3 novembre 2010

Au cours des deux dernières années, les actions privilégiées ont obtenu de très bons rendements, et de plus en plus d’investisseurs se sont intéressés à cette classe d’actifs.

Les actions privilégiées sont des actions de type particulier qui rapportent un revenu fixe puisé à même les profits de l’entreprise. On les nomme actions privilégiées, car elles donnent aux porteurs priorité sur les actionnaires ordinaires en ce qui concerne le paiement des dividendes. Contrairement aux actions ordinaires, les actions privilégiées ne donnent pas droit au partage des fruits du succès de l’entreprise.

Le cours des actions privilégiées fluctue selon les taux d’intérêt en vigueur et la cote de crédit octroyée. Quand les taux baissent, les actions privilégiées gagnent en valeur, et vice versa.

Pour investir dans les actions privilégiées, il faut bien comprendre leur fonctionnement. Si vous basez votre décision de placement sur le rendement obtenu au cours des deux dernières années, vous risquez être déçu des rendements futurs, car la tendance future des taux d’intérêt pourrait être davantage à la hausse qu’à la baisse.

Les avantages d’investir dans ce type d’action sont l’obtention d’un revenu régulier qui prend la forme de versements trimestriels de dividendes et un traitement fiscal avantageux. Réunis, ces deux bénéfices expliquent l’engouement des investisseurs pour les actions privilégiées.

L’investisseur bénéficie d’un allégement fiscal puisque le fisc reconnaît que le dividende est payé sur le rendement après impôts d’une entreprise. Ainsi, les revenus de dividendes sont imposés à un taux moindre que les intérêts. Pour un particulier, en vertu du crédit d’impôt sur les dividendes, on prévoit que le montant de dividendes déterminés reçus est d’abord augmenté de 45 % puis réduit de 19 %. À titre comparatif, les revenus d’intérêt sont imposés au plein taux d’imposition par les deux paliers gouvernementaux.

De plus, en cas de faillite de l’entreprise, les porteurs d’actions privilégiées ont préséance sur les détenteurs d’actions ordinaires, ce qui protège mieux le capital des investisseurs sans toutefois le garantir.

Premier conseil : si vous voulez participer à la croissance d’une entreprise, achetez des actions ordinaires. Ne faites pas l’erreur d’acheter des actions privilégiées pour  leurs dividendes élevés, car il n’y a pas nécessairement de lien entre l’évaluation de l’action et la croissance des profits.

Deuxième conseil : si vous cherchez un revenu de placement et que vous désirez acheter des actions privilégiées, consultez votre conseiller en placement, car entre les actions privilégiées classiques, les flottantes, les fixes flottantes, les «softs», les «hard», les convertibles, les structurées et les différées, il est facile de s’y perdre.

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18 octobre 2010

Pour les dirigeants d’entreprises, un régime de retraite individuel (RRI) peut comporter de très grands avantages comparativement à un REER. Daniel Gagné, actuaire de la firme Mallette, nous en parle.

ENTREVUE. Quels sont les principaux avantages du RRI?

La différence entre un RRI et un REER est principalement la possibilité de cotiser davantage que dans un REER. De plus, l’argent vient de l’entreprise plutôt que de son dirigeant.

L’autre grand avantage est la possibilité d’y verser des cotisations pour les années antérieures à sa création, si certaines conditions sont respectées. Ces sommes viendront du REER du participant et d’une contribution supplémentaire de la compagnie, contribution déductible d’impôt.

Par exemple, un propriétaire de 50 ans d’une PME prospère, qui a toujours cotisé à son REER au maximum permis depuis 1991, peut mettre en place un RRI à son propre bénéfice et l’entreprise pourra effectuer une cotisation initiale atteignant 155 000 $; cette cotisation sera déductible d’impôt pour l’entreprise.

Qui est admissible et a avantage à mettre sur pied un RRI ?

Les propriétaires, les personnes rattachées à l’entreprise et les cadres supérieurs peuvent y souscrire. Pour en tirer un profit maximum, le chef (ou cadre supérieur) de l’entreprise doit avoir au moins 40 ans et doit s’être octroyé un salaire de plus de 50 000 $ par année.

Comment est calculée la cotisation nécessaire au financement du RRI?

La cotisation est déterminée par un actuaire, au moins une fois aux trois ans, pour constituer une rente valant 2 % du salaire indexé à la retraite par année de service. Le calcul se fait en fonction d’un rendement prévu de 7,5 % l’an. Cette cotisation spéciale sera considérée comme une dépense de l’entreprise, tout comme les cotisations annuelles régulières et les frais d’administration du régime. Si le rendement est inférieur à cette prévision de 7,5 % l’an, le manque à gagner peut être comblé par une cotisation spéciale de l’entreprise.

