8 mars 2010

Ce n’était pas une surprise de voir le gouvernement et le ministre Flaherty garder le cap sur le Plan d’action économique mis en place l’an dernier. Le gouvernment espère une relance qui sera suffisamment forte pour permettre à l’économie de poursuivre sa croissance de façon autonome.

Le gouvernement table sur un retour à l’équilibre dans environ 5 ans. D’ici 2014-2015, le gouvernment voit ses recettes atteindre 296 milliards. Une augmentation de 63 milliards sur les revenus réels de 2008-2009.  Ainsi le gouvernement, selon leur pronostic arriverait à un déficit de seulement 1.8 milliard sur une dette totale de 622 milliards.  En 2008-2009, la dette d’élevait à 463.7 milliards et le déficit 5.8 milliards.

Le plan d’action poursuit sa route et , bien sûr, ce budget comporte une multitude de programmes peu coûteux. Tous les budgets en comportent et ils sont nécessaires pour combler des besoins changeants de la population et du secteur des affaires. Pour ce qui est du retour graduel vers l’équilibre, les défis sont grands, surtout dans la recherche d’une plus grande efficacité de l’appareil gouvernemental. Cependant, pour l’instant, il y a peu de raisons de croire que l’objectif ne sera pas atteint.

Le gouvernement semble avoir réussi à répondre aux principales attentes des analystes et des marchés financiers. Le
plan de retour à l’équilibre s’est précisé avec des mesures d’économie qui seront de l’ordre de 17,6 milliards  au cours des cinq prochaines années. Les hypothèses formulées à propos des revenus sont plausibles.

Quant aux dépenses, si le gouvernement suit à la lettre les mesures d’économie suggérées dans le budget, il faudra admettre que le pari du retour graduel à l’équilibre budgétaire au cours des prochaines années aura été gagné. Cependant, il ne faut pas oublier que la dette fédérale calculée par les déficits accumulés s’élèvera alors à 622 milliards soit une augmentation de 36 % avant la crise financière.

Cette crise aura coûté cher aux Canadiens, et il faudra un jour ou l’autre établir un plan de remboursement ou de diminution de l’endettement au pays afin de conserver les acquis obtenus grâce à l’assainissement des finances publiques effectué avant la récession.

De plus, même si la situation économique s’est grandement améliorée et que les marchés financiers ont retrouvé un
rythme de fonctionnement plus normal, de nombreuses incertitudes demeurent. Le retour graduel à l’équilibre s’étend sur une longue période et plusieurs événements imprévus pourront survenir, d’autant plus que le  vieillissement de la population mettra davantage de pressions sur les finances publiques en général. La partie n’est pas gagnée. Cet environnement demandera encore des sacrifices pour la population canadienne et représente,sans aucun doute, pour plusieurs années un défi de taille!

Source : Études économique Desjardins

5 mars 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 5 mars 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• Les pertes d’emplois ont été moins fortes que prévu en février aux États-Unis.
• États-Unis : la consommation s’est montrée un peu plus forte qu’anticipé en janvier, mais le revenu disponible a diminué.
• Canada : le PIB réel augmente de 5,0 % au quatrième trimestre de 2009.
• La Banque du Canada laisse ses taux d’intérêt directeurs inchangés.
• Une diminution des craintes concernant la Grèce et de bonnes statistiques américaines profitent aux Bourses.
• Semaine difficile pour le marché obligataire.
• Le huard à plus de 0,97 $ US.
• Les mouvements de prix devraient amener une légère détérioration de la balance commerciale américaine.
• Tempêtes, automobiles et essence : trois facteurs ayant probablement mené à une baisse des ventes au détail américaines en février.
• Canada : les mises en chantier devraient demeurer relativement élevées.
• Canada : une première hausse du taux d’utilisation de la capacité industrielle depuis le début de 2007.
• Canada : une progression plus modeste de l’emploi est attendue pour février.

Source : Études économique Desjardins

27 février 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 26 février 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• États-Unis : les ventes de maisons chutent en janvier.
• La confiance des consommateurs américains s’est grandement détériorée en février.
• Le PIB réel américain du quatrième trimestre est légèrement révisé à la hausse : 5,9 %.
• Canada : le solde au compte courant s’améliore au quatrième trimestre de 2009.
• Plusieurs statistiques économiques décevantes font reculer les Bourses.
• Ben Bernanke rassure le marché obligataire.
• Le huard retombe sous 0,95 $ US.

Source : Études économique Desjardins

9 février 2010

ist1_8496347-coins-and-plant-isolated-on-white-backgroundDevrais-je prendre un REER si j’ai 25 ans et que mes revenus sont de 28 000 $ par année? – Julie

Julie nous a fait parvenir cette question la semaine dernière. Tentons d’y répondre.Comme on le sait, février est régulièrement appelé le mois des REER, parce que la date butoir pour cotiser à un REER arrive habituellement au début mars. Cette année, la date limite est le 1er mars 2010.

Le REER est d’abord un outil pour économiser en prévision de sa retraite. Pour les personnes qui prendront leur retraite à 65 ans, la retraite pourrait durer 25 ans et plus, compte tenu de l’espérance de vie.

Les individus qui n’auront pas constitué un fond de retraite suffisant devront compter sur les gouvernements pour les aider lorsqu’ils seront arrivés à la retraite. Depuis la dernière crise économique, la situation financière de nos gouvernements s’est détériorée. De plus, avec le vieillissement de la population, les dépenses de nos gouvernements ont tendance à exploser, notamment dans le secteur de la santé. Les gouvernements auront-ils les moyens d’aider Julie lorsqu’elle aura 65 ans?

Si Julie cotise à son REER, ses économies fructifieront à l’abri de l’impôt pendant plusieurs décennies. Si elle évite de toucher à ses épargnes, le facteur temps jouera en sa faveur. Cependant, puisque son salaire devrait s’apprécier avec le temps, elle pourrait pour le moment considérer cotiser à un compte d’épar­gne libre d’impôt (CELI) plutôt qu’à son REER. Lorsque son salaire sera plus élevé (taux marginal d’imposition supérieur), elle pourra contribuer à son REER avec l’argent économisé dans son CELI et recevoir un remboursement d’impôt.

Toutefois, elle n’obtiendra pas de remboursement d’impôt pour ses contributions CELI, mais ses retraits ne seront pas imposables. Si Julie, avec une rigueur et une discipline exemplaires, réussissait à économiser 10 % de son salaire et cotisait 2 500 $ à son REER, son remboursement d’impôt serait approximativement de 571 $. Elle pourrait ensuite déposer ses 571 $ dans son CELI pour se constituer un fond d’urgence, par exemple. Le choix du mode de détention dépend donc de son besoin en liquidité pour les prochaines années.

 
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