L’effet de levier peut s’avérer très lucratif, mais encore faut-il en comprendre les rouages.
L’effet de levier est une stratégie financière qui consiste à emprunter pour investir, dans la perspective de faire croître son investissement. Stratégie très répandue dans le secteur immobilier – c’est en fait ce que nous faisons quand nous contractons une hypothèque pour acheter une maison –, mais souvent mal comprise quand elle est utilisée pour un portefeuille de placement.
Puisque l’objectif de cette stratégie est d’obtenir un rendement plus élevé, il est primordial de bien comprendre comment et quand l’utiliser et d’être conscient des risques.
Nous rencontrons fréquemment des particuliers qui ont eu recours à cette stratégie pour augmenter le rendement de leurs investissements. Et la plupart d’entre eux ne comprennent pas les risques et les coûts réels rattachés à cette pratique.
Prenons l’exemple d’un individu qui emprunte 100 000 $ à un taux d’intérêt annuel de 5 % pour financer un investissement dans des fonds communs de placement d’actions mondiales. Et supposons que ce fonds impose des frais de gestion de 2,5 % annuellement.
Il faudra au minimum 7,5 % de rendement par année pour égaler les frais de gestion annuels et commencer à obtenir un profit. (Pour simplifier le calcul, nous ne tenons pas compte du fait que l’intérêt payé sur l’emprunt peut être déduit des revenus imposables et des gains en capitaux.) En résumé, si le placement rapporte 10 % pour une année, le profit net sera de 2,5 %, et si le rendement est négatif, à -10 %, vous devrez faire un rendement extraordinaire au terme de la deuxième année pour combler le fossé créé par le recul de votre placement, les intérêts et les frais de gestion.
Il est là, le danger de cette stratégie, c’est-à-dire dans la baisse soudaine des marchés boursiers, car lorsque les marchés chutent, l’impact sur vos investissements peut être catastrophique. La marge de manoeuvre qu’offre une telle pratique est mince et un recul du marché, particulièrement dans les premières années, ne fera qu’amplifier vos pertes.
Vous êtes en droit de vous poser la question suivante : «À qui profite cette pratique?» Ce type d’investissement s’adresse davantage aux personnes qui ont une grande tolérance au risque et qui jouissent d’une situation financière stable.
Il est compréhensible d’utiliser l’effet de levier dans l’immobilier parce que nous possédons généralement notre bien longtemps et que la jouissance associée à vivre sous un toit et à protéger sa famille est plus grande que celle de posséder un fonds commun de placement.
À moins que vous soyez un investisseur aguerri, l’effet de levier en Bourse est un mécanisme comportant des risques élevés. Vous devriez donc toujours être très prudent avant d’emprunter dans le but de gonfler vos revenus.
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 4 juin 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• États-Unis : le recensement cache une performance décevante de l’emploi privé.
• États-Unis : les indices ISM prennent une pause.
• La Banque du Canada a commencé son resserrement monétaire.
• Canada : le PIB réel a progressé vigoureusement l’hiver dernier.
• Canada : les conditions du marché du travail s’améliorent nettement.
• Les Bourses évoluent en dents de scie
• Un nouveau creux cyclique pour l’euro à 1,20 $ US.
Source : Études économique Desjardins
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Si vous avez des placements à la Bourse et que vous suivez l’actualité, vous êtes probablement intéressé par tout ce qui se passe en Grèce. Les dernières nouvelles politiques et financières ont ébranlé la planète entière en ramenant à la surface les mauvais souvenirs de la dernière crise financière mondiale. La possibilité d’une contagion des autres pays de la zone euro a fait exploser les taux obligataires, en plus d’influencer l’euro à la baisse. Le 2 janvier 2009, acheter un euro coûtait 1,68 $; aujourd’hui, cela coûte environ 1,31 $. C’est une baisse de 22 %.
La faiblesse de l’euro pourrait être salutaire pour l’économie européenne et avoir des impacts bénéfiques au-de-là de l’attrait touristique qu’elle représente. Une devise faible favorisera les exportations et prendra le delais de la demande interne, désavantagée par les hausses récentes de taxes et d’impôts, et par les importantes compressions dans les dépenses de l’État.
La zone euro a profité de la création d’un plan de 700 G€ accordé par ses dirigeants. Toutefois, cette aide n’a permis que d’étouffer le volcan sans l’éteindre complètement. La nervosité est bien réelle sur les places financières, et la volatilité est de retour. Aucune Bourse n’a été épargnée jusqu’ici. Par exemple, durant la semaine du 3 mai, le S&P 500 a chuté de 6,4 %; le S&P/TSX, de 4,4 %; la Bourse de Shanghai, de 6,3 %, et le Nikkei 225, de 7,2 %.
Que faire maintenant? Comme lorsque la dernière crise financière battait son plein, le pire scénario serait de liquider vos actions, surtout si vous avez du temps devant vous. Il faut plutôt profiter de la faiblesse des marchés pour acheter des actions de très grande qualité, notamment dans les secteurs de la technologie, des produits industriels, des métaux et des services financiers.
Il faudrait aussi penser à réduire l’échéance de vos obligations, surtout si ce sont des obligations d’État. Attention de ne pas surpondérer votre portefeuille dans l’or même s’il se négocie à des niveaux records, évitez les émotions, mais surtout rééquilibrez votre portefeuille pour vous positionner en marge d’une éventuelle reprise.
Enfin, comme dirait Warren Buffet, soyez craintif quand les autres sont cupides, et cupide quand les autres sont craintifs. Si vous vendez demain, rappelez-vous que quelqu’un achètera vos placements. Posez-vous la question suivante : préférez-vous être un vendeur ou un acheteur à rabais?
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : www.journalmetro.com
Source : Études économique Desjardins
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 28 mai 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• États-Unis : la consommation prend une pause en avril.
• Dernier sursaut des ventes de maisons aux États-Unis?
• Une autre bonne amélioration de la confiance des ménages américains.
• Canada : une autre amélioration du solde du compte courant.
• Les Bourses se ressaisissent alors que les tensions baissent d’un cran.
• La baisse de l’aversion pour le risque fait remonter les taux obligataires.
• Le dollar canadien rebondit après avoir atteint un creux de six mois.
Source : Études économique Desjardins
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