17 mars 2010

L’économie canadienne semble plus saine que les économies des autres pays développés. Et selon le ministre Flaherty, la confiance des entreprises au Canada est beaucoup plus élevée qu’aux États-Unis.

«En terme relatif, notre économie se comporte très bien par rapport aux économies de nos concurrents. La situation budgétaire de notre gouvernement semble également très bonne. Franchement, nous sommes l’envie des États-Unis, le Royaume-Uni et d’autres économies occidentales développées», a déclaré M. Flaherty aux journalistes.

Il mentionne que la force du dollar canadien par rapport à la devise américaine pourrait aider les entreprises qui importent de la machinerie et des équipements à meilleur marché, même s’il nuit aux exportations.

Une démarche visant à éliminer tous les tarifs sur les matériaux utilisés par les fabricants, proposée dans le budget fédéral la semaine dernière, est également destinée aux redressements des entreprises suivant la récession, a-t-il dit.

Les dernières statistiques démontrent que l’emploi a progressé de 21 000 en février, de fortes hausses du travail à temps plein ayant été partiellement contrebalancées par le repli du travail à temps partiel. Le taux de chômage a légèrement fléchi pour se fixer à 8,2 % en février. En réaction à ces statistiques, les taux à court terme ont bondi. À en juger par les contrats à terme sur les acceptations bancaires de trois mois, le marché obligataire continue de prévoir que le Canada sera le prochain pays à augmenter son taux directeur.

Bref, malgré le fait qu’un déficit se situant à 3,5 % du PIB soit encore préoccupant, on constate que les chiffres du Canada sont favorables par rapport aux États-Unis (10,6 %) et à la Grèce à (14,6 %). Plus important encore, avec un ratio de la dette (nette) par rapport au PIB à 35 %, le Canada a beaucoup plus de marges de manœuvre que d’autres pays qui approchent les 100 %. 

(source : VMD)

15 mars 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 12 mars 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

• La confiance des consommateurs américains diminue encore aux États-Unis.
• États-Unis : les tempêtes semblent n’avoir aucunement affecté les ventes au détail.
• La balance commerciale s’améliore aux États-Unis et au Canada.
• Canada : la récupération du marché du travail se poursuit.
• La Banque du Canada laisse ses taux d’intérêt directeurs inchangés.
• Un an après le commencement du « bull market », les Bourses poursuivent leur remontée.
• La baisse du taux de chômage nuit aux obligations canadiennes.
• Le huard à un sommet de 20 mois.

 Source : Études économique Desjardins

8 mars 2010

Ce n’était pas une surprise de voir le gouvernement et le ministre Flaherty garder le cap sur le Plan d’action économique mis en place l’an dernier. Le gouvernment espère une relance qui sera suffisamment forte pour permettre à l’économie de poursuivre sa croissance de façon autonome.

Le gouvernement table sur un retour à l’équilibre dans environ 5 ans. D’ici 2014-2015, le gouvernment voit ses recettes atteindre 296 milliards. Une augmentation de 63 milliards sur les revenus réels de 2008-2009.  Ainsi le gouvernement, selon leur pronostic arriverait à un déficit de seulement 1.8 milliard sur une dette totale de 622 milliards.  En 2008-2009, la dette d’élevait à 463.7 milliards et le déficit 5.8 milliards.

Le plan d’action poursuit sa route et , bien sûr, ce budget comporte une multitude de programmes peu coûteux. Tous les budgets en comportent et ils sont nécessaires pour combler des besoins changeants de la population et du secteur des affaires. Pour ce qui est du retour graduel vers l’équilibre, les défis sont grands, surtout dans la recherche d’une plus grande efficacité de l’appareil gouvernemental. Cependant, pour l’instant, il y a peu de raisons de croire que l’objectif ne sera pas atteint.

Le gouvernement semble avoir réussi à répondre aux principales attentes des analystes et des marchés financiers. Le
plan de retour à l’équilibre s’est précisé avec des mesures d’économie qui seront de l’ordre de 17,6 milliards  au cours des cinq prochaines années. Les hypothèses formulées à propos des revenus sont plausibles.

