On prend plus de temps à magasiner une voiture pour économiser une centaine dedollars ou à éplucher l’ensemble des offres de voyages pour trouver un hôtel à 10 $ de moins la nuit qu’à réfléchir au choix de nos placements qui, pourtant, auront un impact sur notre qualité de vie future. C’est aujourd’hui la dernière journée pour cotiser à votre REER pour 2009.
Malheureusement, un nombre important d’épargnants feront leur choix de placement à la sauvette. Voici quelques sujets d’interrogation en lien avec les recommandations d’investissements que votre conseiller en placement vous proposera.
1) Il est important que les investissements proposés cadrent avec votre tolérance au risque et votre profil d’investisseur. Vous devriez bien connaître votre profil, mais si votre mémoire vous joue des tours, consultez votre formulaire d’ouverture de compte et révisez-le au besoin.
2) Est-ce que le placement qu’on vous recommande respecte votre horizon de placement et votre besoin en flexibilité? Investir dans un produit dont la détention minimale est de sept ans avec des pénalités de sortie, par exemple, peut vous faire perdre des occasions futures au détriment d’une promesse de sécurité parfois hasardeuse. Un produità la mode actuellement peut nepas respecter votre stratégie à long terme.
3) Comment votre conseiller est-il rémunéré sur le produit qu’il vous offre etcombien il vousen coûtera pour l’acheter et le détenir. Y a-t-il des frais derésiliation? La transparence est essentielle dans le monde du placement aujourd’hui. Il nefaut pas se gêner pour poser des questions.
4) Enfin, même si vous cotisez à votre REER à la dernière minute, vous n’êtes pas forcé de choisir un produit de placement aujourd’hui. Vous pouvez le garder en liquidité dans votre REER et prendre le temps nécessaire pour faire
le bon choix.
Et comme dirait le proverbe : rien nesert decourir, il faut partir à point.Pourquoi nepas commencer
à cotiser à votre REERpour 2010 dès demain?
(chronique parue dans le journal Métro du 1er mars 2010)
Pour voir l’article original dans lejournal Métro cliquez ici :journalmetro1ermars2010
C’est la coutume au Québec d’attendre février pour cotiser à son REER. La plupart des institutions financières ont ainsi pris l’habitude de faire leur battage publicitaire REER à cette période de l’année. Ce sont souvent ces publicités qui nous rappellent qu’il est temps de cotiser.
Malheureusement, nous recevons à peu près au même moment notre relevé de compte de carte de crédit couvrant nos achats des Fêtes, en plus du compte de taxes municipales quand on est propriétaire. Comme il peut être difficile de trouver des liquidités, cette tendance à attendre à la dernière minute force plusieurs épargnants à emprunter pour pouvoir cotiser à leur REER.
Soupeser la question
Il faut bien soupeser cette option. En règle générale, emprunter pour cotiser à un REER peut être une stratégie intéressante si le prêt est remboursé en totalité en moins d’un an et si le revenu de l’emprunteur se situe dans une tranche d’imposition supérieure. Il faut se rappeler que cette stratégie ne vise pas à augmenter son endettement, mais à reporter l’imposition à plus tard. De plus, les intérêts sur le prêt ne sont pas déductibles d’impôt.
Cotiser régulièrement
L’effort financier serait certainement moins difficile en cotisant régulièrement à votre REER. Vous pourriez demander à votre employeur de déduire un montant fixe à même votre salaire à chaque période de paie. De plus, si vos cotisations sont faites à la source avant que les gouvernements ne prélèvent leurs impôts, vous serez en affaires!
Vérifiez si un tel programme est offert par votre employeur, vous éviterez ainsi d’avoir à cotiser à la dernière minute. Ainsi, en cette période de l’année où l’on subit les rigueurs de l’hiver, vous éviterez le dilemme entre opter pour le bénéfice à très long terme que procure l’épargne à l’abri de l’impôt et la récompense à court terme, soit s’offrir un voyage dans le sud. Peut-être pourrez-vous profiter des deux?
