5 décembre 2011

Nous en avions traité dans une chronique précédente, mais j’y reviens, tant la question est cruciale.

Elle a dominé toute l’actuali­té fi­nanciè­re de la dé­cen­nie, de­puis l’éclatement de la bul­le technologique jusqu’à la présente crise de la dette des États, en passant par la récession de 2008.

Je parle évidemment de la volatilité. Elle se révèle si forte, si importante qu’elle vient modifier en profondeur nos habitudes de placement, chambouler nos attentes et, parfois, invalider nos projections.

Il n’est donc pas étonnant de voir apparaître sur le marché des produits dont l’objectif est justement de la contrecarrer ou, à tout le moins, d’en atténuer les impacts.

Par exemple, de nouveaux fonds de placement concentrent leurs investissements dans des actions mondiales ayant enregistré la plus faible variabilité à long terme. Ils s’adressent à l’investisseur désireux de ne pas s’exposer uniquement au marché canadien et de se prémunir contre les éventuels contrecoups de la situation qui prévaut en Europe.

Bref, c’est un instrument de diversification et de sta­bilité. Il faut cependant comprendre que la réduction du risque ne se fait pas obligatoirement au détriment du rendement. Au contraire, l’objectif est de concilier les deux.

Disons que deux stratégies bien différentes pourraient vous valoir une progression de 30 % de votre portefeuille.

L’une privilégie cinq titres mirobolants, mais qui fluctuent beaucoup. L’autre mise sur 400 sociétés dont les titres ont montré une cons­tance surprenante dans le temps. À résultat égal, quel­le approche choisissez-vous? Le confort ou le danger?

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1 novembre 2011

La volatilité des indices devient de plus en plus forte, on ne peut le nier.

Pour tenter d’expliquer la volatilité des indices boursiers, nous entendons souvent que les marchés ne sont plus ce qu’ils étaient et que tous les acteurs économiques dépen­dent aujour­d’hui les uns des autres, mondialisation oblige.

Mais, si vous respectez scrupuleusement votre profil d’investisseur, cette volatilité ne devrait pas vous empêcher de dormir. Elle apporte même d’alléchan­tes occasions qu’il vous suffit de saisir. Car il ne faut pas confondre volatilité et risque.

Actuellement, la situation budgétaire en Grèce et le fléchissement de la croissance en Chine préoccupent les épargnants.

Ce n’est pas la première ni la dernière fois que de telles appréhensions créent de la volatilité (ou de l’instabilité, si vous préférez) et affectent les Bourses à la baisse. Il n’en demeure pas moins que des milliers d’entrepri­ses, partout dans le monde, vont continuer d’encaisser des profits imposants, même si la Grèce faisait faillite ou si la consommation des Chinois diminuait. L’économie n’arrêtera pas de tourner.

La volatilité actuelle est sans doute amplifiée par les manchettes alarmistes des médias, qui ont pour effet d’engendrer de la panique, incitant des investisseurs mal avisés à se débarrasser de leurs actions.

Plus ils sont nombreux à liquider leurs titres, plus les indices fondent. Un cercle vicieux se forme. La peur n’est jamais bonne conseillère. Et c’est généralement quand les prix sont hauts qu’il est logique de vendre.

Si vous éprouvez toujours un certain malaise face à la conjoncture, parlez-en avec votre conseiller. Votre profil n’est peut-être pas bien adapté à votre réalité.

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17 octobre 2011

La Semaine de la PME bat son plein jusqu’à samedi. Voici quelques observations sur les finances personnelles de l’entrepreneur.

Généralement, il est sensible à l’importan­ce de l’épar­gne et, même si sa société n’est pas inscrite en Bourse, il est plus familier avec le marché, la finance et l’économie que le citoyen moyen. Mais comment gère-t-il son actif personnel? Préfère-t-il prendre lui-même les décisions de placement? Veut-il être conseillé?

Le plus souvent, nous recommandons à l’entrepreneur de concentrer ses énergies sur la croissance de sa société. Il met ainsi ses habiletés et ses compétences à contribution pour accroître sa richesse et son patrimoine.

Pourquoi gaspiller son temps à suivre des titres, alors que ce n’est pas son métier? Pourquoi tenter de prévoir les orientations d’un marché, alors qu’il ne dispose pas nécessairement des outils, des connaissan­ces et de l’expertise pour le faire efficacement?

Il est donc judicieux pour lui de faire appel à un conseiller en placement, qui l’accompagnera, non seulement dans la stratégie de placement, mais aussi dans la planification financière et fiscale. À cet égard, le conseiller n’hésitera pas à s’entourer d’une équipe de professionnels pour répondre à tous les besoins de l’entrepreneur.

Bien que chaque situation soit particulière et mérite une analyse spécifique, le conseiller en place­ment aura tendance à adopter une appro­che prudente, voire défensive, dans la gestion des avoirs personnels de l’entrepreneur.

Ce dernier prend déjà assez de risques chaque jour dans la conduite de ses af­fai­res : un portefeuille stable ne peut pas lui faire de tort… Ce sera une bonne protection en cas de coup dur.

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11 octobre 2011

En 2000, j’ai rapporté d’un voyage en France un vin de Margaux, qui valait alors 100 $. Beau souvenir de voyage, j’en conviens…

Cette année, pour souligner mon anniversaire, nous a­vons fait honneur au Médoc qui dormait dans mon sous-sol depuis plus de 10 ans et qui, je peux l’attester, a très bien vieilli.

Le lendemain, en consultant le site de la SAQ, j’ai eu la surprise de constater que les bouteilles du même millésime coûtent aujour­d’hui 400 $. Le financier en moi a immédiatement calculé un rendement dépassant 300 % sur 10 ans.

Je ne vous conseille pas de liquider (c’est le cas de le dire) votre REER pour importer des barriques de rouge aux fins de revente. Il y a des moyens plus simples d’obtenir un rendement supérieur à celui des marchés boursiers.

Prenons le titre de la société Constellation Brands (STZ à la Bourse de New York), propriétaire de vignobles et de marques prestigieuses comme Robert Mondavi, Ravenswood, Blackstone, Kim Crawford, Inniskillin et Jackson-Triggs.

Loin de moi l’intention d’en faire la promotion et encore moins de vous le recommander sans avoir déterminé au préalable votre profil d’investisseur. Mais cet exemple, plutôt éloquent, sert bien mon propos.

Entre le 3 janvier 2000 et le 30 septembre dernier, la valeur de l’action STZ a bondi de 6,62 $US à 18 $US. Une croissance de 171 % sur 11 ans, tandis que l’indice S&P 500 reculait de 22 % pendant la même période!

De quoi faire «rougir» les gestionnaires de portefeuilles de la planète! À votre santé!

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