17 février 2010

ist1_4701539-relaxing-on-remote-beachC’est la coutume au Québec d’attendre février pour cotiser à son REER. La plupart des institutions financières ont ainsi pris l’habitude de faire leur battage publicitaire REER à cette période de l’année. Ce sont souvent ces publicités qui nous rappellent qu’il est temps de cotiser.

Malheureusement, nous recevons à peu près au même moment notre relevé de compte de carte de crédit couvrant nos achats des Fêtes, en plus du compte de taxes municipales quand on est propriétaire. Comme il peut être difficile de trouver des liquidités, cette tendance à attendre à la dernière minute force plusieurs épargnants à emprunter pour pouvoir cotiser à leur REER.

Soupeser la question

Il faut bien soupeser cette option. En règle générale, emprunter pour cotiser à un REER peut être une stratégie intéressante si le prêt est remboursé en totalité en moins d’un an et si le revenu de l’emprunteur se situe dans une tranche d’imposition supérieure. Il faut se rappeler que cette stratégie ne vise pas à augmenter son endettement, mais à reporter l’imposition à plus tard. De plus, les intérêts sur le prêt ne sont pas déductibles d’impôt.

Cotiser régulièrement
L’effort financier serait certainement moins difficile en cotisant régulièrement à votre REER. Vous pourriez demander à votre employeur de déduire un montant fixe à même votre salaire à chaque période de paie. De plus, si vos cotisations sont faites à la source avant que les gouvernements ne prélèvent leurs impôts, vous serez en affaires!

Vérifiez si un tel programme est offert par votre employeur, vous éviterez ainsi d’avoir à cotiser à la dernière minute. Ainsi, en cette période de l’année où l’on subit les rigueurs de l’hiver, vous éviterez le dilemme entre opter pour le bénéfice à très long terme que procure l’épargne à l’abri de l’impôt et la récompense à court terme, soit s’offrir un voyage dans le sud. Peut-être pourrez-vous profiter des deux?

9 février 2010

ist1_8496347-coins-and-plant-isolated-on-white-backgroundDevrais-je prendre un REER si j’ai 25 ans et que mes revenus sont de 28 000 $ par année? – Julie

Julie nous a fait parvenir cette question la semaine dernière. Tentons d’y répondre.Comme on le sait, février est régulièrement appelé le mois des REER, parce que la date butoir pour cotiser à un REER arrive habituellement au début mars. Cette année, la date limite est le 1er mars 2010.

Le REER est d’abord un outil pour économiser en prévision de sa retraite. Pour les personnes qui prendront leur retraite à 65 ans, la retraite pourrait durer 25 ans et plus, compte tenu de l’espérance de vie.

Les individus qui n’auront pas constitué un fond de retraite suffisant devront compter sur les gouvernements pour les aider lorsqu’ils seront arrivés à la retraite. Depuis la dernière crise économique, la situation financière de nos gouvernements s’est détériorée. De plus, avec le vieillissement de la population, les dépenses de nos gouvernements ont tendance à exploser, notamment dans le secteur de la santé. Les gouvernements auront-ils les moyens d’aider Julie lorsqu’elle aura 65 ans?

Si Julie cotise à son REER, ses économies fructifieront à l’abri de l’impôt pendant plusieurs décennies. Si elle évite de toucher à ses épargnes, le facteur temps jouera en sa faveur. Cependant, puisque son salaire devrait s’apprécier avec le temps, elle pourrait pour le moment considérer cotiser à un compte d’épar­gne libre d’impôt (CELI) plutôt qu’à son REER. Lorsque son salaire sera plus élevé (taux marginal d’imposition supérieur), elle pourra contribuer à son REER avec l’argent économisé dans son CELI et recevoir un remboursement d’impôt.

Toutefois, elle n’obtiendra pas de remboursement d’impôt pour ses contributions CELI, mais ses retraits ne seront pas imposables. Si Julie, avec une rigueur et une discipline exemplaires, réussissait à économiser 10 % de son salaire et cotisait 2 500 $ à son REER, son remboursement d’impôt serait approximativement de 571 $. Elle pourrait ensuite déposer ses 571 $ dans son CELI pour se constituer un fond d’urgence, par exemple. Le choix du mode de détention dépend donc de son besoin en liquidité pour les prochaines années.