Devrais-je prendre un REER si j’ai 25 ans et que mes revenus sont de 28 000 $ par année? – Julie
Julie nous a fait parvenir cette question la semaine dernière. Tentons d’y répondre.Comme on le sait, février est régulièrement appelé le mois des REER, parce que la date butoir pour cotiser à un REER arrive habituellement au début mars. Cette année, la date limite est le 1er mars 2010.
Le REER est d’abord un outil pour économiser en prévision de sa retraite. Pour les personnes qui prendront leur retraite à 65 ans, la retraite pourrait durer 25 ans et plus, compte tenu de l’espérance de vie.
Les individus qui n’auront pas constitué un fond de retraite suffisant devront compter sur les gouvernements pour les aider lorsqu’ils seront arrivés à la retraite. Depuis la dernière crise économique, la situation financière de nos gouvernements s’est détériorée. De plus, avec le vieillissement de la population, les dépenses de nos gouvernements ont tendance à exploser, notamment dans le secteur de la santé. Les gouvernements auront-ils les moyens d’aider Julie lorsqu’elle aura 65 ans?
Si Julie cotise à son REER, ses économies fructifieront à l’abri de l’impôt pendant plusieurs décennies. Si elle évite de toucher à ses épargnes, le facteur temps jouera en sa faveur. Cependant, puisque son salaire devrait s’apprécier avec le temps, elle pourrait pour le moment considérer cotiser à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) plutôt qu’à son REER. Lorsque son salaire sera plus élevé (taux marginal d’imposition supérieur), elle pourra contribuer à son REER avec l’argent économisé dans son CELI et recevoir un remboursement d’impôt.
Toutefois, elle n’obtiendra pas de remboursement d’impôt pour ses contributions CELI, mais ses retraits ne seront pas imposables. Si Julie, avec une rigueur et une discipline exemplaires, réussissait à économiser 10 % de son salaire et cotisait 2 500 $ à son REER, son remboursement d’impôt serait approximativement de 571 $. Elle pourrait ensuite déposer ses 571 $ dans son CELI pour se constituer un fond d’urgence, par exemple. Le choix du mode de détention dépend donc de son besoin en liquidité pour les prochaines années.
L’année 2009 nous a amené des croissances comme on en voit rarement dans les marchés financiers. Malheureusement, très peu ont pu en profiter puisque la majorité était endettée au moment où les marchés étaient à leur plus bas. Si janvier est un mois populaire pour les bonnes résolutions, votre
situation financière devrait occuper une place parmi celles-ci.
Voici six résolutions que nous vous suggérons :
(1) Se libérer de ses dettes de crédit. Réduire le solde de votre carte ou de votre marge de crédit vous donnera la liberté de profiter d’occasions d’investissement comme celles qui se sont présentées en 2009.
(2) Viser 10 %. Par exemple, économisez 10 % de votre salaire. Impossible? Augmentez votre salaire
de 10 %. Impossible? Augmentez-le de 5 % et économisez 5 % de votre nouveau salaire. Inimaginable? Réduisez vos dépenses de 10 %.
(3) La règle no 2 vous forcera à faire un budget. De nombreux exemples sont disponibles sur la Toile.
L’exercice vaut la peine d’être effectué une fois l’an; vous constaterez alors où vont vos dollars.
(4) Pratiquer l’équilibre financier. Par exemple, pour chaque dollar dépensé avec votre carte de crédit, mettez un dollar de côté.
(5) Payez-vous en premier. Privilégiez l’épargne en demandant à votre employeur de déduire à la source des montants pour déposer dans votre REER. Sinon, faites des prélèvements automatiques vers
un REER ou un CELI.
(6) Comprendre vos investissements. Est-ce qu’un CELI vous dit quelque chose? Prenez le temps de lire vos états de compte et de constater quels sont les frais, s’il y en a. Si vous ne vous intéressez pas à vos investissements, quelqu’un d’autre le fera. Prendre le temps de lire sur différents sujets vous aidera à prendre de meilleures décisions.
Votre santé financière s’en portera mieux en 2011.
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetrop9-25jan10