L’année 2009, qui a défié les prédictions de nombreux experts, sera mémorable pour plusieurs raisons. Elle évoquera à jamais les images de la volatilité extrême des marchés, la fragilité du système bancaire mondial et de son interdépendance, le rôle crucial de la Fed et des gouvernements, les scandales financiers, et surtout, les plus belles opportunités pour les investisseurs depuis très longtemps.
Il y a plusieurs leçons que nous pouvons tirer de la dernière année. Le légendaire investisseur et milliardaire Warren Buffet, un personnage qui inspire autant les petits que les grands investisseurs, nous les rappelle régulièrement dans ses livres, dans les médias et lors de son assemblé annuel des actionnaires. Voici donc nos 5 leçons préférées :
1. Il n’y a pas de corrélation entre le quotient intellectuel d’un investisseur et sa capacité d’investir. Lorsqu’on possède une intelligence normale, on a simplement besoin d’un tempérament qui nous permettra de contrôler nos émotions. Buffett nous rappel que les émotions et non le dernier rapport de recherche sont souvent la source des mauvaises décisions.
2. Il faut toujours respecter deux grands principes de l’investissement : 1) ne jamais perdre d’argent ; 2) ne jamais oublier le 1er principe…
3. Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs.
4. Le marché boursier ne pourra jamais être rationnel. Le fait que les investisseurs auront toujours de la cupidité, de la peur et de l’exubérance sont prévisibles. C’est la séquence qui n’est pas prévisible.
5. Si un investisseur achète périodiquement des actions pour la retraite, il devrait espérer que le marché baisse à l’occasion. Plusieurs investisseurs ne sont pas à l’aise avec les baisses de marché. Ils sont déprimés lorsque les marchés baissent et euphoriques lorsqu’ils montent. Selon M. Buffett, cette réaction ne fait pas de sens. Seulement ceux qui doivent vendre leurs actions prochainement devraient être heureux de voir les hausses. Ceux qui veulent acheter devraient préférer les baisses.
Warren Buffett est le plus grand investisseur de la planète. Il achète des compagnies à rabais pendant que la majorité des gens ont trop peur d’investir. À cause de sa sagesse, sa discipline et son opportunisme, 2009 aura été une très bonne année pour lui. Nous espérons que vous avez pu en profiter vous aussi.
Popularity: 1% [?]
Dans un contexte où les taux d’intérêt sont bas, les obligations canadiennes de deux et cinq ans rapportent un maigre rendement de 1,16 % et 2,42 % respectivement. Les investisseurs cherchent désespérément une solution de rechange aux obligations gouvernementales. Un substitut intéressant aux obligations est sûrement les actions ordinaires à dividende élevé.
De plus, le traitement fiscal des revenus de dividende est avantageux par rapport à celui des revenus d’intérêt. Plusieurs compagnies canadiennes versent un dividende annuel intéressant comme par exemple, en ce moment la Banque de Montréal verse 5,23 %, Telus 5,36 %, Transcanada Corp 4,38 % et Canadian Utilities 3,35 %.
Les compagnies qui augmentent leur dividende annuel régulièrement récompenseront davantage les actionnaires, entre autre, la Banque de Montréal a doublé son dividende annuel au cours des années entre 2003 à 2009. De plus, contrairement aux obligations, les actions ordinaires avec dividende protègent les investisseurs contre l’inflation car les entreprises ajusteront leur prix en ligne avec l’inflation. Autre avantage, si la faiblesse des taux d’intérêt se prolonge, la valeur des actions ordinaires à dividende pourrait monter en raison d’une forte demande.
Standard & Poor’s a créé un indice idéal pour les investisseurs en quêtent de dividende, il s’agit de l’indice S&P/TSX Canadian Dividend Aristocrats Index. Pour être incluse dans l’indice Aristocrats, la compagnie doit respecter les trois critères suivants :
- Elle est une action ordinaire ou une fiducie de revenu qui se transige sur la Bourse de Toronto.
- Elle a augmenté ses dividendes distribués aux actionnaires à chaque année au cours des cinq dernières années.
- Elle doit avoir une capitalisation boursière supérieure à 300 millions.
L’un des promoteurs de l’indice Aristocrats est Claymore. Il est possible de transiger ce titre sous le symbole CDZ à Toronto. CDZ verse actuellement un dividende annuel de 4,93 % (distribué mensuellement). Au cours des 10 dernières années, l’indice Aristocrate a réalisé un rendement de 10,64 % par rapport à 8,34 % pour l’indice du S&P/TSX. L’indice contient actuellement 70 entreprises qui rencontrent les critères Aristocrats.
Rappelons aux investisseurs que depuis 1956, les dividendes ont contribué pour 30 % du rendement total des actions de l’indice S&P/TSX, alors que la croissance des actions a contribué pour 70 %. Voilà pourquoi : l’intérêt du dividende!
(Source : Standard & Poors)
Popularity: 6% [?]
À un moment ou à un autre dans votre vie, arrive à vos oreilles une information que vous pensez privilégiée. Une information sur une entreprise cotée en bourse qui serait sur le point de sortir un nouveau vaccin, une nouvelle technologie, une innovation qui chamboulera le paysage compétitif dans lequel l’entreprise évolue. À ce moment, vous pensez que vous détenez une petite parcelle d’un trésor. Vous prenez ensuite une partie de vos épargnes personnelles, appelez votre courtier et décidez d’acheter des actions de cette compagnie.
