15 septembre 2009

Lors de notre dernier club de lecture notre ami Daniel Charron nous exposait sa plus récente lecture « Une brève histoire de l’avenir » de Jacques Attali. Ouvrage dans lequel l’auteur nous raconte sa vision de l’histoire des cinquante prochaines années.
Jacques Attali, est un économiste, écrivain et haut fonctionnaire français. Ancien conseiller de François Mitterrand et président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.
Excellent ouvrage qui couvre les grands traits de l’histoire de l’Homme de la préhistoire à aujourd’hui. Jacques Attali prédit même la fin de l’empire américain (le livre a été écrit en 2006 et avant la crise financière) et aborde les concepts de l’hyper conflit, l’hyper empire et l’hyper démocratie.

Je vous invite à consulter ce résumé du livre fait par Daniel Charron, Ph.D en économie et Vice-Président chez Octane

Aussi un magnifique reportage d’un peu plus d’une heure a été produit par ARTE France et réalisé par Pierre-Henry Salfati, que vous pourrez retrouvez facilement sur YouTube.
Sinon, je vous invite à voir cet extrait :

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9 septembre 2009

Le légendaire Warren Buffett essai toujours de respecter deux grands principes de l’investissement : «1- Ne jamais perdre d’argent  2- Ne jamais oublier le 1er principe…»

Certes, beaucoup de principes n’ont pas été respectés dans cette dernière crise, et ce, même pour l’investisseur le plus célèbre de la planète.

À 79 ans, M. Buffett complète sa pire année de sa longue et fructueuse carrière. À un certain moment pendant la crise, il affichait une perte sur papier de plus de 25 milliards de dollars US.  Cette débâcle lui a même fait perdre son titre de l’homme le plus riche au monde (son ami et partenaire de bridge, Bill Gates, lui enlevant ainsi l’honneur, selon le magazine Forbes.)

Et pourtant, très peu d’investisseurs ont su capitaliser sur cette crise comme l’a fait M. Buffett. Après avoir été consulté par le gouvernement américain pour sauver l’industrie financière du pays et après avoir recommandé ouvertement au public américain d’acheter des actions, M. Buffett s’est positionné pour profiter des chaos du marché et ainsi assurer son héritage comme l’un des plus grands investisseurs de tout les temps.

Pour le moment, tout semble  indiquer que M. Buffett a fait les bons investissements au bon moment et son rendement pourrait être très intéressant.  Il a investi des sommes monumentales dans la dernière année et cette crise pourrait donc lui permettre de laisser une dernière empreinte de marque sur son conglomérat, Berkshire Hathaway.

Par ailleurs, la reprise des marchés boursiers des 6 derniers mois a apporté un regain de confiance pour plusieurs investisseurs.  Mais pour M. Buffet, on dénote plutôt certains signes de prudence.  Vers la fin du 2e trimestre, les dernières données provenant de son conglomérat démontrent qu’il vend plus d’actions qu’il achète (selon Bloomberg).  En fait, ses achats d’actions ont baissé au plus bas niveau des 5 dernières années. 

Cette prudence pourrait simplement être le reflet d’un autre de ses grands principes que nous avons abordé dans le pire de la crise au mois de février dernier: «Soyez craintifs quand les autres sont avides, et avides quand les autres sont craintifs».

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4 septembre 2009
Cette semaine, notre chronique pose des questions à Hélène Bronsard, vice-présidente de Raymond Chabot gestion privée.  Nous avons demandé à Madame Bronsard si elle avait des conseils à donner aux épargnants de moins de 35 ans afin d’atteindre leurs objectifs financiers.   Madame Bronsard possède un baccalauréat en administration elle est spécialisé en finances et est membre de l’Ordre des administrateurs agréés du Québec.

1) Quelle serait le conseil financier le plus important que vous aimeriez donner au moins de 35 ans ? De faire extrêmement attention à l’endettement, utiliser la dette de façon intelligente (exemple actifs immobiliers ou pour fin d’éducation), éviter de s’endetter pour des biens de consommation. Une carte de crédit seulement avec assumassions du solde complet à payer à la fin de chaque mois. Avoir un petit fonds de réserve en tout temps.  J’insiste beaucoup sur ce fait car l’endettement est un fléau pour les jeunes qui aura de l’impact sur leurs choix de vie et limitera leur liberté.   

 2) Avez-vous des recommandations de lecture à nous faire part ?  L’ACEF (L’Association coopérative d’économie familiale), un organisme pan québécois organise des sessions de formation financière ouvert au grand public et sur différents thèmes. Ce n’est pas dispendieux et ce que j’en ai vu, très bien fait, très pratique.

