9 octobre 2012

Depuis trois ans, les taux d’intérêt restent bas, ce qui profite aux emprunteurs : les conditions de prêt sont avantageuses.

Dans ce contexte, plusieurs propriétaires délaissent l’épargne pour investir dans la rénovation de leur domicile. Est-ce une bonne idée? J’ai posé la question à un expert en la matière : M.Patrice Groleau, patron de la firme McGill Immobilier.

Selon lui, la hausse du prix des maisons peut créer l’illusion que la rénovation se révèle rentable. Payer une propriété 250 000 $, y investir 50 000 $ pour la rénover et la revendre 325 000 $ assure le même profit (25 000 $) que l’offrir à 275 000 $ sans l’avoir rénovée.

Dès que le marché se montre moins favorable aux vendeurs, il devient plus ardu de dégager un rendement significatif d’une rénovation. Il arrive qu’il suffise d’interventions cosmétiques (peinture, remplacement de robinetterie et d’éléments épars) lorsque les composantes essentielles (toiture, fenêtres, planchers) sont encore en bon état, mais c’est l’exception.

Par ailleurs, l’importance de l’investissement n’est pas un gage de réussite. Il est possible de gâcher une cuisine en y injectant 100 000 $, comme d’arriver à de beaux résultats avec seulement 20 000 $. Vous devez également tenir compte de la demande et de la valeur des maisons dans votre quartier. Il est plus facile de rentabiliser une rénovation de 25 000 $ dans une maison d’Outremont qui vaut 2 M$ que dans un bungalow de Saint-Amable de 159 000 $.

Notre spécialiste nous rappelle cependant que les rénovations, rentables ou non, aident à vendre, l’acheteur préférant souvent une transaction clés en main.

Si vous voulez absolument utiliser un estimateur, tout en gardant en tête que ces estimations sont subjectives et peuvent être influencées par une multitude de facteurs, Patrice vous recommande d’utiliser l’estimateur de l’Institut canadien des évaluateurs.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmétro8octobre2012

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17 septembre 2012

Déçus par le marché des actions, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les grandes fiducies immobilières.

C’est que ces investisseurs les apprécient non seulement pour les alléchantes distributions qu’elles versent, mais aussi pour la qualité de leur actif et de leur gestion.

Pour illustrer cet engouement, prenons le iShare XRE, un fonds négocié en Bourse, dont le portefeuille inclut des titres de 13 fiducies immobilières canadiennes (RioCan, Calloway, Cominar et Boardwalk, notamment).

En moins de 30 mois, sa valeur unitaire a bondi de 156 %, passant de 6,81 $ le 10 mars 2009 à 17,40 $ le 30 août dernier. En comparaison, l’indice S&P/TSX 60 a progressé de 45 % au cours de la même période. Reste à savoir si les fiducies immobilières pourront afficher d’aussi bons résultats dans les prochaines années…

Comparons le ratio cours-bénéfices des fiducies immobilières avec celui des 30 sociétés de l’indice Dow Jones Canada Total Market qui obtiennent le meilleur rendement et versent le dividende le plus élevé (ces entreprises appartiennent surtout aux secteurs de l’énergie, de la finance, des télécommunications et des services publics).

Historiquement, le ratio cours-bénéfices des fiducies immobilières a toujours été moindre. À l’heure actuelle, il s’apparente à celui du groupe des 30.

En fait, les titres de fiducies immobilières se négocient à un prix équivalant à 17,6 fois le flux de trésorerie provenant de l’exploitation (soit les fonds générés par leurs opérations courantes). Dans le groupe des 30, ce ratio est plutôt de 8,1 fois. Comme on peut le voir, les titres des fiducies immobilières sont pleinement évalués et s’échangent même avec prime, au-dessus de leur valeur nette.

En conséquence, nous recommandons une certaine prudence, en répétant qu’une saine diversification doit toujours prévaloir.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmétro17septembre2012

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20 août 2012

On peut appuyer un parti politique en votant pour lui, mais aussi en lui faisant un don, rappelle notre chroniqueur.

La présente campagne électorale constitue l’occasion de vous rappeler que vous pouvez appuyer un parti politique, non seule­ment par votre vote, mais aussi par une contribution en argent.

Le plafond admissible est de 1 000 $ par électeur et par année civile, à chacun des partis ou candidats indépendants autorisés. Un don donne droit à un crédit d’impôt québécois de 85 % de la première tranche de 100 $ et de 75 % de la tranche suivante de 300 $.

Ainsi, une contribution de 400 $ vous coûterait, en réalité, 90 $ après impôt. Même si vous donnez plus généreusement, le crédit ne peut dépasser 310 $.

Si vous comptez faire des dons importants, il vaut mieux les répartir dans le temps, en évitant de dépasser 400 $ par an, afin de profiter le plus possible de l’avantage fiscal, davantage marqué sur les premiers dollars. Un reçu d’impôt vous sera envoyé au début de l’année suivant votre don.

Rendus public

Sachez que le site web du Directeur général des élections du Québec (electionsquebec.qc.ca) publie la liste des donateurs en précisant leur nom, leur ville de résidence, le nom du parti ou du candidat bénéficiaire et le montant de leur contribution, au plus tard 30 jours après l’encaissement de celle-ci.