À ce moment, vous pensez détenir le prochain Microsoft ou le prochain Dell. Vous pensez que votre placement vous rendra millionnaire ou se multipliera par 100 en l’espace de quelques jours. Fini les jours où vous achetez des billets de loterie, les chances de gains avec l’information que vous détenez vous amèneront richesse sans l’ombre d’un doute. Vous commencerez aussi à en parler à vos amis, votre beau-frère et vos collègues de travail. Les jours suivants l’investissement, vous n’êtes pas surpris de voir l’action s’apprécier de 20 %, 30 %, 100 %! C’est normal vous pensez détenir l’information tant privilégiée.
Vous oubliez parfois la théorie sur l’efficience des marchés, en vous disant que cette fois-ci, c’est la bonne, et que cette théorie ne s’applique pas et que vous déjouez le système. Vous êtes plus fort, vous gagnez en confiance, même que parfois vous investissez davantage dans la dite action.
Bien sûr, il y a certaines histoires à succès qui aident les entreprises de moins bonne qualité à entretenir le mirage de faire de l’argent facilement en bourse. Mais de l’autre côté, les histoires d’horreur peuplent le secteur financier dans un cimetière d’entreprises qui ne se transigent plus aujourd’hui en bourse.
Cet article pourrait avoir 100 pages pour expliquer les mésaventures d’investisseurs qui ont perdu toutes leurs épargnes dans des entreprises où pourtant il détenait cette information…. Une information infaillible.
Il faut comprendre que l’information n’est plus privilégiée une fois qu’elle est intégralement rendue publique. Donc si vous n’êtes pas initié de l’entreprise (conseil d’administration, dirigeants, etc), les chances sont énormes que cette information ne soit plus privilégiée du tout. De plus, si cette information arrive à vos oreilles, c’est que quelqu’un a commis un délit d’initié . À cet instant, vous devriez vous inquiéter de la qualité de gestion de l’entreprise dans laquelle vous vous apprêtez à investir ainsi que de l’intégrité de cette dernière.
En bourse, les rendements futurs sont toujours inconnus. Toutefois, l’expérience et l’analyse de l’histoire nous permettent de mieux comprendre les phénomènes boursiers. Dans le cas présent, c’est trop souvent la même histoire qui se répète. L’investisseur ne récupère qu’une infime partie de son investissement, parfois il ne récupéra pas un sous.
Le gros bon sens de notre expérience nous rappelle que… Quand nous faisons de l’argent rapidement et facilement en bourse, il est sage de se rappeler l’adage anglophone… « take the money and run ». Nous connaissons des investisseurs qui ont doublé leur capital en quelques jours sur la spéculation et les rumeurs. Dans ce cas, il est parfois sage de vendre la moitié, le tiers ou même le quart afin de protéger son capital initial et d’utiliser le reste pour du profit.
Dans notre philosophie de gestion, nous recommandons aux investisseurs de ne pas utiliser plus de 5 % de leur actif sur des titres spéculatifs. Après 15 ans, notre équipe n’a pas assez de doigts pour compter le nombre d’histoires d’horreur que nous avons observées auprès d’investisseurs. À l’inverse, on trouve rarement un investisseur qui a acheté des actions de Microsoft en 1986.
Et vous, en connaissez-vous ?
Popularity: 1% [?]
Le plus grand test annuel du consommateur américain est à nos portes. Les magasins de détail se préparent pour la période la plus achalandée de l’année : la fin de semaine de l’Action de grâce américaine. L’événement s’amorcera avec le fameux « Black Friday » où les magasins s’arracheront les consommateurs assoiffés de nouvelles tendances.
Eh oui, le passe-temps national des consommateurs battra son plein encore cette année. La période des fêtes représentant près de 50% des ventes annuelles des commerçants, les prévisions diffèrent quant à savoir si cette période sera aussi forte que l’an dernier.
En 2008, plus de 172 millions de consommateurs visitaient les magasins selon la NRF « National Retail Federation ». En moyenne, la somme d’argent dépensée par les consommateurs au cours de cette fin de semaine était de 372,57 $ par personne.
Ces chiffres peuvent paraître faramineux, mais en réalité ils ont toutefois représenté une diminution des ventes de 3,4% pour l’ensemble de la période des fêtes de l’an dernier. Marquant ainsi la première baisse depuis que la NRF a commencé le suivi de telles données. On se rappellera que cette période de magasinage débutait quelques semaines seulement après l’éclat de la crise financière mondiale.
Pour cette année, certains prétendent que les consommateurs seront au rendez-vous, car ils ont eu plus d’un an pour digérer les mauvaises nouvelles et la plupart se sentent maintenant plus sécurisés quant à leur emploi. La stabilité du marché de l’immobilier et la remontée des marchés boursiers depuis les 6 derniers mois pourraient donner suffisamment de confiance au consommateur pour faire le saut.
Par ailleurs, d’autres pensent plutôt qu’avec un taux de chômage oscillant au-dessus de 10%, un crédit beaucoup moins accessible et un désir de diminuer ses dettes, le comportement du consommateur se traduira par l’achat de moins de gadgets et plus de temps en famille et entre amis, des choses que l’argent ne pourra jamais acheter…
(Source : CNBC)
Popularity: 1% [?]