- Il existe, en analyse technique, une théorie qui tend à prédire les krachs boursiers
- Le présage d’Hindenburg tire son nom de l’écrasement du zeppelin allemand en 1937
Selon cette théorie basée sur l’observation statistique, lorsqu’au cours d’une même séance, au moins 2,2 % des actions atteignent un cours de Bourse au plus haut depuis 52 semaines et que 2,2 % d’un autre groupe de titres s’établissent en revanche à un cours plancher de 52 semaines, alors cela annonce un nouveau krach à Wall Street. Pour que le scénario soit validé, il faut cependant que cette configuration se reproduise dans les 40 jours qui suivent le premier signal. Et, selon les données historiques, lorsque les conditions correspondant au présage sont observées, il existe 75 % des chances que le marché recule de plus de 5 % dans les 40 jours suivants.
Cette configuration a précédé tous les krachs des 25 dernières années. Ce phénomène rare a été observé à la mi-août sur le New York Stock Exchange (NYSE), ce qui pourrait laisser présager que les conditions sont réunies pour un éventuel krach boursier.
Est-ce que le présage se concrétisera? Le risque est que les investisseurs croient que cela est possible et qu’ils provoquent ainsi un mouvement de panique de vente dans les marchés boursiers sans qu’il y ait de changement fondamental dans l’économie. Sauf qu’avec l’efficience des marchés boursiers, cette théorie est normalement déjà connue et devrait refléter pleinement la valeur actuelle du marché.
Même si tout est possible à court terme, nous trouvons que la théorie «à contresens» a plus de poids, car cette méthode part du principe qu’une opinion est toujours le reflet d’une action passée et non une intention future. Par observation, un consensus trop fortement établi est très souvent pris à contre-pied. Warren Buffet nous rappelle que c’est lorsque personne ne veut acheter d’actions qu’il faut en acheter et qu’il faut les vendre quand tout le monde en veut.
Donc, selon la théorie du «contresens», et si on se fie à l’humeur maussade des investisseurs, le marché devrait monter dans les prochains mois et non s’écraser comme le zeppelin Hindenburg.
Qu’en pensez-vous?
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Comment maximiser la vente de votre propriété? En comprenant un peu mieux les agents immobiliers.
Dans son livre Freakonomics, Steven D. Levitt illustre bien le lien qui existe entre la motivation financière des agents immobiliers et le prix final des ventes qu’ils concluent. Si vous la comprenez bien, cette motivation vous permettra probablement de maximiser la vente de votre propriété.
Lorsque vous vendrez votre maison, rappelez-vous cet exemple.
Sur les conseils de votre agent immobilier, vous fixez le prix de vente de votre maison à 300 000 $. Pour réaliser cette vente, votre agent exige 5 % de commission, ce qui représente dans ce cas-ci 15 000 $. Donc, le montant net de la vente qui vous reviendra sera de 285 000 $.
Si vous voulez récupérer 285 000 $ de la vente de votre maison, il vous faudra probablement exiger un prix supérieur à 300 000 $, puisqu’il faut considérer une marge pour les négociations possibles. Si tout se passe bien, vous vendrez votre maison 300 000 $; vous et votre agent serez certainement très contents.
Mais qu’adviendra-t-il si les offres reçues sont en deçà des 300 000 $ demandés? Peut-être que votre maison ne vaut pas réellement le prix demandé? Vaut-il mieux rejeter les offres et attendre ou accepter de vendre à un prix moindre? Avant de prendre cette décision, consultez votre agent immobilier, qui vous conseillera et vous aidera à prendre la bonne décision. Toutefois, il est bon de comprendre le lien qui existe entre la rémunération de votre agent et le prix de vente possible de votre résidence.
Supposons qu’après deux mois votre maison soit toujours en vente. Les visites ont été nombreuses grâce au bon travail de votre agent, car les publicités ont généré beaucoup d’achalandage. Finalement, vous recevez une offre d’achat de 290 000 $. Si vous acceptez cette offre, vous obtiendrez 275 500 $ après le paiement de la commission de 5 % à votre agent. Au bout du compte, c’est 9 500 $ de moins que prévu au moment de la mise en vente de votre maison.
Qu’en est-il de votre agent? Pour lui, la différence de rémunération sera minime, puisque 5 % de 290 000 $ lui donneront 14 500 $, une différence de 500 $ par comparaison avec les 15 000 $ de commission espérés pour La motivation financière des agents immobiliers une vente de 300 000 $.
Steven Levitt explique que c’est ce rapport qui risque de jouer en votre défaveur. En effet, la motivation financière de votre agent risque de ne pas être suffisamment forte pour vous tenir à distance des offres d’achat moins avantageuses sur le plan financier et pour vous faire patienter. Car, de son côté, il aura à faire son boulot un peu plus longtemps pour seulement 500 $ de différence!
Si vous êtes attentif à cette relation entre la motivation financière de votre agent immobilier et le prix de vente de votre maison, vous maximiserez peut-être le prix de vente de celle-ci le moment venu.
