15 novembre 2010

J’ai demandé à des internautes sur Twitter de me donner des idées d’articles pour une prochaine chronique. J’ai constaté que les sujets qui semblent présenter le plus d’intérêt sont l’épargne, l’endettement et le crédit.J’ai donc choisi de vous expliquer aujourd’hui comment vous pouvez vous y prendre pour adopter de meilleures habitudes sur le plan de l’épargne.

Généralement, les gens ont deux comptes de banque : un compte de chèques et un compte d’épargne. Le premier sert habituellement à déposer les revenus d’emploi et à payer les dépenses, alors que le second permet d’accumuler des dollars à un taux d’intérêt plus élevé.

Pourquoi ne pas avoir plusieurs comptes d’épargne et accumuler dans chacun de l’argent en fonction d’objectifs précis? Par exemple, vous pourriez avoir différents comptes d’épargne dédiés à des projets spécifiques : un pour un éventuel mariage, un pour faire face aux imprévus, un autre pour les dépenses discrétionnaires plus luxueuses et, enfin, un pour votre REER. À chaque paye, vous pourriez faire des virements automatiques d’un montant prédéterminé dans chacun de ces comptes, et le solde de votre compte de chèques servirait à payer les dépenses courantes récurrentes (épicerie, essence, chauffage, etc.).

 Ainsi, au lieu d’accumuler de l’argent dans un seul compte d’épargne ou dans votre compte de chèques, vous agiriez de manière à réduire le risque de succomber à l’un des 3 000 messages publicitaires auxquels vous êtes exposé tous les jours et de dépenser votre argent si durement gagné dans l’achat de produits ou de services superflus.

 Cette approche permet aussi de bien gérer son budget sans rendre ce processus trop compliqué. Et si, à la fin de l’année, un des comptes affiche un surplus, vous pourriez décider de transférer cette somme dans un autre compte d’épargne. Ou vous offrir une gâterie pleinement méritée.

En suivant cette méthode avec discipline vous vous procurerez seulement les biens et les services que vous êtes en mesure de vous offrir.

La planification et la discipline sont deux éléments essentiels au succès d’un plan d’épargne. Renseignez-vous auprès de votre institution financière ou de votre conseiller financier avant de passer à l’action.

 Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro15novembre

Popularity: 5% [?]

8 novembre 2010

On dit depuis maintenant deux ans que les taux ne peuvent continuer de baisser. Si les taux à court terme ont augmenté légèrement depuis quelques mois, les taux à long terme, eux, poursuivent leur descente.

 À l’heure actuelle, un certificat de placement garanti (CPG) ou un dépôt à terme d’une durée de cinq ans procure un maigre 2,85 %! Il n’y a vraiment pas de quoi s’exciter!

Et cette période de faibles taux pourrait bien se prolonger. La Banque du Canada a récemment suspendu son resserrement monétaire, car la reprise économique a ralenti, et les données sur la croissance économique semblent moins bonnes que prévu.

Depuis l’été, la Banque du Canada a augmenté ses taux de 25 points de base à 3 reprises, mais rien ne laisse croire qu’elle augmentera les taux d’intérêt, car l’inflation est maîtrisée. Toutefois, elle le fera si la croissance économique et l’inflation augmentent.

Cette pause, qui s’ajoute à la décision de la Réserve fédérale d’injecter de l’argent neuf dans l’économie afin de stimuler celle-ci, a pour effet d’exercer une pression à la baisse sur les taux à plus long terme. Ainsi, il y a quelques semaines, le taux d’un CPG de cinq ans était de 3 %.

La situation actuelle devrait favoriser encore le marché immobilier. En effet, la baisse des taux hypothécaires de cinq ans fait en sorte que ce marché devrait rester aussi attrayant pour les acheteurs de maisons, car celles-ci demeurent encore abordables. Par contre, si les taux venaient à monter, une pression pourrait s’exercer sur les ménages qui s’inquiéteraient de leurs paiements hypothécaires, ce qui pourrait nuire au marché immobilier à moyen terme.

Selon les études économiques de Desjardins, le taux d’escompte de la Banque du Canada, qui est présentement à 1,25 %, devrait se situer entre 2 % et 2,5 % au dernier trimestre de 2011. Pour ce qui est du taux préférentiel, qui est de 3 %, il devrait osciller entre 3,75 et 4,25 %.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro8novembre

Popularity: 6% [?]

3 novembre 2010

Au cours des deux dernières années, les actions privilégiées ont obtenu de très bons rendements, et de plus en plus d’investisseurs se sont intéressés à cette classe d’actifs.

Les actions privilégiées sont des actions de type particulier qui rapportent un revenu fixe puisé à même les profits de l’entreprise. On les nomme actions privilégiées, car elles donnent aux porteurs priorité sur les actionnaires ordinaires en ce qui concerne le paiement des dividendes. Contrairement aux actions ordinaires, les actions privilégiées ne donnent pas droit au partage des fruits du succès de l’entreprise.

