25 novembre 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 25 novembre 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:

• La croissance annualisée du PIB réel américain au troisième trimestre a été révisée à la baisse.

• États-Unis : la consommation a progressé moins vite que prévu en octobre.

• Hausse étonnante de la revente de maisons aux États-Unis.

• Canada : les ventes des détaillants et des grossistes ont augmenté en septembre.

• L’échec de l’enchère d’obligations allemandes inquiète.

• La courbe obligataire italienne s’inverse.

• L’euro descend à près de 1,32 $ US.

Source: Études Économiques Desjardins

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21 novembre 2011

Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État?

L’Italie vit une crise classique de liquidité. Elle ne peut emprunter à un taux équitable à cause des spéculateurs qui s’empressent de vendre ses obligations dans la crainte d’un défaut imminent de paiement.

Normalement, le taux des obligations italiennes portant échéance de 10 ans devait être de 4 % ; or, la spéculation le fait grimper à près de 7 %.

Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État? En théorie, deux facteurs suffisent à l’établir : le coût du service de la dette et le besoin de refinancement à l’étranger, les deux exprimés en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).

Lorsqu’on utilise cette grille d’évaluation, on cons­tate que la Grèce est insolvable, mais pas l’Italie. En fait, à la lumière des données fondamentales, l’écart de rendement entre les obligations italiennes et allemandes (qui servent de référence) devrait avoisiner 2 %, au lieu d’atteindre 5 % comme c’est le cas actuellement.

On le voit : des spéculateurs peuvent pousser un pays à la faillite, sans que la réalité de sa dette le justifie.

Selon moi, le gouvernement italien et l’Union européenne vont annoncer sous peu des mesures visant à rassurer les marchés et à ramener les taux d’intérêt à l’intérieur d’une fourchette raisonnable. Sans quoi, la crise de liquidité pourrait en devenir une de solvabilité…

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro21novembre

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18 novembre 2011

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 18 novembre 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:

• États-Unis : les ventes au détail et la production industrielle ont connu une assez bonne croissance en octobre.

• Les prix de l’essence ont fait diminuer l’indice américain des prix à la consommation.

• États-Unis : forte hausse de l’indicateur avancé en octobre.

• Canada : le taux annuel d’inflation totale descend à 2,9 %.

• Canada : les ventes des manufacturiers ont poursuivi leur rattrapage.

• Ni les technocrates ni les meilleures statistiques n’arrivent à relancer les Bourses.

• Les obligations européennes sous forte pression.

• Les tensions en Europe continuent de peser négativement sur l’euro.

Source: Études Économique Desjardins

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14 novembre 2011

Au début de no­­vem­bre, le fa­bri­cant d’ap­pareils électro­niques Olympus a admis avoir dissimulé pendant une vingtaine d’années des pertes importantes découlant d’acquisitions effectuées à des prix exagérés.

Dans les heures qui ont suivi ces révélations, le titre s’est effondré, reculant de plus de 30 %.

La nouvelle présidente de l’entreprise a pris des mesures immédiates pour améliorer la gouvernance et la transparence, et rassurer le marché.

Bien que ce ne soit pas le cas dans cette affaire, la loi de Benford aurait pu servir à percer à jour une malversation d’une telle envergure.

Utilisée en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde, cette loi sur les nombreux anormaux facilite la détection de fraudes financières et électorales, comme le rappelait récemment un article de The Economist.

Elle repose sur le postulat que, dans une série de données (comme les résultats d’une entreprise ou les cours boursiers), il y a davantage de probabilités de voir apparaître en premier lieu des nombres débutant par le chiffre 1 (30,1 %) que par le chiffre 9 (4,58 %).

Cette supposition est tout à fait raisonnable lorsqu’on pense aux ensembles appelés à croître de façon exponentielle, comme les ventes ou le chiffre d’affaires.

Une distribution statistique qui va à l’encontre de cette règle pourrait indiquer une manipulation ou une falsification.

Les investisseurs ne tolèrent plus les écarts comme ceux dont Olympus s’est révélée coupable. La loi de Benford peut concourir à rétablir leur confiance, né­cessaire au bon fonctionnement du système. Pour les matheux que la chose intéresse, la suite de Fibonacci est conforme à la loi de Benford…

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro14novembre

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