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Les fraudeurs sont passés maîtres dans l’art de trouver de nouvelles façons d’escroquer les honnêtes gens.
Récemment, un client nous parlait d’une société qui organise dans des hôtels cinq étoiles des conférences dont le but est de convaincre les participants que les marchés financiers et le capitalisme ne sont en fait que de vastes supercheries dont usent une poignée d’individus brillants pour s’approprier l’argent des particuliers.
Pour recruter des investisseurs, les représentants de cette entreprise soutiennent que la crise financière actuelle est l’exemple parfait de la théorie qu’ils avancent. À l’aide d’une vidéo-choc, ils annoncent que les marchés financiers s’écrouleront et que seuls ces «manipulateurs» profiteront de la débandade…
Je peux concevoir que des personnes ne croient plus aux marchés financiers et que certains particuliers refusent d’investir dans des actions de sociétés. Mais je ne peux accepter que des individus aient recours à la peur pour recruter des clients mal informés et inconscients de la supercherie.
Cette entreprise «bienveillante» conseille donc d’acheter des titres d’entreprises cotées sur des Bourses alternatives. Elle met aussi de l’avant une structure pyramidale qui consiste à rémunérer ceux qui recrutent d’autres personnes. Et si ces nouveaux clients achètent la documentation, qui peut coûter jusqu’à 13 000 $US, la personne qui les a amenés reçoit une rémunération supplémentaire, et ainsi de suite…
Ces propos vous rappellent-ils quelque chose? Eh bien, croyez-le ou non, cette entreprise attire encore un grand nombre d’honnêtes citoyens!
Si jamais on vous présente une belle occasion d’affaires, rappelez-vous qu’une simple recherche dans Google vous permettra de vous renseigner et de découvrir s’il s’agit d’une supercherie. De plus, vous pouvez valider les renseignements qui vous sont offerts auprès d’organismes l’autoréglementation canadiens comme l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières ou l’Autorité des marchés financiers, qui vous diront si l’entreprise est inscrite et, donc, soumise à leurs règlements.
Si l’économie et les marchés financiers ne vous inspirent plus confiance, sachez qu’il existe d’autres manières d’investir. Renseignez-vous auprès de votre institution financière et surtout, évitez de demander des informations à une entreprise dont le siège social se trouve dans un paradis fiscal, car si jamais vous devez engager des poursuites contre cette société, il y a fort à parier qu’elle aura disparu en emportant votre argent pour aller ouvrir ailleurs sous un autre nom!
Si une personne vous raconte une histoire trop belle pour être vraie et se présente comme le «Nostradamus de la finance», méfiez-vous !
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Certains investisseurs chevronnés nous le recommandent fortement.
Nicholas Bloom, professeur agrégé au département d’économie de l’Université Stanford dit savoir exactement quoi faire quand les dirigeants et les investisseurs n’achètent pas d’actions. L’ex-conseiller du ministère de l’Économie et des finances britannique, qui en plus d’avoir publié trois études sur l’impact de l’incertitude sur l’économie, a déclaré : « Tout mon argent est sur le marché boursier ». Tandis que l’insécurité accrue peut diminuer la croissance en incitant des sociétés à remettre à plus tard l’investissement et l’embauche, ses études démontrent que l’effet est provisoire. Dans les prochains six mois, la production et l’emploi vont rebondir à mesure que l’anxiété diminuera, dit-il.
Cette recherche fait écho à celle publiée en 1980 par le président de la Réserve fédérale américaine, Ben S. Bernanke, quand il était également enseignant à l’Université Stanford en Californie. La résolution « d’incertitude », écrivait-il peut conduire à « un boom de l’investissement » par les entreprises.
D’ailleurs, James Paulsen, stratège chez Wells Capital Management à Minneapolis et Joseph Quinlan, chef de marché et stratège chez US Trust, Bank of America Private Wealth Management à New York, ont fait le pari que les études de Bloom seront exactes. Paulsen, dont l’entreprise gère environ 375 milliards de dollars, prévoit que l’indice Standard & Poor’s 500 terminera l’année entre 1300 et 1350. Quinlan, qui contribue à superviser près de 308 milliards de dollars, prévoit quant à lui une augmentation à 1250. Depuis hier, l’indice a diminué de 10 % par rapport à son sommet en avril, pour clôturer à 1095,34, même après avoir augmenté de 7,1 % durant les six derniers jours de bourse. L’indice MSCI Monde va dans la même direction en reculant également de 10,7 pour cent en dessous de son sommet atteint en avril, alors que les investisseurs déménageaient des sommes provenant d’actions en obligations.
Pourquoi cette baisse? Les derniers évènements mondiaux ont donné la frousse à plus d’un investisseur. Notamment, la crise de la dette souveraine en Europe et les doutes sur la capacité des décideurs du monde entier à réorienter et à relancer leurs économies dans le sillage de la récession 2008-2009 à travers le monde entier.
Source : Bloomberg, 14 juillet 2010
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