Six des dix pays qui ont enregistré la croissance la plus rapide au cours de la dernière décennie sont situés en Afrique.
Pendant cette période, l’économie africaine a souvent mieux fait que celle de l’est de l’Asie, incluant le Japon. Alors qu’un ralentissement sévit partout dans l’hémisphère nord, le Fonds monétaire international prévoit une progression de 6 % du PIB en Afrique, égale à celle de l’Asie.
Cet essor découle principalement de la forte demande de ressources, abondantes sur le continent africain. Le cuivre, l’or et le pétrole intéressent particulièrement la Chine, qui investit dans les infrastructures de l’Afrique, en plus d’y déplacer une partie de sa production, contribuant ainsi à la santé du secteur manufacturier. Le Brésil et l’Inde lui emboîtent maintenant le pas.
La démographie constitue un autre facteur positif. Dans la population africaine, qui dépasse le milliard, la proportion d’habitants en âge de travailler ne cesse d’augmenter par rapport au contingent de citoyens dépendants. Cette situation, analogue à celle que connaissait l’Asie encore récemment, favorise évidemment les affaires.
Cette imposante main-d’œuvre, qui maîtrise parfois plusieurs langues, pourrait faire de l’Afrique un leader dans le marché des centres d’appels, notamment. Il ne faudrait cependant pas négliger les difficultés auxquelles le continent fait face : la désertification, la déforestation, la famine et le sida. L’espérance de vie n’y dépasse guère 50 ans, et il existe un déséquilibre aigu dans la répartition de la richesse.
L’autocratie, la corruption et les conflits armés risquent de perdurer. Il n’en reste pas moins que l’Afrique pèsera de plus en plus lourd dans la balance économique mondiale.
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 10 février 2012 dans les marchés financiers et dans l’économie:
• Comme prévu, le déficit commercial américain s’est détérioré en décembre.
• La confiance des ménages américains a légèrement diminué en février.
• États-Unis : autre forte croissance du crédit à la consommation en décembre.
• Canada : les mises en chantier ont légèrement diminué en janvier.
• Canada : le solde du commerce de marchandises s’est de nouveau amélioré.
• Le pessimisme regagne le S&P 500; le S&P/TSX est miné par de mauvais résultats.
• L’offre obligataire importante a fait monter les taux jusqu’à vendredi.
• L’euro dépasse 1,33 $ US avant de retomber à cause des négociations qui achoppent en Grèce.
Source: Études Économiques Desjardins
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Talon d’Achille de l’économie américaine depuis la crise de 2008, l’immobilier enregistre au contraire une croissance impressionnante au Canada. Doit-on craindre une bulle? Une chose est sûre en tout cas, les maisons sont de moins en moins abordables.
Examinons trois facteurs de risque qui pèsent sur notre marché de l’immobilier. Tout d’abord, on observe une surévaluation des propriétés, de l’ordre de 20 % par rapport au PIB par habitant. Ce phénomène découle directement de la faiblesse persistante des taux d’intérêt.
Par ailleurs, une éventuelle détérioration de l’économie américaine aurait un impact négatif sur nos exportations et, par ricochet, sur l’emploi. Or, une augmentation du chômage entraînerait des défauts de paiement d’hypothèque.
Enfin, notre économie est largement tributaire du secteur des matières premières, qui a connu un boom ces 10 dernières années. Mais il pourrait en être autrement dans les mois et les années à venir, compte tenu de la morosité de l’environnement économique mondial (problème de la dette en Europe, ralentissement en Chine et reprise qui tarde aux États-Unis).
Certes, ces éléments pourraient provoquer un recul de l’immobilier chez nous, mais le prix des maisons resterait stable à moyen terme. Au Canada, contrairement à ce qui s’est produit chez nos voisins du Sud, les emplois perdus pendant la récession de 2008 ont été récupérés, et les salaires se sont même accrus. La stabilité de la main-d’œuvre est un gage de la santé de l’immobilier.
Autre bonne nouvelle : bien meilleure qu’aux États-Unis, la situation budgétaire du gouvernement fédéral lui permettrait d’intervenir au besoin et de soutenir les banques et la SCHL.
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 3 février 2012 dans les marchés financiers et dans l’économie:
• 2012 commence bien pour le marché du travail américain.
• États-Unis : les indices ISM ont augmenté en janvier.
• Canada : le PIB réel a reculé en novembre.
• Canada : l’emploi n’a progressé que faiblement en janvier.
• Après un début de semaine difficile, les Bourses terminent en hausse.
• Rebond des taux obligataires nord-américains.
• Le dollar canadien de retour à la parité.
Source: Études Économiques Desjardins
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