque de connaissances pourraient vous ruiner si vous tentez de reproduire le prix au comptant d’une commodité par l’achat et la vente d’indices boursiers. Un investisseur averti en vaut deux.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro23août

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