3 septembre 2010

Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 3 septembre 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :

•États-Unis : avec 54 000 mises à pied, l’emploi fait mieux que les attentes en août.

•La confiance des consommateurs américains a progressé.

•L’ISM manufacturier est en légère hausse, mais l’ISM non manufacturier connaît une forte baisse.

•Canada : le PIB réel progresse de 2,0 % au deuxième trimestre de 2010.

•Les indices boursiers terminent la semaine en force.

•Remontée significative des taux obligataires.

•Repli du billet vert contre la plupart des principales devises.

source: Études Économiques Desjardins

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3 septembre 2010
Les pertes d’emplois s’accumulent depuis maintenant trois mois aux États-Unis, mais, encore une fois, ces reculs sont exclusivement dus aux mises à pied des travailleurs du recensement. Il reste toujours 82 000 employés liés à cette activité, mais ils devraient pratiquement tous perdre leur poste au cours du présent mois et en octobre. 

Les résultats du mois d’août sont meilleurs que ce qu’attendait le consensus des prévisionnistes. En fait, la baisse de 54 000 emplois représente environ la moitié des pertes appréhendées. De plus, les données du mois de juin et de juillet ont été révisées à la hausse. Avec les progressions de l’indice ISM manufacturier, publié jeudi, et de la confiance des consommateurs, mardi, les plus récentes nouvelles concernant l’économie américaine sont décidément plus encourageantes. 

La croissance de l’emploi privé demeure néanmoins lente. Le gain de 67 000 en août reste plus faible que celui de 107 000 effectué en juillet. La différence provient notamment d’un changement d’habitudes dans la mise à niveau saisonnière d’usines du secteur automobile. Ce dernier a gagné 22 300 en juillet pour en perdre 21 600 en août. La hausse de l’emploi privé reste aussi timide par rapport à celles enregistrées à la fin de l’hiver. De plus, certains secteurs, comme la construction résidentielle, le commerce de détail et le secteur financier recommencent à accumuler les pertes d’emplois. 

Implications: Le marché du travail a mieux fait en août que les attentes qui étaient passablement faibles. L’emploi dans le secteur privé continue de s’améliorer, mais la progression demeure lente, ce qui est compatible avec la croissance molle prévue pour l’économie américaine.

Source: Études Économiques Desjardins

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2 septembre 2010

Après deux mois de baisse qui ont, entre autres, exacerbé les inquiétudes concernant la vigueur de l’économie américaine, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board semble se stabiliser. Il rejoint ainsi l’indice de l’Université du Michigan qui a, lui aussi, connu une légère amélioration au cours du mois d’août. Ce gain a peut-être été amené par la baisse du prix de l’essence au cours des dernières semaines, qui a pu contrebalancer les mauvaises nouvelles provenant du marché du travail et de la Bourse. Il faut toutefois noter que cette hausse mensuelle ne parvient pas à porter l’indice total au-dessus du niveau enregistré en juin. S’il affiche une amélioration par rapport aux creux enregistrés il y a un an et demi, l’indice du Conference Board reste ainsi près des planchers atteints lors des récessions précédentes.

 Les prix des maisons existantes ont continué à augmenter en juin selon l’indice S&P/Case-Shiller. Pourtant, d’autres indices de prix montraient déjà certains signes de faiblesse au cours de ce mois. Il semble donc que le programme de crédit d’impôt a réussi à stimuler à la fois les ventes et les prix jusqu’à la fin du printemps. Toutefois, avec la chute des ventes en juillet et l’augmentation du ratio stock/ventes, on peut s’attendre à des baisses de prix au cours de l’été.

Implications : Les hausses mensuelles de la confiance en août et des prix des maisons en juin font figure de baume après une série de mauvaises nouvelles publiées récemment aux États-Unis. Toutefois, le faible niveau de l’indice du Conference Board tout comme les risques associés au marché immobilier font que les incertitudes demeurent bien en place.

Source:Études Économiques Desjardins

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30 août 2010
  • Il existe, en analyse technique, une théorie qui tend à prédire les krachs boursiers
  • Le présage d’Hindenburg tire son nom de l’écrasement du zeppelin allemand en 1937

Selon cette théorie basée sur l’observation statistique, lorsqu’au cours d’une même séance, au moins 2,2 % des actions atteignent un cours de Bourse au plus haut depuis 52 semaines et que 2,2 % d’un autre groupe de titres s’établissent en revanche à un cours plancher de 52 semaines, alors cela annonce un nouveau krach à Wall Street. Pour que le scénario soit validé, il faut cependant que cette configuration se reproduise dans les 40 jours qui suivent le premier signal. Et, selon les données historiques, lorsque les conditions correspondant au présage sont observées, il existe 75 % des chances que le marché recule de plus de 5 % dans les 40 jours suivants.

Cette configuration a précédé tous les krachs des 25 dernières années. Ce phénomène rare a été observé à la mi-août sur le New York Stock Exchange (NYSE), ce qui pourrait laisser présager que les conditions sont réunies pour un éventuel krach boursier.

 Est-ce que le présage se concrétisera? Le risque est que les investisseurs croient que cela est possible et qu’ils provoquent ainsi un mouvement de panique de vente dans les marchés boursiers sans qu’il y ait de changement fondamental dans l’économie. Sauf qu’avec l’efficience des marchés boursiers, cette théorie est normalement déjà connue et devrait refléter pleinement la valeur actuelle du marché.

Même si tout est possible à court terme, nous trouvons que la théorie «à contresens» a plus de poids, car cette méthode part du principe qu’une opinion est toujours le reflet d’une action passée et non une intention future. Par observation, un consensus trop fortement établi est très souvent pris à contre-pied. Warren Buffet nous rappelle que c’est lorsque personne ne veut acheter d’actions qu’il faut en acheter et qu’il faut les vendre quand tout le monde en veut.

Donc, selon la théorie du «contresens», et si on se fie à l’humeur maussade des investisseurs, le marché devrait monter dans les prochains mois et non s’écraser comme le zeppelin Hindenburg.

Qu’en pensez-vous?

Pour voir l’article original dans le journal Métro cliquez ici : journalmetro30août

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