21 juin 2010

 Le financement hypothécaire de votre maison est probablement l’emprunt le plus important auquel vous aurez à faire face au cours de votre vie. La protection hypothécaire est un excellent moyen de protéger votre famille afin de pouvoir faire face aux obligations financières liées à votre emprunt peu importe les circonstances. Il faut comprendre qu’une perte de salaire,  par exemple, peut entraîner une incapacité de paiement et que vendre votre maison dans de telles circonstances n’est pas un scénario rose.

 Au moment où elles vous consentent une hypothèque, la plupart des institutions financières offrent différents types d’assurances; assurance vie, assurance maladies graves, assurance invalidité. La vraie question est de savoir si vous en avez vraiment besoin.

 Prenons pour exemple l’assurance vie hypothécaire. D’entrée de jeu, il faut savoir que la durée et le solde sont deux éléments importants qui distinguent une assurance vie privée de celle offerte par une institution financière. Si vous optez pour une assurance vie d’une compagnie d’assurance privée, vous aurez un plus large choix et la durée de votre assurance pourra être de 10 ans, 20 ans ou même à vie. L’assurance vie hypothécaire proposée par une institution financière offre une durée limitée et un remboursement en cas de décès en fonction de votre hypothèque. Plus votre solde hypothécaire diminue, plus petit sera le remboursement en cas de décès. De plus, la prime que vous aurez à payer sera déterminée selon votre âge et le solde de votre hypothèque. Par conséquent, au fil des années, même si votre solde hypothécaire diminue, le facteur âge influencera la donne. Donc, il se peut que votre mensualité d’assurance vie hypothécaire reste la même malgré la diminution de votre solde hypothécaire.

 En résumé, une assurance vie hypothécaire prend fin lorsque votre prêt hypothécaire est entièrement remboursé, tandis que la durée d’une assurance vie privée peut s’étendre au-delà de votre terme hypothécaire.

 Quand vient le temps de protéger sa famille, sa maison et ses biens, il faut être vigilant et bien s’informer. Il faut surtout prendre le temps de comparer les différentes options en matière d’assurance et choisir en fonction de ses besoins.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro21juin

Popularity: 15% [?]

7 juin 2010

L’effet de levier peut s’avérer très lucratif, mais encore faut-il en comprendre les rouages.

L’effet de levier est une stratégie financière qui consiste à emprunter pour investir, dans la perspective de faire croître son investissement. Stratégie très répandue dans le secteur immobilier – c’est en fait ce que nous faisons quand nous contractons une hypothèque pour acheter une maison –, mais souvent mal comprise quand elle est utilisée pour un portefeuille de placement.

Puisque l’objectif de cette stratégie est d’obtenir un rendement plus élevé, il est primordial de bien comprendre comment et quand l’utiliser et d’être conscient des risques.

Nous rencontrons fréquemment des particuliers qui ont eu recours à cette stratégie pour augmenter le rendement de leurs investissements. Et la plupart d’entre eux ne comprennent pas les risques et les coûts réels rattachés à cette pratique.

Prenons l’exemple d’un individu qui emprunte 100 000 $ à un taux d’intérêt annuel de 5 % pour financer un investissement dans des fonds communs de placement d’actions mondiales. Et supposons que ce fonds impose des frais de gestion de 2,5 % annuellement.

Il faudra au minimum 7,5 % de rendement par année pour égaler les frais de gestion annuels et commencer à obtenir un profit. (Pour simplifier le calcul, nous ne tenons pas compte du fait que l’intérêt payé sur l’emprunt peut être déduit des revenus imposables et des gains en capitaux.) En résumé, si le placement rapporte 10 % pour une année, le profit net sera de 2,5 %, et si le rendement est négatif, à -10 %, vous devrez faire un rendement extraordinaire au terme de la deuxième année pour combler le fossé créé par le recul de votre placement, les intérêts et les frais de gestion.

Il est là, le danger de cette stratégie, c’est-à-dire dans la baisse soudaine des marchés boursiers, car lorsque les marchés chutent, l’impact sur vos investissements peut être catastrophique. La marge de manoeuvre qu’offre une telle pratique est mince et un recul du marché, particulièrement dans les premières années, ne fera qu’amplifier vos pertes.

Vous êtes en droit de vous poser la question suivante : «À qui profite cette pratique?» Ce type d’investissement s’adresse davantage aux personnes qui ont une grande tolérance au risque et qui jouissent d’une situation financière stable.

Il est compréhensible d’utiliser l’effet de levier dans l’immobilier parce que nous possédons généralement notre bien longtemps et que la jouissance associée à vivre sous un toit et à protéger sa famille est plus grande que celle de posséder un fonds commun de placement.

À moins que vous soyez un investisseur aguerri, l’effet de levier en Bourse est un mécanisme comportant des risques élevés. Vous devriez donc toujours être très prudent avant d’emprunter dans le but de gonfler vos revenus.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro7juin

Popularity: 4% [?]

31 mai 2010

Si vous avez des placements à la Bourse et que vous suivez l’actualité, vous êtes probablement intéressé par tout ce qui se passe en Grèce. Les dernières nouvelles politiques et financières ont ébranlé la planète entière en ramenant à la surface les mauvais souvenirs de la dernière crise financière mondiale. La possibilité d’une contagion des autres pays de la zone euro a fait exploser les taux obligataires, en plus d’influencer l’euro à la baisse. Le 2 janvier 2009, acheter un euro coûtait 1,68 $; aujourd’hui, cela coûte environ 1,31 $. C’est une baisse de 22 %.

La faiblesse de l’euro pourrait être salutaire pour l’économie européenne et avoir des impacts bénéfiques au-de-là de l’attrait touristique qu’elle représente. Une devise faible favorisera les exportations et prendra le delais de la demande interne, désavantagée par les hausses récentes de taxes et d’impôts, et par les importantes compressions dans les dépenses de l’État.

La zone euro a profité de la création d’un plan de 700 G€ accordé par ses dirigeants. Toutefois, cette aide n’a permis que d’étouffer le volcan sans l’éteindre complètement. La nervosité est bien réelle sur les places financières, et la volatilité est de retour. Aucune Bourse n’a été épargnée jusqu’ici. Par exemple, durant la semaine du 3 mai, le S&P 500 a chuté de 6,4 %; le S&P/TSX, de 4,4 %; la Bourse de Shanghai, de 6,3 %, et le Nikkei 225, de 7,2 %.

Que faire maintenant? Comme lorsque la dernière crise financière battait son plein, le pire scénario serait de liquider vos actions, surtout si vous avez du temps devant vous. Il faut plutôt profiter de la faiblesse des marchés pour acheter des actions de très grande qualité, notamment dans les secteurs de la technologie, des produits industriels, des métaux et des services financiers.

 Il faudrait aussi penser à réduire l’échéance de vos obligations, surtout si ce sont des obligations d’État. Attention de ne pas surpondérer votre portefeuille dans l’or même s’il se négocie à des niveaux records, évitez les émotions, mais surtout rééquilibrez votre portefeuille pour vous positionner en marge d’une éventuelle reprise.

Enfin, comme dirait Warren Buffet, soyez craintif quand les autres sont cupides, et cupide quand les autres sont craintifs. Si vous vendez demain, rappelez-vous que quelqu’un achètera vos placements. Posez-vous la question suivante : préférez-vous être un vendeur ou un acheteur à rabais?

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro31mai

Popularity: 1% [?]

25 mai 2010

Les sociétés à capital de risque de travailleurs (SCRT) sont des fonds commandités par des organismes de travailleurs (syndicats), dans lesquels des particuliers regroupent de l’épargne (par l’achat d’actions de SCRT) afin d’investir dans des PME émergentes et de bénéficier d’un crédit d’impôt.

Les plus populaires au Québec sont le Fonds de solidarité FTQ et le Fondaction de la CSN. Actuellement, on peut cotiser un maximum de 5 000 $ par année à l’un de ces fonds. En optant pour le Fonds de solidarité FTQ, votre investissement réduira directement de 30 % votre impôt à payer. Depuis 2010, le Fondaction de la CSN accorde 40 % de crédit d’impôt. Alléchant n’est-ce pas?

Comme ces SCRT investissent majoritairement dans le capital-actions de petites et moyennes entreprises en démarrage, il existe donc un facteur de risque relié à ce type d’investissement. Si le crédit d’impôt est aussi généreux, c’est que le risque est plus élevé. Donc, avant d’y investir, il faut être conscient du risque de perte en capital.

 Aussi, le côté moins intéressant de ce type de REER est que les fonds investis seront bloqués jusqu’à votre retraite ou jusqu’au premier dépôt de votre Régime des rentes du Québec (RRQ) à 60 ans. Ce que nous entendons par «bloqués», c’est que vous ne pourrez pas changer d’idée en cours de route et décider de transférer vos placements dans des investissements plus sûrs.

 Généralement, nous recommandons à ceux qui s’approchent de la retraite de cotiser à des SCRT. Ainsi, le temps de détention sera réduit puisqu’il sera possible à la retraite de liquider les positions détenues dans ces fonds. Comme notre patrimoine est plus important en fin de carrière, l’ajout de ce genre de fonds à votre portefeuille ne viendra pas trop surpondérer vos investissements dans des titres de croissance.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro25mai

Popularity: 4% [?]