Seul un particulier peut verser des dons, ce qui exclut donc les personnes morales, comme les entreprises.

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmétro20août2012

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27 juin 2012

La valeur ajoutée par des FNB filtrés

publié le 27 juin 2012

(Montréal) Stéphane Martineau, gestionnaire de portefeuille de l’équipe Leblanc Martineau St-Hilaire chez Valeurs mobilières Desjardins, refuse de faire de la sélection d’actions. Il préfère gérer de façon active une panoplie de fonds négociés en Bourse (FNB). «Notre objectif est de créer de l’alpha (de la surperformance par rapport aux indices de référence) sans faire de sélection individuelle d’actions. Une façon d’y arriver est de choisir des FNB filtrés», explique-t-il. Un FNB filtré choisit ses titres en fonction de critères par rapport à l’indice de référence qui lui n’est pas filtré.

Il choisit ses FNB filtrés en fonction de trois critères: la répartition sectorielle, la répartition géographique et la répartition de devises.

Au plan sectoriel, le gestionnaire de 44 ans regarde d’un oeil favorable le secteur de la technologie parce que les titres du secteur ont des liquidités à ne plus savoir quoi en faire, ils n’ont pas ou peu de dettes et ils affichent une belle croissance, entre autres, dans les pays émergents. A contrario, l’énergie et les matériaux traînent la patte. M. Martineau se montre plus pessimiste à l’égard des matériaux que de l’énergie, secteur pour lequel secteur il prévoit une remontée à moyen terme.

iShares S&P/TSX Canadian Dividend Aristocrats Index Fund (T.CDZ)

Fermeture hier: 21$

Sommet 52 semaines: 22,63$

Bas 52 semaines: 18,42$

Dividende annuel: 0,72$

Ce FNB se concentre sur les entreprises canadiennes qui ont augmenté leur dividende annuel 5 fois au cours des 6 dernières années. Le fonds se compose de 58 sociétés, dont Tim Hortons, CN et Rogers. Le FNB a surperformé le TSX de 10 points de pourcentage en 3 ans et de près de 4 points sur 5 ans. «Au cours des 25 dernières années, souligne Stéphane Martineau, CA, ces sociétés canadiennes ont crû à un taux annuel composé de 12,5%, ce qui dépasse l’indice S&P/TSX qui a progressé de 7,4%.» En passant, le dividende donne un rendement courant de 4%.

iShares S&P US Dividend Growers Index Fund (T.CUD)

Fermeture hier: 21,52$

Sommet 52 semaines: 22,71$

Bas 52 semaines: 18,42$

Dividende annuel: 0,53$

Même philosophie que le FNB précédent, mais du côté américain. Le FNB, qui neutralise le risque de change, garde en portefeuille des sociétés qui ont augmenté leur dividende chaque année au cours des 25 dernières années comme les Coca-Cola, Walgreen et Target, notamment. La surperformance historique est toutefois moins prononcée. Le CUD offre une valeur ajoutée de 50 points de base sur 5 ans par rapport au S&P 500 et de près de 200 points en 3 ans. Le rendement du dividende s’élève à 3,3%.

Guggenheim Insider Sentiment (T.NFO)

Fermeture hier: 31,41$US

Sommet 52 semaines: 37,33 US$

Bas 52 semaines: 25,47 US$

Dividende annuel: 0,54 US$

M. Martineau propose un autre fonds négocié en Bourse filtré. Il s’agit d’un FNB américain, non couvert contre le risque de change, qui s’appuie sur deux facteurs. Le premier, qui a plus de poids, repose sur les comportements d’achat d’initiés de 6000 sociétés. «Le deuxième facteur, précise le gestionnaire, porte sur les hausses de prévisions de profit par action de la part des analystes.» Quand les deux facteurs sont positifs, le titre entre dans le fonds. Time Warner, Best Buy, et GE apparaissent parmi les 100 titres sélectionnés. En 5 ans, la performance du FNB excède de 4 points de pourcentage le S&P 500.

PowerShares FTSE RAFI Emerging Markets (PXH)

Fermeture hier: 19,36$US

Sommet 52 semaines: 26,15$US

Bas 52 semaines: 18,01$US

Dividende annuel: 0,58$US

M. Martineau investit environ 15% de ses portefeuilles dans les pays émergents. L’indice RAFI, pour Research Affiliates Fundamental Index, filtre les sociétés selon quatre facteurs: les ventes, les flux de trésorerie, la valeur comptable et les dividendes. Bank of China, Infosys et Taiwan Semiconductor sont trois exemples parmi les 322 entreprises. Habituellement, les indices trient les entreprises par la valeur de leur capitalisation boursière. En trois ans, le rendement annuel du FNB est de 26,3%, mais en recul de 9% depuis un an. Les investissements se concentrent dans quatre pays: Brésil, Taïwan, Chine et Afrique du Sud.

Pour voir l’article dans son ensemble, visitez le lien ci-dessous.

http://affaires.lapresse.ca/bourse/la-selection/201206/27/01-4538588-la-valeur-ajoutee-par-des-fnb-filtres.php

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