Le cours des actions privilégiées fluctue selon les taux d’intérêt en vigueur et la cote de crédit octroyée. Quand les taux baissent, les actions privilégiées gagnent en valeur, et vice versa.

Pour investir dans les actions privilégiées, il faut bien comprendre leur fonctionnement. Si vous basez votre décision de placement sur le rendement obtenu au cours des deux dernières années, vous risquez être déçu des rendements futurs, car la tendance future des taux d’intérêt pourrait être davantage à la hausse qu’à la baisse.

Les avantages d’investir dans ce type d’action sont l’obtention d’un revenu régulier qui prend la forme de versements trimestriels de dividendes et un traitement fiscal avantageux. Réunis, ces deux bénéfices expliquent l’engouement des investisseurs pour les actions privilégiées.

L’investisseur bénéficie d’un allégement fiscal puisque le fisc reconnaît que le dividende est payé sur le rendement après impôts d’une entreprise. Ainsi, les revenus de dividendes sont imposés à un taux moindre que les intérêts. Pour un particulier, en vertu du crédit d’impôt sur les dividendes, on prévoit que le montant de dividendes déterminés reçus est d’abord augmenté de 45 % puis réduit de 19 %. À titre comparatif, les revenus d’intérêt sont imposés au plein taux d’imposition par les deux paliers gouvernementaux.

De plus, en cas de faillite de l’entreprise, les porteurs d’actions privilégiées ont préséance sur les détenteurs d’actions ordinaires, ce qui protège mieux le capital des investisseurs sans toutefois le garantir.

Premier conseil : si vous voulez participer à la croissance d’une entreprise, achetez des actions ordinaires. Ne faites pas l’erreur d’acheter des actions privilégiées pour  leurs dividendes élevés, car il n’y a pas nécessairement de lien entre l’évaluation de l’action et la croissance des profits.

Deuxième conseil : si vous cherchez un revenu de placement et que vous désirez acheter des actions privilégiées, consultez votre conseiller en placement, car entre les actions privilégiées classiques, les flottantes, les fixes flottantes, les «softs», les «hard», les convertibles, les structurées et les différées, il est facile de s’y perdre.

 Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro1novembre

Popularity: 3% [?]

18 octobre 2010

Pour les dirigeants d’entreprises, un régime de retraite individuel (RRI) peut comporter de très grands avantages comparativement à un REER. Daniel Gagné, actuaire de la firme Mallette, nous en parle.

ENTREVUE. Quels sont les principaux avantages du RRI?

La différence entre un RRI et un REER est principalement la possibilité de cotiser davantage que dans un REER. De plus, l’argent vient de l’entreprise plutôt que de son dirigeant.

L’autre grand avantage est la possibilité d’y verser des cotisations pour les années antérieures à sa création, si certaines conditions sont respectées. Ces sommes viendront du REER du participant et d’une contribution supplémentaire de la compagnie, contribution déductible d’impôt.

Par exemple, un propriétaire de 50 ans d’une PME prospère, qui a toujours cotisé à son REER au maximum permis depuis 1991, peut mettre en place un RRI à son propre bénéfice et l’entreprise pourra effectuer une cotisation initiale atteignant 155 000 $; cette cotisation sera déductible d’impôt pour l’entreprise.

Qui est admissible et a avantage à mettre sur pied un RRI ?

Les propriétaires, les personnes rattachées à l’entreprise et les cadres supérieurs peuvent y souscrire. Pour en tirer un profit maximum, le chef (ou cadre supérieur) de l’entreprise doit avoir au moins 40 ans et doit s’être octroyé un salaire de plus de 50 000 $ par année.

Comment est calculée la cotisation nécessaire au financement du RRI?

La cotisation est déterminée par un actuaire, au moins une fois aux trois ans, pour constituer une rente valant 2 % du salaire indexé à la retraite par année de service. Le calcul se fait en fonction d’un rendement prévu de 7,5 % l’an. Cette cotisation spéciale sera considérée comme une dépense de l’entreprise, tout comme les cotisations annuelles régulières et les frais d’administration du régime. Si le rendement est inférieur à cette prévision de 7,5 % l’an, le manque à gagner peut être comblé par une cotisation spéciale de l’entreprise.

Imaginez un REER qui, lorsque le rendement n’est pas satisfaisant, permettrait au cotisant de compenser le rendement manquant tout en pouvant déduire cette cotisation. Vous venez de concevoir le RRI. De plus, si l’entrepreneur n’est pas satisfait des montants cumulés dans la caisse, il peut faire une dernière contribution déductible et y investir d’un seul coup plusieurs centaines de milliers de dollars.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro18octobre

Popularity: 6% [?]