3) Pensez vous que les rendements de demain, reflèterons les rendements historiques pour les différentes classes d’actifs ou bien la crise financière nous amènera sur des nouvelles moyennes ?  C’est une question très vaste et je ne suis pas en position de faire des prévisions toutefois ce qu’on ressent est que les marchés demeurent fragiles, toujours beaucoup de volatilité tant au niveau des secteurs et même des devises, que la créativité financière est à courte vue, que l’effet cascade des décisions semble avoir été négligé et même récompensé. Je ne sais pas si la crise financière nous amènera sur de nouvelles moyennes mais certainement qu’elle devrait inciter à plus de rigueur et de profondeur, l’ajout de nouveaux filtres d’évaluation devient évident. Je pense que les analystes doivent se pencher sérieusement sur  la question.

4) Quelles erreurs les jeunes épargnants devraient-ils éviter ?  Moins on a d’argent, moins on devrait prendre de risque… souvent c’est l’inverse qui est véhiculé sur le marché. On invite les jeunes à prendre plus de risques « parce qu’ils ont le temps de se refaire ». Le risque c’est quelque chose qui se mesure et ne se prend pas à l’aveuglette…peu importe l’âge. Par ailleurs, il y a différents types de risques. Prenez l’exemple, un(e) jeune qui démarre une entreprise prend un risque important mais habituellement il/elle connaît l’environnement dans lequel il/elle s’engage, il/elle l’a choisit avec les risques et concessions que cela implique. Par ailleurs, il/elle a un plan d’affaires, des budgets prévisionnels etc. etc. donc on reconnaît là un risque calculé et mesuré. Une autre erreur, loin d’être seulement des jeunes, est l’appât du gain. Il faut se double-méfier des bons tuyaux, de l’argent qui semble se faire facilement. Vous connaissez certainement  »Un mien vaut mieux que deux tu l’auras »        

5) Comment choisir son conseiller en placement ou des gestionnaires avec qui l’on se sentira confortable ?  Je suis très préoccupée actuellement par la protection du public et plus particulièrement le particulier, le petit investisseur. Je pense que le contexte actuel de fraudes et de conseillers malhonnêtes, d’erreurs de jugement de gestionnaires de nos fonds publics, de l’ingénierie financière de plus en plus audacieuse ont ébranlé la confiance dans les marchés et dans l’efficacité des contrôles de sécurité. Comment choisir un conseiller? Pas facile, une « enquête » s’impose:

- valider les licences détenues auprès de l’AMF 

- valider la garde des valeurs, elle est faite par qui ? 

- recevrez-vous deux rapports ? l’un du gardien des valeurs et l’autre de la personne conseil ? 

- avez-vous accès internet à votre compte chez le gardien de valeurs 

- avez-vous un mandat qui décrit bien la répartition entre les classes d’actifs, les bornes maximales, les critères de sélection et de qualité des titres

Enfin j’en profite pour mentionner que ce souci de protection du public est partagé par de nombreux organismes et que nous collaborons ensemble afin de mettre à jour des filtres qui permettront au public d’effectuer une sélection éclairée….en attendant il y a le service de surveillance de Raymond Chabot Grant Thornton.

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2 septembre 2009

La situation économique demeure favorable pour les marchés boursiers actuellement et devrait encourager les investisseurs, qui sont toujours sur les lignes de côté, à y participer graduellement.  Par contre, les dépenses des consommateurs américains deviendront essentielles dans les prochains mois pour maintenir un certain niveau de croissance économique et permettre aux marchés boursiers de passer à un autre niveau.

Les dernières données économiques ainsi que les derniers résultats des compagnies ont surpassés les attentes de plusieurs analystes.  De plus, la Réserve Fédérale a réitéré le fait qu’il n’y a pas d’urgence à procéder à des hausses de taux d’intérêt puisque l’économie a amplement d’espace pour croître sans pression inflationniste réelle. 

Malgré tout les signes positifs faisant surface, il demeure difficile de croire que les marchés boursiers pourront continuer leurs ascensions sans avoir de signes plus concrets d’une hausse soutenue des revenus de la part des compagnies.

Lorsqu’on analyse en profondeur les derniers résultats des compagnies, on remarque que les profits origines davantage d’une réduction de coûts plutôt que d’une hausse des revenus.  Or, il y a des limites auquel les compagnies peuvent réduire leurs coûts.   Celles-ci auront éventuellement besoin d’une hausse des revenus (dépenses des consommateurs) pour soutenir leurs marges de profits.

Les récentes données sur le comportement des consommateurs américains démontrent qu’en général, ceux-ci ne sont pas enclins à dépenser leurs surplus de revenus provenant des réductions d’impôts et des programmes de stimuli du gouvernement fédéral, préférant sans doute réduire leur niveau d’endettement… 

Par contre, une amélioration dans la confiance des consommateurs combiné à l’atteinte d’un certain plancher dans la perte de richesse des ménages offrent l’espoir qu’une reprise économique soutenu devrait se concrétiser graduellement.

Bref, l’incertitude demeure élevée mais une tendance économique favorable stipule qu’il faut demeurer investi dans les marchés boursiers pour profiter des prochaines hausses à l’horizon.

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