Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 18 juin 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• États-Unis : les mises en chantier commencent à refléter la fin du programme de crédit d’impôt.
• Bonne hausse de la production industrielle américaine.
• L’inflation demeure modeste aux États-Unis.
• La compétitivité des entreprises canadiennes se détériore encore malgré la progression de la productivité.
• Canada : les ventes des manufacturiers et des grossistes sont freinées par les difficultés du commerce extérieur en avril.
• Des gains hebdomadaires pour les principaux indices boursiers.
• Émissions d’obligations réussies pour le gouvernement espagnol.
• L’euro remonte à 1,24 $ US.
Source : Études économique Desjardins
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Malgré le ralentissement prévu de la croissance en seconde partie d’année, le Canada montrera une performance enviable en 2010 avec un PIB réel en hausse de 3,6 %. Toutes les provinces bénéficieront d’un meilleur environnement, tout particulièrement la Colombie-Britannique et l’Ontario. La première affichera une croissance de 4,0 %, alors que la seconde augmentera son PIB réel de 3,9 %. Le Québec aura une croissance de 3,0 % en 2010. La province a déjà récupéré les pertes de production et d’emplois subies lors de la récession et elle est maintenant dans une phase d’expansion. Pour l’an prochain, la croissance du PIB réel glissera donc à 3,0 % pour le Canada, à 2,8 % pour l’Ontario et, finalement, à 2,5 % pour le Québec.
Le vieux continent devra jongler avec les impacts négatifs des plans d’austérité, mais la faiblesse de l’euro aura aussi un effet stimulant sur les exportations de certains pays. La croissance de la zone euro a quand même été abaissée à 0,9 % en 2010 et à 1,4 % en 2011. Celle du Royaume-Uni demeure à 1,3 % pour 2010 et à 2,3 % pour 2011. La croissance mondiale a toutefois été légèrement relevée à 4,0 % pour 2010 et à 3,9 % en 2011, principalement en raison d’une amélioration au sein des pays émergents.
Il y a de moins en moins de doutes quant à la solidité de la reprise aux États-Unis, mais les espoirs de la voir se poursuivre au même rythme sont minces. On s’attend à une performance globale de 3,0 % en 2010, mais la croissance économique retraitera à 2,8 % l’an prochain. Les prix du pétrole remonteront graduellement vers 88 $ US le baril d’ici la fin de 2010 et ils toucheront 100 $ US avant la fin de 2011. La tendance sera similaire pour la plupart des métaux industriels. Le S&P/TSX devrait terminer l’année 2010 en hausse de 11,5 % avant de renchérir d’un autre 9,4 % en 2011. La remontée des prix des matières premières, notamment le pétrole, et des écarts de taux d’intérêt grandissants entre les États-Unis et le Canada favoriseront le huard.
Source: Études économiques Desjardins
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 11 juin 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• Baisse étonnante des ventes au détail américaines, mais la confiance monte en juin.
• Le commerce international a fortement ralenti en Amérique du Nord.
• Canada : le taux d’utilisation de la capacité industrielle a poursuivi sa remontée.
• Les mises en chantier ont diminué au Canada.
• Les principaux indices boursiers peinent à trouver une direction.
• La Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne conservent le statu quo.
• L’euro se stabilise.
Source : Études économique Desjardins
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L’effet de levier peut s’avérer très lucratif, mais encore faut-il en comprendre les rouages.
L’effet de levier est une stratégie financière qui consiste à emprunter pour investir, dans la perspective de faire croître son investissement. Stratégie très répandue dans le secteur immobilier – c’est en fait ce que nous faisons quand nous contractons une hypothèque pour acheter une maison –, mais souvent mal comprise quand elle est utilisée pour un portefeuille de placement.
Puisque l’objectif de cette stratégie est d’obtenir un rendement plus élevé, il est primordial de bien comprendre comment et quand l’utiliser et d’être conscient des risques.
Nous rencontrons fréquemment des particuliers qui ont eu recours à cette stratégie pour augmenter le rendement de leurs investissements. Et la plupart d’entre eux ne comprennent pas les risques et les coûts réels rattachés à cette pratique.
Prenons l’exemple d’un individu qui emprunte 100 000 $ à un taux d’intérêt annuel de 5 % pour financer un investissement dans des fonds communs de placement d’actions mondiales. Et supposons que ce fonds impose des frais de gestion de 2,5 % annuellement.
Il faudra au minimum 7,5 % de rendement par année pour égaler les frais de gestion annuels et commencer à obtenir un profit. (Pour simplifier le calcul, nous ne tenons pas compte du fait que l’intérêt payé sur l’emprunt peut être déduit des revenus imposables et des gains en capitaux.) En résumé, si le placement rapporte 10 % pour une année, le profit net sera de 2,5 %, et si le rendement est négatif, à -10 %, vous devrez faire un rendement extraordinaire au terme de la deuxième année pour combler le fossé créé par le recul de votre placement, les intérêts et les frais de gestion.
Il est là, le danger de cette stratégie, c’est-à-dire dans la baisse soudaine des marchés boursiers, car lorsque les marchés chutent, l’impact sur vos investissements peut être catastrophique. La marge de manoeuvre qu’offre une telle pratique est mince et un recul du marché, particulièrement dans les premières années, ne fera qu’amplifier vos pertes.
Vous êtes en droit de vous poser la question suivante : «À qui profite cette pratique?» Ce type d’investissement s’adresse davantage aux personnes qui ont une grande tolérance au risque et qui jouissent d’une situation financière stable.
Il est compréhensible d’utiliser l’effet de levier dans l’immobilier parce que nous possédons généralement notre bien longtemps et que la jouissance associée à vivre sous un toit et à protéger sa famille est plus grande que celle de posséder un fonds commun de placement.
À moins que vous soyez un investisseur aguerri, l’effet de levier en Bourse est un mécanisme comportant des risques élevés. Vous devriez donc toujours être très prudent avant d’emprunter dans le but de gonfler vos revenus.
Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro7juin
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