Imaginez un REER qui, lorsque le rendement n’est pas satisfaisant, permettrait au cotisant de compenser le rendement manquant tout en pouvant déduire cette cotisation. Vous venez de concevoir le RRI. De plus, si l’entrepreneur n’est pas satisfait des montants cumulés dans la caisse, il peut faire une dernière contribution déductible et y investir d’un seul coup plusieurs centaines de milliers de dollars.

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13 octobre 2010

Les Bourses américaines ont enregistré leur meilleure performance pour un mois de septembre en près de 70 ans.

Récemment, nous avons parlé des dangers de manquer quelques bonnes journées à la Bourse et des avantages d’être discipliné et pleinement investi selon son plan d’investissement.

Les investisseurs qui ont manqué les occasions de négocier sur les marchés boursiers en septembre se  repentiront probablement amèrement, car les Bourses américaines ont enregistré leur meilleure performance pour un mois de septembre en près de 70 ans!

Le rendement de la Bourse américaine en septembre a presque atteint 9 %, alors que la Bourse canadienne a grimpé de 4 % au cours du mois et de 10 % au cours de l’ensemble du trimestre.

Les nouvelles économiques aux États-Unis semblent moins mauvaises que prévu et ont pour effet de créer un enthousiasme sur les marchés boursiers, puisque la sous-évaluation du prix des actions était liée aux prévisions économiques médiocres.

 Nous remarquons aussi que les mauvaises nouvelles semblent avoir de moins en moins d’impact négatif sur les marchés boursiers, tandis que les bonnes nouvelles les stimulent à la hausse.

Les circonstances favorables sur les marchés boursiers devraient se maintenir jusqu’à la fin de l’année puisque la probabilité que les compagnies émettent de bons résultats sont très bonnes. Lors de la récession de 2008, les entreprises ont assaini leur bilan financier. De plus, nous devrions observer un relèvement des dividendes versés par les entreprises, ce qui pourrait influencer le prix des actions à la hausse.

Généralement, quand le mois de septembre est bon pour la Bourse, le reste de l’année est excellent, rappelle le stratège Ed Sollbach, de Valeurs mobilières Desjardins.

Est-ce le bon temps pour investir en Bourse? Certainement. Est-ce que demain sera meilleur qu’aujourd’hui ou qu’hier? La réponse n’a pas d’importance si votre horizon d’investissement est le long terme.

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4 octobre 2010

Le rendement d’un bien ne se fait pas selon un simple calcul. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, dont l’inflation.

Souvent, il nous arrive d’entendre des histoires sur le rendement que certains individus et investisseurs ont obtenu dans le passé. Nous n’avons qu’à penser à nos parents qui disaient «J’ai acheté ma maison 40 000 $ dans les années 1970 et je l’ai revendue 100 000 $ dans les années 1990.» Dans ce cas, ont-ils vraiment fait un rendement de 150 % sur leur mise de fonds, ou plutôt un rendement annuel composé d’environ 5 %?

Le rendement réel est en fait le rendement annuel composé duquel nous devons soustraire l’inflation. Les données récentes de la Banque du Canada indiquent un taux d’inflation de 1,7 %. Donc, si vous avez un Certificat de placement garanti (CPG) offrant un rendement de 3 %, votre rendement réel est de 1,3 %.

Mais pourquoi devrait-on s’intéresser au rendement réel, alors que dans nos poches, notre CPG nous donne un rendement de 3% en intérêt? En fait, vous devez vous y intéresser puisque dans plusieurs années votre argent vaudra moins que ce qu’il vaut aujourd’hui à cause de l’inflation qui vient éroder votre pouvoir d’achat. Rappelez-vous : lorsque vous étiez plus jeune, il en coûtait 0,25 $ pour acheter un jus ou des croustilles. Eh bien, vous voyez maintenant l’impact de l’inflation sur votre budget et votre rendement futurs.

Il est donc primordial, lorsque vous faites une projection de capital ou une planification financière à long terme, d’inclure l’inflation dans vos calculs afin d’obtenir un portrait plus réaliste de votre situation financière et de votre pouvoir d’achat futurs.

Si vous estimez avoirbesoin d’un million dollars dans 20 ans pour vous permettre une retraite confortable et que la valeur de vos actifs est présentement de 200 000 $, vous devrez obtenir un rendement d’environ 8,38 % par an. Si vous anticipé que l’inflation se maintiendra à une moyenne de 2 % pour les mêmes 20 années, alors le rendement réel que vous devrez obtenir sera de 10,38 %.

Revenons donc à l’exemple de nos parents. Puisque, dans les années 1980, l’inflation pouvait atteindre plus de 14 %, le rendement réel que nos parents ont dégagé de la vente de leur maison n’est pas de 5 % annuellement composé. En fait, leur rendement réel a probablement été négatif, c’est-à-dire que l’inflation a érodé leur niveau de vie.

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