3 octobre 2011

Le quotidien Le Monde titrait récemment que les fonds négociés en Bourse (FNB) pourraient constituer une nouvelle bulle financière et se révéler dangereux pour les investisseurs.

La plupart des FNB tiennent leurs promesses : à faible coût (frais de gestion peu élevés), ils offrent un accès aux marchés étrangers et facilitent la diversification de portefeuille.

Mais, étant donné l’engouement qu’ils ont suscité ces 10 dernières années, il ne faut pas s’étonner que des fabricants aient fini par complexifier le produit original.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les FNB ne sont pas tous constitués de la même façon et ne présentent pas un degré de risque égal. Mais c’est vrai aussi des autres titres financiers (actions et obligations). C’est pourquoi, dans chaque cas, il est important et nécessaire de définir ses objectifs de placement et son degré de tolérance au risque.

Certains FNB s’adressent davantage aux spéculateurs qu’aux investisseurs ordinaires. Ils exploitent l’effet de levier financier, utilisent des produits dérivés et sont adossés à des actifs risqués ou douteux.

Ils font l’objet d’une surveillance étroite de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM), qui impose toute une série de mesures aux firmes de courtage, dont l’interdiction formelle de solliciter leurs clients pour leur vendre ce type de produits.

Ce sont effectivement des placements à éviter. D’ailleurs, nous avons souvent écrit à ce sujet dans cette chronique. Mais, attention : il ne faut pas mettre tous les FNB dans le même panier.

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22 août 2011

De toutes les er­reurs qu’on peut commettre dans la gestion de portefeuille, nous en retenons trois, malheureusement assez courantes, qui influent significativement sur le rendement à long terme.

1. Négliger de rééquilibrer ses placements

Vendre haut et acheter bas! Telle devrait être la devise de tout investisseur. Mais qui trouve le courage de liquider ses meilleurs placements pour acquérir des titres perdants? Au printemps 2009, par exem­ple, il aurait été sage de vendre vos obligations pour acheter des actions, dont le prix s’était affaissé au lendemain de la crise financière. Ainsi, votre portefeuille aurait été en excellente position pour profiter de la reprise qui a suivi. Bien que parfois douloureux, cet exercice de rééquilibrage peut se révéler rentable. On estime que, répété régulièrement, il augmenterait d’environ 2 % le rendement annuel sur 10 ans.

2. Succomber aux modes

Il faut se méfier des histoires à succès que rapportent les médias ou votre beau-frère! Certes, si un secteur d’activité économique a connu l’an dernier une progression de 30 %, il est tentant d’y placer une partie de vos économies. Mais qui vous dit que l’exploit sera réédité? La stratégie la plus sûre consiste à limiter à 20 % votre exposition à un secteur donné, que ce soit l’énergie, les matières premières ou les services financiers. Il faut parfois consentir à des résultats moindres pour mieux gérer le risque et vous mettre à l’abri d’une dégringolade. Souvenez-vous de l’écla­tement de la bulle techno au tournant de l’an 2000…

3. Ne pas tenir compte des frais de gestion

Avez-vous une idée des frais de gestion que vous payez? Sont-ils concurrentiels, au moins? Chaque dollar que vous épargnerez s’ajoutera à votre rendement, ne l’oubliez pas!

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20 juin 2011

J’ai demandé au spécialiste en assurance de personnes Claude Beaudoin de nous donner quelques conseils.

Plusieurs d’entre vous se posent la question : en cas d’accident ou de maladie, disposerez-vous de liquidités suffisantes? Pour éviter de puiser dans votre épargne, souscrivez une assurance santé. Faites-le même si une police collective de votre employeur vous couvre déjà, car la transformer en assurance personnelle quand vous prendrez votre retraite vous coûtera cher.

La Société canadienne du cancer estime que deux personnes sur trois seront atteintes de cette maladie. Pourquoi ne pas combiner les avantages d’une assurance vie avec ceux d’une assurance en cas de maladie grave?

Si vous êtes travailleur autonome, l’assurance invalidité vous intéressera particulièrement, car elle vous permettra de compenser une perte de revenus attribuable à la maladie ou à un accident et de respecter vos engagements financiers.

Si vous êtes dans la cinquantaine, une assurance contre la perte d’autonomie vous apportera la paix d’esprit : elle permettrait d’obtenir, si beoisn est, une rente non imposable grâce à laquelle vous pourriez rester à domicile.

Puis, offrez à vos enfants, pendant qu’ils sont encore jeunes, une protection qui leur sera ensuite acquise; autrement, leur assurabilité pourrait être compromise à l’âge adulte s’ils tombaient malades d’ici là.

Enfin, n’oubliez pas d’assurer vos biens pour un montant au moins égal à leur valeur imposable, de sorte que votre succession puisse régler le fisc sans problème. N’hésitez pas à consulter un spécialiste pour connaître les couvertures les mieux adaptées à vos besoins.

Et, puisque notre situation professionnelle et familiale évolue avec le temps, songez à revoir vos protections actuelles.

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6 juin 2011

La plupart des analystes s’y attendaient, la Banque du Canada a décidé, la semaine dernière, de maintenir à 1 % son taux cible de financement à un jour.

Si vous avez contracté un prêt (hypothécaire ou autre) à taux variable, c’est une bonne nouvelle. C’est moins reluisant si vous êtes rentier et tirez un revenu de vos placements.

L’excellente tenue de notre économie et une inflation atteignant 3,3 % ont pu faire croire à un possible relèvement de taux. La banque centrale a choisi de ne pas passer immédiatement à l’action, mais laisse entendre qu’elle le fera dans les mois à venir.

Selon les Études économiques de Desjardins, une hausse pourrait être an noncée dès la prochaine réunion de direction de la Banque, le 19 juillet, si les perspectives restent avantageuses. D’ici la fin de l’année, le taux pourrait même grimper à 1,75 %.

Pourquoi ne pas profiter du sursis pour réduire votre dette ou majorer le montant de vos remboursements, avant que le coût du financement augmente?

En revanche, vous devez prendre votre mal en patience si vous rêvez d’obtenir un taux plus intéressant sur votre épargne…

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