Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État?
L’Italie vit une crise classique de liquidité. Elle ne peut emprunter à un taux équitable à cause des spéculateurs qui s’empressent de vendre ses obligations dans la crainte d’un défaut imminent de paiement.
Normalement, le taux des obligations italiennes portant échéance de 10 ans devait être de 4 % ; or, la spéculation le fait grimper à près de 7 %.
Comment mesurer le risque d’insolvabilité d’un État? En théorie, deux facteurs suffisent à l’établir : le coût du service de la dette et le besoin de refinancement à l’étranger, les deux exprimés en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).
Lorsqu’on utilise cette grille d’évaluation, on constate que la Grèce est insolvable, mais pas l’Italie. En fait, à la lumière des données fondamentales, l’écart de rendement entre les obligations italiennes et allemandes (qui servent de référence) devrait avoisiner 2 %, au lieu d’atteindre 5 % comme c’est le cas actuellement.
On le voit : des spéculateurs peuvent pousser un pays à la faillite, sans que la réalité de sa dette le justifie.
Selon moi, le gouvernement italien et l’Union européenne vont annoncer sous peu des mesures visant à rassurer les marchés et à ramener les taux d’intérêt à l’intérieur d’une fourchette raisonnable. Sans quoi, la crise de liquidité pourrait en devenir une de solvabilité…
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 18 novembre 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:
• États-Unis : les ventes au détail et la production industrielle ont connu une assez bonne croissance en octobre.
• Les prix de l’essence ont fait diminuer l’indice américain des prix à la consommation.
• États-Unis : forte hausse de l’indicateur avancé en octobre.
• Canada : le taux annuel d’inflation totale descend à 2,9 %.
• Canada : les ventes des manufacturiers ont poursuivi leur rattrapage.
• Ni les technocrates ni les meilleures statistiques n’arrivent à relancer les Bourses.
• Les obligations européennes sous forte pression.
• Les tensions en Europe continuent de peser négativement sur l’euro.
Source: Études Économique Desjardins
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Au début de novembre, le fabricant d’appareils électroniques Olympus a admis avoir dissimulé pendant une vingtaine d’années des pertes importantes découlant d’acquisitions effectuées à des prix exagérés.
Dans les heures qui ont suivi ces révélations, le titre s’est effondré, reculant de plus de 30 %.
La nouvelle présidente de l’entreprise a pris des mesures immédiates pour améliorer la gouvernance et la transparence, et rassurer le marché.
Bien que ce ne soit pas le cas dans cette affaire, la loi de Benford aurait pu servir à percer à jour une malversation d’une telle envergure.
Utilisée en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde, cette loi sur les nombreux anormaux facilite la détection de fraudes financières et électorales, comme le rappelait récemment un article de The Economist.
Elle repose sur le postulat que, dans une série de données (comme les résultats d’une entreprise ou les cours boursiers), il y a davantage de probabilités de voir apparaître en premier lieu des nombres débutant par le chiffre 1 (30,1 %) que par le chiffre 9 (4,58 %).
Cette supposition est tout à fait raisonnable lorsqu’on pense aux ensembles appelés à croître de façon exponentielle, comme les ventes ou le chiffre d’affaires.
Une distribution statistique qui va à l’encontre de cette règle pourrait indiquer une manipulation ou une falsification.
Les investisseurs ne tolèrent plus les écarts comme ceux dont Olympus s’est révélée coupable. La loi de Benford peut concourir à rétablir leur confiance, nécessaire au bon fonctionnement du système. Pour les matheux que la chose intéresse, la suite de Fibonacci est conforme à la loi de Benford…
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Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 11 novembre 2011 dans les marchés financiers et dans l’économie:
• Étonnante amélioration de la balance commerciale américaine.
• États-Unis : rebond du crédit à la consommation en septembre.
• Canada : les mises en chantier sont demeurées relativement élevées en octobre.
• Canada : le solde commercial est revenu en territoire positif.
• Les Bourses paniquent devant la montée en flèche des taux italiens.
• Les risques en Europe maintiennent les taux obligataires à de bas niveaux.
• Passage éclair sous 1,35 $ US pour l’euro.
Source: Études Économiques Desjardins
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