Quant aux dépenses, si le gouvernement suit à la lettre les mesures d’économie suggérées dans le budget, il faudra admettre que le pari du retour graduel à l’équilibre budgétaire au cours des prochaines années aura été gagné. Cependant, il ne faut pas oublier que la dette fédérale calculée par les déficits accumulés s’élèvera alors à 622 milliards soit une augmentation de 36 % avant la crise financière.

Cette crise aura coûté cher aux Canadiens, et il faudra un jour ou l’autre établir un plan de remboursement ou de diminution de l’endettement au pays afin de conserver les acquis obtenus grâce à l’assainissement des finances publiques effectué avant la récession.

De plus, même si la situation économique s’est grandement améliorée et que les marchés financiers ont retrouvé un
rythme de fonctionnement plus normal, de nombreuses incertitudes demeurent. Le retour graduel à l’équilibre s’étend sur une longue période et plusieurs événements imprévus pourront survenir, d’autant plus que le  vieillissement de la population mettra davantage de pressions sur les finances publiques en général. La partie n’est pas gagnée. Cet environnement demandera encore des sacrifices pour la population canadienne et représente,sans aucun doute, pour plusieurs années un défi de taille!

Source : Études économique Desjardins

4 mars 2010

ist1_4878226-graphs-and-chartsEncore aujourd’hui, la perception de la situation économique des pays émergents diverge beaucoup de la réalité.  Plusieurs de ces pays ont fait des progrès impressionnants dans la dernière décennie et méritent l’attention des investisseurs qui recherchent une plus-value et une saine diversification pour leur portefeuille d’actions.

Lorsque l’on utilise le PIB sur la base des parités de pouvoir d’achat (PPA)*,  on constate que la Chine est supérieure au Japon, que l’Inde est supérieure à l’Allemagne et que la Russie est plus importante que le Royaume Unis.  De plus, on remarque que l’économie du Brésil est plus grande que celle de l’Italie et que celle du Mexique est plus grande que celle du Canada. Au total, les pays émergents représentent 50 % du PIB mondial (ajusté PPA).  À l’heure actuelle, dix pays émergents font partie intégrante du G20 (les vingt plus grandes économies du monde).

En terme de capitalisation boursière mondiale, les marchés boursiers émergents représentent maintenant 31 % des valeurs boursières mondiales.  Présentement, la capitalisation boursière des actions en Chine est supérieure à celle du Japon; la valeur boursière en Corée du Sud et Taiwan ensemble est supérieure à celle de l’Allemagne et celle du Brésil est supérieure à celle de l’Australie.  Depuis 2004, la cote part des dix plus grands pays émergents est passée de 11 % de la capitalisation boursière mondiale à 25 % aujourd’hui.  En même temps, leur volume de transactions a beaucoup augmenté, à titre d’exemple, au troisième trimestre, il s’est transigé plus d’actions sur la Bourse en Chine que sur la Bourse à New York.

À l’égard de la gouvernance des corporations situées dans les pays émergents, plusieurs investisseurs croient que les entreprises sont moins bien gérées.  Cette croyance est maintenant désuète, nous pouvons affirmer que les standards de gestion d’entreprise ont atteint ceux des pays développés.  Nous pouvons même penser que l’éthique des compagnies situées dans les pays développés est inférieure à celle des pays émergents,  pensons aux nombreux scandales tels que : Enron, Tyco et WorldCom.  De plus, dans les pays émergents, il est très rare de voir des dirigeants d’entreprise recevoir des compensations salariales exagérées qui frôlent le scandale.

Enfin, le jour est proche que nous cesserons de les appeler : pays émergents.  Entre temps, nous pouvons affirmer que les pays émergents ont émergé!

*Les PPA représentent les taux de conversion monétaire qui permettent des comparaisons internationales en volume du PIB en éliminant les différences de niveau des prix entre les pays.  Les PIB (ajusté selon PPA) sont calculés par le Fonds Monétaire Internationale et les données sont disponibles sur le site Global Finance : http://www.gfmag.com/

 
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