3 février 2010

ist1_8919479-bull-market-financial-dataDans notre dernière chronique, nous abordions le principe d’une quatrième classe d’actifs à envisager pour la composition d’un portefeuille équilibré.

Un des Fonds alternatif qui se distingue à l’intérieur de cette classe d’actifs est le AHL Diversified. Ce fonds bénéficie d’une stratégie de placement éprouvée de l’un des plus grands gestionnaires du monde en suivi des tendances (trend following).

Au cours de ses 13 années d’existence, et pendant la dernière période de turbulence, l’AHL Diversified a démontré qu’il était un complément valable aux portefeuilles traditionnels.

Axé sur le suivi systématique des tendances, l’AHL Diversified présente un historique exceptionnel de rendements ajustés au risque, négociant plus de 150 instruments à l’échelle mondiale - actions, obligations, devises et produits agricoles.

Voici quelques-unes des caractéristiques clés du fonds :

  • Historiques de rendements élevés – Depuis 13 ans, le fonds a réalisé un rendement annualisé de 16,9% (au 31 décembre 2009)
  • Diversification – Le fonds offre le potentiel de montrer une faible corrélation avec les actions et les obligations et de contribuer à la régularité du rendement d’un portefeuille traditionnel.?
  • Accessibilité – Man Investments Canada a annoncé récemment le lancement du Man AHL DP Investment Fund. Ce fonds est offert à tous les investisseurs canadiens avec une liquidité hebdomadaire et un placement minimum d’aussi peu que 5 000 CAD.

Bref, un faible degré de corrélation signifie que le rendement des marchés, à la hausse comme à la baisse, n’affecte que marginalement la performance de cette classe d’actifs. Dans un contexte, comme celui que nous connaissons, où les marchés ont tendance à être à la fois interdépendants et fortement volatils, un portefeuille peut gagner en stabilité, en prévisibilité et, finalement, en rendement absolu si on y inclut une forme de placement dont le rendement n’est que faiblement influencé par les fluctuations des marchés. Et c’est précisément ce qu’apporte cette quatrième classe d’actif.

3 février 2010

1189105_advanced_pie_3Le principe de l’allocation d’actifs repose sur la faible corrélation observée entre les différentes classes d’actifs traditionnels. Ainsi, en divisant votre actif entre les titres de liquidité, les obligations et les actions, vous répartissez à la fois votre potentiel de croissance et les risques entre les trois catégories.

Une contre-performance possible de l’une de ces catégories devrait en principe être compensée par la performance de l’autre, vous permettant ainsi de réduire la volatilité de votre portefeuille et d’aspirer à un rendement global à long terme, plus stable et potentiellement plus élevé.

Les deux dernières années confirment toutefois une corrélation grandissante entre les différents marchés et les catégories d’actif. Sans remettre en cause le principe général de la diversification, ce développement invite les experts à envisager des modifications à l’allocation d’actifs traditionnels, par l’ajout d’une quatrième classe d’actifs. Cette catégorie, appelée Fonds alternatifs, existe depuis plus de 50 ans et a connu une très forte croissance au cours de la dernière décennie.

Leur caractère spécialisé a été traditionnellement réservés à une certaine catégorie d’investisseurs, composé de fondations, de particuliers fortunés et, plus récemment, des détenteurs de fonds de pension. Quoique la presse soit souvent négative face aux placements alternatifs, le constat est qu’il est important pour un investisseur de distinguer la perception de la réalité.

Ne pas considérer les fonds alternatifs serait comme s’abstenir d’acheter des actions de sociétés solides, sous prétexte que certaines d’entre elles, parmi les plus respectées, ont rencontré des difficultés. Non seulement il convient d’inclure un certain pourcentage des fonds alternatifs dans un portefeuille bien équilibré, mais en plus, le moment pourrait être particulièrement bien choisi pour le faire après la remontée spectaculaire des marchés boursiers et obligataires en 2009.

 
Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes