Depuis trois ans, les taux d’intérêt restent bas, ce qui profite aux emprunteurs : les conditions de prêt sont avantageuses.
Dans ce contexte, plusieurs propriétaires délaissent l’épargne pour investir dans la rénovation de leur domicile. Est-ce une bonne idée? J’ai posé la question à un expert en la matière : M.Patrice Groleau, patron de la firme McGill Immobilier.
Selon lui, la hausse du prix des maisons peut créer l’illusion que la rénovation se révèle rentable. Payer une propriété 250 000 $, y investir 50 000 $ pour la rénover et la revendre 325 000 $ assure le même profit (25 000 $) que l’offrir à 275 000 $ sans l’avoir rénovée.
Dès que le marché se montre moins favorable aux vendeurs, il devient plus ardu de dégager un rendement significatif d’une rénovation. Il arrive qu’il suffise d’interventions cosmétiques (peinture, remplacement de robinetterie et d’éléments épars) lorsque les composantes essentielles (toiture, fenêtres, planchers) sont encore en bon état, mais c’est l’exception.
Par ailleurs, l’importance de l’investissement n’est pas un gage de réussite. Il est possible de gâcher une cuisine en y injectant 100 000 $, comme d’arriver à de beaux résultats avec seulement 20 000 $. Vous devez également tenir compte de la demande et de la valeur des maisons dans votre quartier. Il est plus facile de rentabiliser une rénovation de 25 000 $ dans une maison d’Outremont qui vaut 2 M$ que dans un bungalow de Saint-Amable de 159 000 $.
Notre spécialiste nous rappelle cependant que les rénovations, rentables ou non, aident à vendre, l’acheteur préférant souvent une transaction clés en main.
Si vous voulez absolument utiliser un estimateur, tout en gardant en tête que ces estimations sont subjectives et peuvent être influencées par une multitude de facteurs, Patrice vous recommande d’utiliser l’estimateur de l’Institut canadien des évaluateurs.
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Ces dernières semaines, les journaux en ont abondamment parlé : le gouvernement du Québec a l’intention d’augmenter l’impôt des mieux nantis.
Il ne nous appartient pas de nous prononcer en faveur de ce projet ou non. Contentons-nous d’en fournir une illustration mathématique.
En 2011, le plus fort taux combiné (Québec et Canada) d’imposition se situait à 48,22 % et frappait tout revenu de 132 406 $ et plus.
Prenons l’exemple d’un salarié qui a gagné 150 000 $ en 2011 (excluant tout gain en capital et dividende). Selon les règles alors en vigueur, son impôt total (Québec et Canada) s’est chiffré à 55 361 $. Sous le régime que le Québec veut instaurer, ce salarié devra payer 700 $ de plus en impôt pour l’année 2012, son taux combiné passant à 52,22 % (nous supposons que son revenu reste le même et que le nouveau taux s’applique rétroactivement au 1er janvier dernier).
Imaginons maintenant le cas de celui dont le revenu atteint 290 000 $ (excluant toujours le gain en capital et le dividende). En 2011, il a dû acquitter une facture fiscale de 122 841 $. Pour 2012, le montant sera plutôt de 125 650 $, en vertu d’un taux combiné de 55,22 %, ce qui représente un écart de 2 809 $.
Si vous faites partie des 2 % de la population visée par cette hausse d’impôt, faites les calculs pour connaître les répercussions concrètes qu’elle aura sur vous. Ajoutons que Québec entend majorer l’impôt sur le gain en capital et le dividende, une mesure additionnelle susceptible d’affecter les strates de population plus aisées.
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On peut appuyer un parti politique en votant pour lui, mais aussi en lui faisant un don, rappelle notre chroniqueur.
La présente campagne électorale constitue l’occasion de vous rappeler que vous pouvez appuyer un parti politique, non seulement par votre vote, mais aussi par une contribution en argent.
Le plafond admissible est de 1 000 $ par électeur et par année civile, à chacun des partis ou candidats indépendants autorisés. Un don donne droit à un crédit d’impôt québécois de 85 % de la première tranche de 100 $ et de 75 % de la tranche suivante de 300 $.
Ainsi, une contribution de 400 $ vous coûterait, en réalité, 90 $ après impôt. Même si vous donnez plus généreusement, le crédit ne peut dépasser 310 $.
Si vous comptez faire des dons importants, il vaut mieux les répartir dans le temps, en évitant de dépasser 400 $ par an, afin de profiter le plus possible de l’avantage fiscal, davantage marqué sur les premiers dollars. Un reçu d’impôt vous sera envoyé au début de l’année suivant votre don.
Rendus public
Sachez que le site web du Directeur général des élections du Québec (electionsquebec.qc.ca) publie la liste des donateurs en précisant leur nom, leur ville de résidence, le nom du parti ou du candidat bénéficiaire et le montant de leur contribution, au plus tard 30 jours après l’encaissement de celle-ci.
Seul un particulier peut verser des dons, ce qui exclut donc les personnes morales, comme les entreprises.
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Vous avez un condo en Floride ou ailleurs aux États-Unis? Vous y demeurez une partie de l’année? Connaissez-vous les incidences fiscales de vos choix?
Première règle : tout Canadien qui séjourne la moitié de l’année (183 jours) ou plus aux États-Unis est considéré comme résident américain et devra y produire une déclaration de revenus.
Deuxième règle : il sera également assujetti aux lois fiscales de nos voisins du Sud si ses habitudes le placent sous le coup du Substantial Presence Test.
Ce test s’applique lorsque vous passez au moins 30 jours en territoire américain pendant l’année en cours et plus de 183 jours dans les 3 derniè¬res années, en additionnant :
• la durée du séjour de l’année en cours;
• le tiers de celui de l’année précédente;
• le sixième de celui de la troisième année.
Imaginons, par exemple, que vous avez acquis une résidence secondaire aux États-Unis, où vous avez habité 4 mois (120 jours) en 2010 et un peu moins (114 jours) en 2011. Suivant la formule, il faudrait en 2012 limiter votre séjour à 125 jours, exactement.
Année en cours 125 jours
2011 (1/3 × 114) = 38
2010 (1/6 × 120) = 20
Total : 183
Si vous faites entorse à la règle, vous pourrez quand même éviter le fisc américain en démontrant à sa satisfaction que :
• vous avez séjourné moins de 183 jours durant l’année en cours;
• vous ne détenez pas de carte verte (pour travailler) et n’en avez pas demandé;
• votre résidence habituelle se situe au Canada;
• vous y entretenez des liens sociaux et économiques plus étroits qu’aux États-Unis.
Faites preuve de vigilance pour respecter en tout temps les limites du Substantial Presence Test!
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