14 mars 2011

Un penny stock est une action qui ne vaut plus que quelques sous. Il faut agir avec prudence face à des offres qui peuvent paraître alléchantes.

Un penny stock, c’est une action dont le cours est descendu en deçà de 1 $. Le plus souvent, la chose s’explique par les mauvais résultats qu’a enregistrés la société émettrice, qui flirte carrément avec la faillite et la radiation de la Bourse… Mais il peut arriver aussi qu’une telle action reprenne son envol.

Or, voilà que de nouveaux prophètes, à grand renfort de publicité sur le web, se préten­dent capables de vous prédire l’évolution de ces titres dépréciés. Il suffit, pour en bénéficier, de vous abonner gratuitement à leur cyberlettre. Oui, gratuitement!

J’ai moi-même été approché par une dénommée Beverley, qui m’a promis monts et merveilles… Je le répète : il n’existe aucun moyen facile de faire de l’argent rapidement en Bourse, aucun truc.

Si ces gourous étaient vraiment en mesure de tenir leurs promesses, ils vendraient leurs conseils au lieu de les proposer au tout-venant sans frais. Non, je pense que leur objectif est plutôt de recueillir des informations à votre sujet, à commencer par votre adresse électronique, pour les monnayer à leur profit.

C’est ça, le vrai sens de leur offre!

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21 février 2011

Des investisseurs semblent redouter le retour de l’inflation. De manière générale, l’inflation est l’ennemie de l’épargnant.

Depuis un moment, quel­ques composantes de l’Indice des prix à la consommation, dont l’alimentation et les ressources naturelles, ne cessent de grimper. De plus, des investisseurs réorganisent leur portefeuille pour en diminuer l’exposition au risque obliga­taire à long terme : ils semblent redou­ter un retour de l’inflation. Les économistes et autres experts ont donc revu à la hausse leurs prévisions de taux d’intérêt, ce qui influe entre autres choses sur le taux de change.

Qu’est-ce qui provoquerait cette inflation? L’action des gouvernements n’y est certes pas étrangère. Ils continuent d’imprimer de la monnaie pour injecter des milliards dans l’économie, bien que les Bourses aient déjà regagné en bonne partie le terrain perdu pendant la crise de 2008.

La menace inflationniste est-elle bien réelle? Le marché obligataire nous le confirmera avec le temps. Mais si elle se concrétisait, les banques centrales s’empresseraient de relever leur taux d’intérêt pour la juguler, ce qui réduirait d’autant la valeur des obligations, surtout celles à long terme. Les retraités et les investisseurs prudents qui ont choisi de tels titres pour leur sécurité pourraient déchanter!

Même quand l’inflation est sous contrôle, une obligation à long terme présente toujours un certain risque, car personne ne peut prévoir avec certitude l’évolution des prix sur une longue période de temps. De manière générale, l’inflation est l’ennemie de l’épargnant : si elle grimpe, il vous faudra un taux de rendement plus élevé pour compenser la perte de votre pouvoir d’achat.

Elle nuit aussi aux gouvernements, car elle encourage les placements spéculatifs au détriment des investissements productifs, créateurs de vraie richesse. Un pays affichant un taux élevé d’inflation n’est pas nécessairement attirant pour les investissements étrangers. Restons attentifs au mouvement de l’inflation !

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro21fevrier

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14 février 2011

Pas besoin d’un doctorat en mathématiques pour appliquer cette règle financière. C’est tout simple et fort pratique!

Supposons que vous placez 100 000 $ dans le marché bour­sier, dont vous espérez un rendement moyen de 10 %, en vous fondant sur les résultats de 2010. Selon la règle de 72, votre capital doublera en 7,2 ans (72 ÷ 10 = 7,2) pour s’établir à 200 000 $.

Autre exemple : vous effectuez un dépôt à terme de 5 ans, renouvelable, au taux de 3,3 %. Faisons le calcul : 72 ÷ 3,3 = 21,8 ans. C’est le temps qu’il faudra avant que votre somme double.

Vous pouvez recourir à cette règle pour vérifier si les placements qu’on vous propose généreront suffisamment de revenus pour vous assurer une retraite à la hauteur de vos aspirations.

Imaginons qu’à 30 ans, vous disposez en épargne de 50 000 $ et que vous rêvez de vous retirer du marché du travail à 60 ans, avec un montant de 800 000 $. Dans ce délai de 30 ans, votre capital doit doubler à 4 reprises, chaque fois en 7,5 ans (30 ans ÷ 4 = 7,5).

Une banale règle de 3 : (7,5 ÷ 72 X 100) révèle le rendement constant nécessaire pour y parvenir : 10,4 % par an. Si vous pensez que cette cible est trop difficile à atteindre ou qu’elle suppose un trop grand niveau de risque, il vous faudra revoir vos objectifs… ou économiser davantage!

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro14fevrier

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7 février 2011

Qu’ont en commun les récentes prédictions du secteur des techno­lo­­gies, médias et télécommunications (TMT) de Deloitte, le discours sur l’état de l’Union de Barack Obama et les bons résultats financiers des entreprises américaines? La technologie et l’innovation!

Dans son ré­cent discours sur l’état de l’Union, le pré­sident Obama a formulé le souhait que les États-Unis investissent massivement des deniers publics dans l’innovation afin de demeurer compétitifs sur l’échiquier mondial et de renouer avec la prospérité pour assurer le bien-être des prochaines générations. Or, récemment, les résultats financiers de nombre d’entreprises de technologie ont surpris les analystes et contribué à faire grimper les différents indices aux États-Unis, soutenant du coup une reprise économi­que encore fragile.

Le 19 janvier, Deloitte Canada avait une fois de plus convié les gens d’affaires montréalais pour leur présenter ses prédictions dans le domaine des TMT, qui auront un impact sur les affaires dans un avenir rapproché. Selon ces prédictions, en 2011, les consommateurs et les particuliers auront le choix parmi une plus vaste gamme d’ordinateurs, de miniportables, de tablettes électroniques, de téléphones intelligents et de systèmes d’exploitation, et ils pourront même profiter d’un accès plus généralisé aux réseaux sans fil et haute vitesse. Ils utiliseront ces outils aussi bien pour magasiner que pour travailler, et tant pour le réseautage social que pour leur consommation médiatique. Les marchés de la publicité seront eux aussi en mutation.

Donc, à la lumière des récents résultats financiers enregistrés par les entreprises de technologie, et si l’on tient compte des améliorations des processus d’affaires que suscitera l’investissement prévu dans le domaine de l’innovation et de l’évolution positive à laquelle sont promises les technologies, ce secteur pourrait représenter une belle occasion de croissance au cours des prochaines années.

D’ailleurs, contrairement à 2001, alors que nous disions que nous étions dans une nouvelle économie avec de nouveaux barèmes pour évaluer la valeur des entreprises, les entreprises technologiques, en 2011, affichent un meilleur modèle d’affaires. L’enthousiasme devrait s’accentuer au cours des prochains mois, avec l’arrivée probable – et attendue – en Bourse des sociétés LinkedIn, Groupon et Facebook. Toutefois, je ne pense pas que nous soyons sur le point de connaître une bulle 2.0.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro7fevrier

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